Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Blast from the past


France / 1999

24.05.00
 



TOUT LE MONDE AIME EVE





"- Tout le monde divorce, tout le monde le sait!"

1961, Le magazine Life titre "How you can survive Fallout" avec des détails sur la construction de bunkers et une lettre du président Kennedy exprimant ses inquiétudes face à la bombe H. En 1962, à l'annonce de la crise des missiles de Cuba, la plupart des villes recevaient des centaines de demandes de permis de construire de bunkers par semaine. La plupart allaient permettre aux familles de vivre quelques jours tout au plus sous terre. En Virginie, on trouva un des abris les plus spacieux et luxueux. Heureusement aucun ne servit...
Blast from the past prend place justement en 1962 à Los Angeles. Monsieur Webber avait pris soin de construire la réplique exacte de sa maison, mais sous terre. Un Home sweet home sans le ciel. Adam leur fils, naîtra dans le bunker, un produit de l'ère atomique. Élevé dans cette maison sous-terraine, son père s'occupera de son éducation intellectuelle et sa mère s'attardera à lui apprendre les bonnes manières et la danse. En parallèle, au-dessus de leurs têtes, le monde n'a pas connu d'holocauste post-atomique, alors il change.
Bob Ziembicki, aussi producteur-designer de Boogie Nights, s'amuse en faisant évoluer le Malt Shop installé à la place de l'ancienne maison des Webber. Passant du fast-food "beach boys" genre American Graffiti à la disco punk, sans oublier le bar mal famé, le tout en musique. Un raccourci plutôt pessimiste et injuste sur le progrès. Une bande originale qui vous fera traverser 35 ans d'histoire américaine comme celle de Forrest Gump.
Un jour, les verrous se débloquent et Mr Webber, persuadé qu'il y a des survivants, prend son courage à deux mains et remonte à la surface. Nostalgie des années 60, notre monde en prend pour son grade. L'intra-terrestre se retrouve face à un travesti noir, un vidéoclub porno, des SDF... Bref de quoi le faire replonger pour 10 ans dans les profondeurs de la terre! Pourtant, c'est au tour de son fils de monter pour faire quelques emplettes. Adam, le gentleman naïf et profondément romantique, est lâché dans la ville. Brendan Fraser incarne ce Pierrot de la Lune un peu comme il avait joué George de la Jungle. Afin de s'imprégner des valeurs d'Adam, l'acteur a visionné des films et des shows des années 60 comme "My three Sons", "I love lucy" ("Tout le monde aime Lucy...!") ou encore "Dick Van Dyke". Une métamorphose plutôt réussi. Là haut il croise Eve, dynamique, intelligente, mignonne et cynique, une fille des années 90, quoi! Son meilleur ami, un webmaster accessoirement homosexuel (évidement!) et elle vont bouleversés la vie de Adam, à moins que ce ne soit le contraire...?
L'idée originale du scénario aurait pu être creusée un peu plus, notamment dans les anachronismes et les surprises d'Adam de découvrir ce nouveau monde. Au lieu de cela, on déplore que le scénariste nous serve une fin à l'eau de rose comme un gros gâteau à la crème. On gardera le souvenir d'une comédie gentillette, comme une sitcom des années 60. Et très agaçante avec sa morale wasp américaine.
 
alix

 
 
 
 

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