Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Kiss and Kill (Killers)


USA / 2010

23.06.2010
 



KISS KISS GANG BANG





«- Qui ne me veut pas mort ? »

Pour faire un film comme Mr & Mme Smith. Prenez deux stars en vogue, un réalisateur respecté, la métaphore sur le couple qui a besoin d’action pour passer un (sale) cap, ajoutez le synopsis de True Lies (et donc de La Totale), la trame de séries B come Pas de vacances pour les Blues et des dialogues façon A la poursuite du Diamant vert (le plagiat est autorisé : "just Jen" vient de "just Joan"). Mélangez le tout et ça donne Kiss & Kill.

Cette comédie de baisers et de flingues reste un divertissement respectable. Katherine Heigl se réserve les répliques caustiques quand Aston Kutcher ne résiste pas à s’exhiber abdos nus et à tirer dans tous les sens. Ce n’est ni James Bond ni Jason Bourne, mais il s’amuse avec ses joujous (son Français est cependant incompréhensible). Les seconds rôles ne sont pas en reste. Le couple de (beaux-)parents étouffants et surprotecteurs amènent ce qu’il faut de dérision. Même si les autres sont succincts et rarement détaillés, ils sont rapidement catalogués dans leur fonction…

Entre satire sur le film d’espionnage et portrait d’un couple bien sous tous rapports (même sexuels) qui doute de son avenir, Kiss & Kill va mixer les deux paramètres pour finir, sans surprises, dans une surenchère d’action. De quoi réunir un couple. Un peu d’aventure ça ne fait pas de mal. Bien sûr ça n’a pas la virtuosité de ses modèles. Même la maison, moins impressionnante, ne finit pas en lambeaux. C’est un cran en dessous à tous les niveaux. Cependant, quelques situations non dîtes (Heigl ne fait jamais d’aussi bons choix qu’en voiture) et la cupidité maladive de ces hypocrites voisins et amis malmènent les bons sentiments formatés. Avec son canevas freudien primitif (« une fille épouse son père »), le film s’avère plus plaisant que consistant.
 
vincy

 
 
 
 

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