Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Le monde de Narnia, chapitre 3 : l'odyssée du passeur d'aurores (The Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader)


USA / 2010

08.12.2010
 



LA FORCE EST EN NOUS





« Pour vaincre les ténèbres à l'extérieur, il vous faut vaincre les ténèbres en vous. »

Avec la fin d'année qui approche, on voit arriver le traditionnel lot de comédies-dramatiques qui réunissent parents et enfants devant un spectacle bien calibré. Le troisième épisode de la saga du monde de Narnia en fait partie. Cela fait deux ans que Le monde de Narnia : Le prince Caspien est sorti, film qui s'est révélé être un échec commercial international, malgré gros succès en France, et on retrouve ici plusieurs de ses personnages. Mais avec un nouveau studio à la barre.

Rappelons les faits rapidement : dans le deuxième volet, les quatre enfants Pevensie (Susan, Peter, Edmund et Lucy) étaient appelés à venir en aide aux Narniens, menacés par les désirs de conquête du Royaume de Telmarin. C’est à cette occasion qu’ils devenaient les nouveaux souverains du Royaume, aux côtés de leur ami Caspian, héritier légitime. Le happy-end teinté de mélancolie annonçait déjà la suite des aventures car les deux plus âgés de la fratrie, Susan et Peter, ayant achevé leur passage vers l'âge adulte, apprenaient qu’ils ne pourraient plus retourner à Narnia. Et c'est comme si on retrouvait de vieux amis.

Le troisième épisode cible bien son public. Même si la 3D se révèle une fois de plus très mal exploitée (on voit peu de différences avec une projection en 2D), les enfants sont embarqués à nouveau dans les aventures merveilleuses de Narnia avec un ressort dramatique intéressant : le cousin Eustache. Il est le rabat-joie de service, le « terrien » par excellence, qui ne croît pas à la magie, et qui va bien entendu finir par se laisser emporter par l'aventure. De plus, même si certains personnages ont disparu, les fans de la saga retrouvent Edmund, Lucy, Caspien, le lion Aslan, la souris Ripitchip, et tout l'imaginaire de Narnia. Enfin, comparé au deuxième épisode, l’Odyssée du passeur d’Aurore semble vouloir mettre en avant la valeur de la solidarité collective, plutôt que la croyance en un personnage semi-christique qui sauverait tout le monde. En effet, les héros sont à la fin tout joyeux d’avoir accompli leur mission, notamment car ils y sont arrivés ensemble. Le film revient à un message éminemment classique, mais incontestablement plus positif.

En outre, la trame de l'histoire tient le cap. Les héros doivent suivre tout un cheminement parsemé d'embûches avant d’arriver sur l'île du Mal et vaincre le dernier monstre. Les bons sentiments sont relayés par des points de morale chers à l'histoire de C. S. Lewis, tels qu'il ne faut pas succomber à la tentation (avec au passage le désir de beauté pour les filles et l'appât de la richesse pour les hommes), mais secourir ses amis et lutter contre le Mal. Vous l'aurez compris, l'histoire reste bon enfant et consensuelle (chaque obstacle ne met jamais très longtemps à être surmonté), mais elle ménage suffisamment d’action et d’humour pour assurer le spectacle.

Il y a donc fort à parier que la franchise renoue avec le succès, au moins auprès du public visé qui est de toute façon bien moins large que celui de son principal rival, Harry Potter. C’est probablement là la plus grande faiblesse du film, et de la saga en général, que de ne pas parvenir à s’extraire d’une tonalité relativement enfantine et à se démarquer de la concurrence. Ses principaux atouts ne se distinguent ainsi guère des autres : quête identitaire, passage vers l'âge adulte et omniprésence de la magie (ce qui du point de vue marketing marche très bien), si ce n’est que la morale chrétienne y est plus visible qu’ailleurs. Il y aussi l'exploitation d'un univers familier pour les spectateurs, ce qui fidélise bien l’audience sans vraiment révolutionner le genre... Toutefois, cet épisode n’échappe pas à la règle, et la fin du film annonce déjà le prochain, dont la sortie est prévue pour 2012. Or d’ici là, Harry Potter aura rangé sa tenue de sorcier…
 
Sarah

 
 
 
 

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