Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Adults in the Room
Amour-eux
And then We Danced
Furie
J'ai perdu mon corps
L'audition
L'instant infini
La belle époque
le char et l'olivier
Le monde animé de Grimault
Le voyage dans la lune
Le voyage du pèlerin
Midway
Place des victoires
Princes et vagabonds
Une Colonie
Vitis Prohibita



Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Les hirondelles de Kaboul
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand






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Les Voyages de Gulliver 3D (Gulliver s Travels)


USA / 2010

23.02.2011
 



Film suédé , naufrage et vraie galère...





"Je voulais un bracelet, pas une grosse bête poilue !"

Ce n'est pas la première fois que le livre de Jonathan Swift (écrit en 1721) est adapté sur les écrans (petit ou grand).

Mais cette fois-ci est peut-être celle de trop. En réalisant Les voyages de Gulliver sous la forme d'une comédie, Rob Letterman n'a pas forcément tiré le bon numéro. Tout cela à cause d'un scénario lourd et mal ficelé. L'histoire et le film paraissent au final longs et sans vraiment d'intérêt.

Une adaptation très libre voire carrément fantasque, au 21e siècle, pourquoi pas, mais avec des trucages et une réalisation réussis ! Ici on ne retient que les mésaventures de Gulliver (en fortement condensées, c'est à peine si on le voit aux prises avec les géants).

Seul avantage (?), la présence de Jack Black dans le rôle de Gulliver. Jack et son capital sympathie sauvent - un peu- le film grâce à ses pitreries et à sa performance. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il donne de sa personne et n'a pas peur du ridicule (il est même déguisé en petite fille par une géante). Il est tout simplement énorme ! Les fans de la première heure apprécieront donc ce côté grand enfant "geek" qui joue à la Guitar héro, fan de Star wars, et qui prend confiance en lui (parfois trop).

Certaines scènes passent (de justesse) et font sourire. Par exemple, lorsque Gulliver reprend une chanson du chanteur Prince ("Kiss") pour permettre à l'un de ses mini-amis, Horatio, de faire la cour à la princesse de Lilliput. La scène reste savoureuse, car ce Cyrano géant se cache derrière le château, sa voix est trop forte, et son discours peu adapté à la princesse royale. Et voilà qu' Horatio, qui parle un langage très châtié et emprunté, se retrouve à répéter des paroles "sexy" ! Autre bon moment, le home cinéma ou le baby foot humain. Horatio alias le comique Jason Segel (au demeurant bon acteur /scénariste) est totalement fade ici - c'est peut-être voulu, mais c'est dommage : son duo avec Black aurait pu être superbe .

D'une manière générale, Jack Black écrase, éclipse et phagocyte les autres acteurs (les belles Emily Blunt et Amanda Peet , les comiques Segel et Billy Connolly)... Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ? Black laisse éclater sa mégalomanie, est-ce pour imiter Gulliver ? Demi-dieu du film, on a l'impression qu'il fait ce qui lui plait. Tiens, si pour pallier au scénario, on finissait en chantant un bon vieux tube à la School of Rock? Mais pourquoi ces scènes pipi-caca : pluie de pisse pour éteindre un feu ou Lilliputien écrasé dans la raie des fesses de l'énorme bête (Jack Black) qui ne feront pas rire les spectateurs âgés de plus de 4 ans ?

Encore une fois, la 3D ne sert pas à grand chose. Les effets visuels ne sont pas aussi effarants qu'on aurait pu le penser : pour un film jouant sur les contrastes de taille, c'est un comble. Et surtout, ne cherchez pas d'allusions aux réflexions philosophiques de l'œuvre originale sur le pouvoir, l'humanité, la guerre... Elles sont restées dans le Triangle des Bermudes. Alors un conseil, (re)lisez l'œuvre de Swift qui vaut bien mieux que cette adaptation très lointaine.
 
Claire, Elodie

 
 
 
 

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