Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Wonderful Town


Thaïlande / 2007

05.05.2008
 



LES VAGUES BIEN VISIBLES





Film contemplatif (forme de pléonasme pour un film asiatique qui se veut esthétique) avec ses gros plans sur les vagues évoquant l'après- tsunami et ses plans larges sur les superbes paysages de Thaïlande. Cet endroit-là semble bien relaxant même apaisant malgré son aspect fantomatique.
Lieu de rencontre insolite pour deux êtres solitaires et sensibles qui vont se trouver et s'aimer. Certains passages comme la naissance de leur amour nous renvoie un peu au Chungking Express de Wong Kar-wai. L'influence est éloquente lorsqu'il s'agit de filmer les non dits.

Amour discret, pudique, tout en retrait et frustration, mais qui leur apporte tellement : Ton l'écorché vif qui traîne dans une grande maison dévastée par le tsunami, devient plus zen tandis que Na se « décoince » un peu. Incarnée par une comédienne impassible, c'est une femme tiraillée entre ses désirs et ses devoirs. Leur relation les revitalise. Au fil du temps, les amoureux s'émancipent et se font remarquer. On ne provoque pas impunément les traditions, sans risquer la tragédie.

Hélas, malgré toute cette beauté, tous ces sentiments, l'ennui nous gagne au point de ne pas voir venir le drame qui se noue pourtant devant nos yeux. L'intrigue divague et laisse cours à notre libre interprétation, si l'on veut s'y intéresser. On en ressort insatisfait, affamé. Après nous avoir autant aiguisé l'appétit, est-il possible que les images ne suffisent pas à nourrir le spectateur avide de sens?
 
Claire

 
 
 
 

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