Charlie's Country est le portrait réaliste d'un aborigène contemporain, perdu dans cette Australie qui lui refuse le droit de vivre selon ses traditions. Alors que le gouvernement australien songe à faire entrer les Aborigènes dans la constitution, en tant que premier peuple du pays, ce film, primé à Cannes, tombe à pic.



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Charlie's Country
Cino l'enfant qui traversa la montagne
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 (c) Ecran Noir 96 - 14


  



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Volt, star malgré lui (Bolt)


USA / 2008

04.02.2009
 



VOLT A DU CHIEN





« - tu t’es bien coincé la cafetière, hein mon gars ? »

Une décharge électrique pour le vieux studio Disney
La première scène du film nous colle littéralement au siège. On la croirait sortie des Indestructibles. Course-poursuite digne d’un bon film d’action, Volt s’ouvre sur un épisode de la série dont le chien est le héros et nous propulse dans un univers où la prouesse technique atteint des sommets (la 3D étant véritablement impressionnante). Une prologue puissance James Bond, haletant et virevoltant.
Disney marque alors un nouveau pas avec Volt. Là où auparavant la technique ne laissait pas de place à un scénario et des personnages dignes de ce nom (Bienvenue chez les Robinson ou Chicken Little), Disney allie désormais les deux et le résultat est des plus convaincants. Se rapprochant de la griffe Pixar, sans jamais l’égaler, Disney a trouvé, ce coup-ci, un petit plus chez Volt qui donne du peps au film. Le créateur de Toy Story, John Lasseter y est sans doute pour beaucoup. Même si, là encore, on retrouve surtout son goût pour les grandes histoires traditionnelles hollywoodiennes. La deuxième moitié du film ressemble à un road movie initiatique, faisant basculer une vedette en anonyme lambda misérable, comme dans Cars, sa dernière réalisation.

Des personnages qui ont du mordant
Côté scénario, celui-ci n’a rien d'original. Il semble même se calquer sur celui de The Truman Show. Un chien qui vit pour et par une série télé se retrouve tout à coup catapulté hors de son univers, atterrissant au cœur de la vraie vie. Adieu donc super ouaf, yeux laser et autres supers pouvoirs (le regard au laser est mortel)… mais bonjour amitié et autres bons sentiments que Volt rencontrera sur sa route qui le fera traverser les Etats-Unis d’est en ouest à la recherche de sa maîtresse, Penny.
Véritable odyssée, Volt retrouvera alors les vraies valeurs, celles qui sont essentielles, humaines. Le film se targue par ailleurs d’une petite critique de l’industrie hollywoodienne prête à tout pour arriver à ses fins et augmenter ses gains. Les requins du show-business ne réussissent pas toujours à dévorer les autres et peuvent se faire croquer à leur tour. Une petite graine déposée là pour germer dans l’esprit des enfants ? C'est en même temps la patte de Pixar qui laisse ici son empreinte : sans personnages attachants, sans parcours trépident, il n'y a pas d'émotion possible. Qu'on soit petit ou grand.
L’histoire reste donc certes classique mais n’en est pas moins touchante et allie de belle manière un rythme soutenu de nombreuses aventures avec le rire et l’émotion tout en laissant la part belle à des personnages hauts en couleurs.
Ceux-ci ne sont en effet pas en reste et sont, cette-fois ci, tout autant travaillés que la partie technique. Volt est un petit chien attendrissant et un brin naïf mais également courageux et loyal. Il a alors tout pour faire craquer les petits comme les plus grands. Mais ce sont surtout les personnages secondaires qui nous ravissent. La chatte, Mitaine, très douce derrière ses allures de chat des rues (new-yorkaises qui plus est), se révèle être l’amie parfaite, tendre et attentionnée, pour notre héros. Et chaque spectateur se souviendra forcément de Rhino le hamster. Petite bébête vivant dans sa boule et dans sa bulle, il n’y a guère que les pigeons écervelés –de la côte est comme de la côte ouest- (à qui Omar et Fred prêtent leurs voix) qui pourraient rivaliser de sens comique avec lui. Ce sont eux qui octroient au film son véritable deuxième souffle. Intelligemment travaillés et à l’humour subtil et recherché, ils donnent au film sa touche d’humour qui fait une grande partie de sa réussite.

Le petit chien qui découvre que le plus grand pouvoir est celui du cœur ne manque pas de nous émouvoir tandis que le hamster et les divers pigeons nous font vraiment rire et que la technique (encore plus pour ceux qui pourront voir la version 3D) nous en met plein les yeux. Alors on est encore loin de la beauté visuelle et du génie scénaristique de Wall-e ou de Ratatouille, mais Volt se défend tout de même bien, donnant ainsi un nouveau souffle à Disney…
 
morgane

 
 
 
 

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