Foxcatcher a glané quelques nominations aux Oscars, dont une pour Bennett Miller, déjà primé pour sa mise en scène à Cannes. Du catch, de la sueur mais surtout une tragédie autour d'un triangle "amoureux" et ambitieux.



108 Rois-démons
Charlie Mortdecai
Cops les forces du désordre
Discount
Disparue en hiver
Foxcatcher
La magie Karel Zeman
La sonate des spectres
Lea, un ange dans la maison
Listen Up Philip
Marussia
Rendez-vous à Atlit
Someone You love
Tak3n (Taken 3)
Une merveilleuse histoire du temps
Vivre autrement



Still the Water
Mommy
Gone girl
Night Call
Mr. Turner
White God
Le chant de la mer
Timbuktu
Juillet de sang
Whiplash
L'affaire SK1
My Two Daddies
Bébé Tigre
Les nouveaux sauvages



Interstellar
Hunger Games: La révolte - 1ère partie
Astérix et le Domaine des Dieux
Iranien
La French
Les Héritiers
Praia do Futuro
Paddington
Ceci est mon corps
Le Hobbit: La bataille des cinq armées
Nos enfants
Qu’Allah bénisse la France
Amours cannibales
Charlie's Country
Coming home
Dumb & Dumber De
La famille Bélier
Le temps des aveux
Terre battue
Les Pingouins de Madagascar
Captives
Hard Day
Invincible
L'affaire SK1
La rançon de la gloire
My Two Daddies
Queen and Country
A girl walks alone at night
Alda et Maria
Joker
Les souvenirs
The Smell of Us
Wild






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Les enfants loups, Ame & Yuki (Ookami kodomo no Ame to Yuki)


Japon / 2012

29.08.2012
 



LE ROYAUME DES LOUPS





"- Je n'ai pas peur pour eux"

Avec Les enfants loups, Mamoru Hosoda s'intronise héritier d'Hayao Miyazaki. Le film dégage la même poésie et une intensité dramatique similaire de celle des oeuvres du Maître de l'animation nippone. Ayant créer son propre studio, Hosoda est, sur le papier, davantage un rival de l'école Ghibli. Pourtant, avec ce film, on voit surtout la filiation directe. Les enfants loups, avec son onirisme et sa fable animalière, emprunte autant aux contes à dormir debout (les loups-garous) qu'à un réalisme social surprenant pour un film d'animation (une veuve, mère monoparentale de deux enfants "différents"). Il mêle avec grâce l'épique et l'intime.

Après un prologue où le bonheur n'est finalement qu'un moment fugace dont il faut savoir profiter, l'histoire nous emporte dans une fuite en avant, un exode vers un Japon atemporel, où la nature apprivoise l'homme, et non l'inverse. Fable écologique en apparence, le dessin animé est avant tout une initiation de deux enfants, qui vont devoir choisir leur destin.

Le film prend toute sa vitalité dans cet aspect dramatique : une fille sauvageonne qui cherche à tout prix à s'intégrer et un gamin craintif qui va se révéler au contact d'un substitut de père. En parallèle, le scénario nous embarque pour une aventure qui n'a rien de drôle, mais qui ne manque pas de moments cocasses ou absurdes, ni d'événements permettant de garder un rythme toujours juste. A ce titre, le final climatique et tragique, au sens propre un "climax", n'est pas sans rappelé celui de Ponyo. Tout comme les paysages montagneux et les loups font écho à Princesse Mononoke. L'ombre de Myazaki pèse indéniablement sur le film mais, celui-ci s'en distingue autrement.

Car à travers quelques séquences, le récit s'emballe et se singularise : grâce à une partition musicale sublime, de longues scènes se muent en opéra où seule les images et la musique coexistent dans un enchaînement de sensations, passant de la joie à la peur, de l'extase à l'effroi. Le travail du son n'est pas le seul atout brillant de cette oeuvre. Pourtant, il faut reconnaître qu'à certains moments, l'alternance du bruit (comme la pluie se fondant dans le silence) nous serre la gorge d'émotions.

Saisissant de richesses, assumant complètement son aspect dramatique et social tout en se focalisant sur les enfants/louveteaux, Les enfants loups, entre suspens familial et ode à la différence, nous éblouit par sa finesse psychologique et son naturalisme jamais forcé. La fin se révèle poignante. Les enfants loups, film parmi les plus inspirés de ces derniers mois, mérite la reconnaissance des cinéphiles et de ceux qui apprécient Myiazaki.
 
vincy

 
 
 
 

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