Avec Etre vivant et le savoir, Alain Cavalier montre que l'art rend hommage à l'art, que le cinéma peut être un hommage grâce à l'image. Dialogue incessant entre le réel des vivants et les souvenirs d'une morte, le film est d'une poésie sublime.



11 fois Fatima
Amazing Grace
Charlotte a 17 ans
Cyrano et la petite valise
Etre vivant et le savoir
Face au vent
Greta
L'autre continent
L'enseignante
Le chant de la couleuvre
Les Particules
Lucie, après moi le déluge
Lune de miel
Ma
Men in Black International
Palmyre
Parasite
Permaculture
Roxane
Salauds de pauvres
Sillages
Un havre de paix
X-Men: Dark Phoenix
Zombi Child



90's
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra
Douleur et Gloire
Tous les Dieux du ciel



Le garçon qui dompta le vent
Triple frontière
Dumbo
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Rocketman
Sibyl
The Dead don't Die






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 69

 
Sword of the Stranger (Sutorejia: Mukô hadan)


Japon / 2009

27.05.2009
 



EPEES EPIQUES





"Je l'aurai"

Sword of the Stranger est un chambara (un wu xia pian en chinois, un film de sabre ). L’histoire se déroule durant l’époque Sengoku, l' époque des Provinces en Guerre, une période d'instabilité politique où les seigneurs faisait régner la loi du plus fort et où les trahisons étaient quotidiennes. C’est aussi une période où les relations - notamment commerciales- avec la Chine, s'intensifient .

Andô nous conte une belle histoire d'amitié mâtinée de combats. Le scénario - original - reprend les codes des films de samouraïs et mais fait référence aux westerns occidentaux. Ainsi, le personnage de Sans-Nom a des airs de Clint Eastwood . Il semble blasé, parle peu, est un brin antipathique et tue sans émotion à la manière d'un Dirty Harry. De son côté, Luo-Lang évoque par son physique le cowboy américain mais aussi les guerriers de la mythologie gréco-latine - ou les chevaliers - pour qui l'honneur et les combats comptent plus que la vie et les considérations géopolitiques. Sans-Nom est selon lui l’adversaire idéal, et on sent un mélange d'admiration et de sadisme dans le combat final (voire des illusions homo-érotiques avec leur sabre). Sans- nom et Luo-Lang sont des vieux de la vieille : il combattent à l'épée et sont tous les deux surpris par l'ajout du pistolet aux combats. Luo-Lang préfère ainsi trancher les deux bras de son infatigable et vieux chef, prêt à abattre Sans-Nom avec un fusil, pour pouvoir le combattre à l'ancienne, au sabre. Scène violente, choquante, mais qui fait rire (jaune , diront certains) avec les commentaires de Luo-Lang et du vieux chinois à la recherche de la vie éternelle.

La violence est réaliste mais ne constitue pas l'essentiel du récit : Avec cette routine précisément décrite, les personnages sont vraiment incarnés. La psychologie et les gestes réalistes contribuent à en faire un destin animé plus qu'un simple dessin animé.
On en prend donc plein les yeux dans les scènes d'actions (les âmes sensibles les fermeront peut-être),et on se régale dans les scènes plus contemplatives. Andô affirme d'ailleurs que son film est à voir plusieurs fois pour saisir certains détails et on le croit volontiers ce virtuose de l'animation. Prenons par exemple la scène du duel final sous la neige : c'est spectaculaire, vertigineux, virevoltant, d'une rapidité à couper le souffle. En 2D artisanale.
Ce perfectionnisme dans l'image se trouve aussi dans la bande son, jusque dans la langue. Dans un souci d'exactitude, les personnages parlent chinois.
De quoi prendre la relève d'un Miyazaki?
 
claire

 
 
 
 

haut