Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Buena Vista Social Club


Allemagne / 1999

16.06.99
 



BUENA MUSICA





La première chose à laquelle on songe en sortant de la projection de Buena vista social club, c’est à acheter les disques enregistrés par le groupe. Tout simplement pour retrouver chez soi l’immense émotion que l’on ressent en écoutant les « super-abuelos », c’est à dire les super-grands-pères, du Buena vista social club. Cette musique là est magique. Non seulement parce qu’elle puise aux racines du son de Cuba et qu’elle séduit d’emblée par son authenticité, mais aussi et surtout parce qu’elle est interprétée par des monstres sacrés. Mais paradoxalement des monstres sacrés tombés dans l’oubli pendant plusieurs années et redécouvert depuis peu. Plus exactement à la faveur d’un enregistrement réalisé par Ry cooder en 1997. Et c’est ce même Ry Cooder, par ailleurs compositeur de la musique de deux films de Wim Wenders, Paris Texas et The End of Violence, qui a eu la merveilleuse idée de faire écouter l’enregistrement au réalisateur allemand. Wim Wenders est tout de suite devenu accro. Et à partir de là, il était bien décidé à accompagner Ry Cooder à La Havane dès que l’occasion se présenterait à nouveau. C’est comme cela que le film est né ou plutôt le « musicumentaire », un genre où musique, images et témoignages sont indissociables comme le voulait Wim Wenders : "Je ne pense pas qu’on puisse séparer la vie et l’histoire de ces gens de la musique elle-même. La musique est si riche et émouvante, remplie de l’expérience de toutes leurs vies qu’il est impossible de faire cette distinction", déclare-t-il dans le dossier de presse. Quand ils ne sont pas sur scène ou dans un studio d’enregistrement, Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzales et tous leurs compagnons acceptent volontiers d’être suivis par la caméra de Wim Wenders et de revenir sur leur histoire. Il faut entendre Compay Segundo dire que dès l’âge de 5 ans, il allumait déjà les cigares de sa grand-mère. Il faut voir Ruben Gonzales jouer du piano avec une ribambelle de petits rats de l’opéra autour le lui. Il faut partir à la découverte de New York avec Ibrahim Ferrer qui n’en revient pas d’être là. Si le but de Wim Wenders était non seulement de nous faire aimer la musique mais également ceux qui l’interprètent, il y est complètement parvenu.
 
anne sophie

 
 
 
 

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