Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 28

 
Guinevere


USA / 1999

15.03.00
 



CLICHES CHICS





"- Tu es technophobe!"

Un scénario léger; une histoire revue et à peine corrigée ; de clichés en clichés, Audrey Welles nous promène dans un monde caricatural, sans aspérités, presqu'insipide. S'il n'y avait l'étrange visage de Sarah Polley (qui a du mal à nous faire comprendre l'évolution de son personnage) et la performance "de rigueur" de Stephen Rea, on se demanderait presque pourquoi ce film a autant charmé les festivaliers de Sundance.
Le vrai, et seul, mérite de ce film (qui n'a rien à voir avec Lancelot du lac) est de nous montrer une histoire d'amour crédible entre un homme d'âge mûr et une jeune nymphette. Une relation "may-september" comme disent les Américains. Cela nous change des standrats imposés par Hollywood, et les meilleurs moments sont justement lors de la réaction des gens face à cette différence d'âge.
Pour le reste, Audrey Wells nous a concocté une recette déjà goûtée, inutilement dramatique (la fin est pathétique), où les personnages sont sans nuances. Jean Smart nous la joue tellement "Kathleen Turner" qu'on rigole de sa performance involontairement parodique.
Guinevere, surnom d'Harper donc, vit les aléas de sa première relation amoureuse, pleine de surprises, de rêves - le milieu de l'art, les cafés enfumés, les achats en librairie -, de douleurs et d'amertume (il boit, il est infidèle, il n'a pas de fric). Elle va devenir une personne qui a confiance en elle, elle va finir par exister pour et par elle-même, tandis que le looser sera évidemment, pitoyablement, aimablement banni.
La musique fait penser à Titanic. Pire, Wells nous ressort des images éculées (la jeune amoureuse, le coeur brisé, qui repasse dans tous les endroits pleins de beaux souvenirs, snif...). bref, on comprend que la scénariste de The Truth about cats and Dogs ait écrit ce script - les thèmes sont les mêmes -, mais là pour le coup, il aurait fallu une caméra moins complaisante, plus alerte, et en tout cas plus passionnée.
Ce qu'on regrette, aussi, c'est qu'elle ne répond pas à la question qu'elle pose dans chacun de ses scénarii superficiels et légers : est-ce que c'est de l'amour ou simplement une façon de faire exister quelqu'un???
 
vincy

 
 
 
 

haut