Viendra le feu a reçu le prix du jury Un certain regard. Le film d'Oliver Laxe laisse au spectateur toute liberté de se projeter dans le film pour y lire son propre rapport à la nature et ses propres obsessions face à la déliquescence du monde.



Ad Astra
D'un clandestin, l'autre
De sable et de feu
Edith en chemin vers son rêve
El Otro Cristobal
Kusama: Infinity
Les fleurs amères
Lucky Day
Ma folle semaine avec Tess
Nous le peuple
Portrait de la jeune fille en feu
Trois jours et une vie
Un jour de pluie à New York



Parasite
Toy Story 4
Le Roi Lion
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +
Fanny & Alexandre
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Les Voyages de Gulliver 3D (Gulliver s Travels)


USA / 2010

23.02.2011
 



Film suédé , naufrage et vraie galère...





"Je voulais un bracelet, pas une grosse bête poilue !"

Ce n'est pas la première fois que le livre de Jonathan Swift (écrit en 1721) est adapté sur les écrans (petit ou grand).

Mais cette fois-ci est peut-être celle de trop. En réalisant Les voyages de Gulliver sous la forme d'une comédie, Rob Letterman n'a pas forcément tiré le bon numéro. Tout cela à cause d'un scénario lourd et mal ficelé. L'histoire et le film paraissent au final longs et sans vraiment d'intérêt.

Une adaptation très libre voire carrément fantasque, au 21e siècle, pourquoi pas, mais avec des trucages et une réalisation réussis ! Ici on ne retient que les mésaventures de Gulliver (en fortement condensées, c'est à peine si on le voit aux prises avec les géants).

Seul avantage (?), la présence de Jack Black dans le rôle de Gulliver. Jack et son capital sympathie sauvent - un peu- le film grâce à ses pitreries et à sa performance. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il donne de sa personne et n'a pas peur du ridicule (il est même déguisé en petite fille par une géante). Il est tout simplement énorme ! Les fans de la première heure apprécieront donc ce côté grand enfant "geek" qui joue à la Guitar héro, fan de Star wars, et qui prend confiance en lui (parfois trop).

Certaines scènes passent (de justesse) et font sourire. Par exemple, lorsque Gulliver reprend une chanson du chanteur Prince ("Kiss") pour permettre à l'un de ses mini-amis, Horatio, de faire la cour à la princesse de Lilliput. La scène reste savoureuse, car ce Cyrano géant se cache derrière le château, sa voix est trop forte, et son discours peu adapté à la princesse royale. Et voilà qu' Horatio, qui parle un langage très châtié et emprunté, se retrouve à répéter des paroles "sexy" ! Autre bon moment, le home cinéma ou le baby foot humain. Horatio alias le comique Jason Segel (au demeurant bon acteur /scénariste) est totalement fade ici - c'est peut-être voulu, mais c'est dommage : son duo avec Black aurait pu être superbe .

D'une manière générale, Jack Black écrase, éclipse et phagocyte les autres acteurs (les belles Emily Blunt et Amanda Peet , les comiques Segel et Billy Connolly)... Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ? Black laisse éclater sa mégalomanie, est-ce pour imiter Gulliver ? Demi-dieu du film, on a l'impression qu'il fait ce qui lui plait. Tiens, si pour pallier au scénario, on finissait en chantant un bon vieux tube à la School of Rock? Mais pourquoi ces scènes pipi-caca : pluie de pisse pour éteindre un feu ou Lilliputien écrasé dans la raie des fesses de l'énorme bête (Jack Black) qui ne feront pas rire les spectateurs âgés de plus de 4 ans ?

Encore une fois, la 3D ne sert pas à grand chose. Les effets visuels ne sont pas aussi effarants qu'on aurait pu le penser : pour un film jouant sur les contrastes de taille, c'est un comble. Et surtout, ne cherchez pas d'allusions aux réflexions philosophiques de l'œuvre originale sur le pouvoir, l'humanité, la guerre... Elles sont restées dans le Triangle des Bermudes. Alors un conseil, (re)lisez l'œuvre de Swift qui vaut bien mieux que cette adaptation très lointaine.
 
Claire, Elodie

 
 
 
 

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