Felicidad est une comédie douce amère argentine sur les rapports amoureux et les liens amicaux autour d'un homme qui a disparu. Daniel Burman s'interroge ainsi sur la trahison et la fidélité dans une société qui refuse l'audace et le rêve.



Canailles connection
Chef
Chemin de croix
Et (beaucoup) plus si affinités
Felicidad
Felix et les loups
Fidai
Fièvres
Fils de
Gimme Shelter
John Wick
Les filles d'Eve et du serpent
Que ta joie demeure
The Giver - Le passeur
The November Man
Vie sauvage



Under the skin
Boyhood
Maestro
The Raid 2: Berandal
Les combattants
L'enlèvement de Michel Houellebecq
3 coeurs
Refroidis
Still the Water
Mommy
Le garçon et le monde
Gone girl



Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
Lucy
Winter Sleep
Les Gardiens de la Galaxie
Party Girl
Hippocrate
Gemma Bovery
Shirley, un voyage dans la peinture d'Edward Hopper
Pride
Sin City: j'ai tué pour elle
Un homme très recherché
Avant d'aller dormir
Elle l’adore
I Origins
Leviathan
Saint Laurent
Bodybuilder
Equalizer
Tu veux ou tu veux pas
The Tribe
Casse
Lou! Journal infime
Le Labyrinthe
Samba
Les Boxtrolls
Lilting ou la délicatesse
White Bird
Bande de filles
Fury
Magic in the Moonlight






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Les enfants loups, Ame & Yuki (Ookami kodomo no Ame to Yuki)


Japon / 2012

29.08.2012
 



LE ROYAUME DES LOUPS





"- Je n'ai pas peur pour eux"

Avec Les enfants loups, Mamoru Hosoda s'intronise héritier d'Hayao Miyazaki. Le film dégage la même poésie et une intensité dramatique similaire de celle des oeuvres du Maître de l'animation nippone. Ayant créer son propre studio, Hosoda est, sur le papier, davantage un rival de l'école Ghibli. Pourtant, avec ce film, on voit surtout la filiation directe. Les enfants loups, avec son onirisme et sa fable animalière, emprunte autant aux contes à dormir debout (les loups-garous) qu'à un réalisme social surprenant pour un film d'animation (une veuve, mère monoparentale de deux enfants "différents"). Il mêle avec grâce l'épique et l'intime.

Après un prologue où le bonheur n'est finalement qu'un moment fugace dont il faut savoir profiter, l'histoire nous emporte dans une fuite en avant, un exode vers un Japon atemporel, où la nature apprivoise l'homme, et non l'inverse. Fable écologique en apparence, le dessin animé est avant tout une initiation de deux enfants, qui vont devoir choisir leur destin.

Le film prend toute sa vitalité dans cet aspect dramatique : une fille sauvageonne qui cherche à tout prix à s'intégrer et un gamin craintif qui va se révéler au contact d'un substitut de père. En parallèle, le scénario nous embarque pour une aventure qui n'a rien de drôle, mais qui ne manque pas de moments cocasses ou absurdes, ni d'événements permettant de garder un rythme toujours juste. A ce titre, le final climatique et tragique, au sens propre un "climax", n'est pas sans rappelé celui de Ponyo. Tout comme les paysages montagneux et les loups font écho à Princesse Mononoke. L'ombre de Myazaki pèse indéniablement sur le film mais, celui-ci s'en distingue autrement.

Car à travers quelques séquences, le récit s'emballe et se singularise : grâce à une partition musicale sublime, de longues scènes se muent en opéra où seule les images et la musique coexistent dans un enchaînement de sensations, passant de la joie à la peur, de l'extase à l'effroi. Le travail du son n'est pas le seul atout brillant de cette oeuvre. Pourtant, il faut reconnaître qu'à certains moments, l'alternance du bruit (comme la pluie se fondant dans le silence) nous serre la gorge d'émotions.

Saisissant de richesses, assumant complètement son aspect dramatique et social tout en se focalisant sur les enfants/louveteaux, Les enfants loups, entre suspens familial et ode à la différence, nous éblouit par sa finesse psychologique et son naturalisme jamais forcé. La fin se révèle poignante. Les enfants loups, film parmi les plus inspirés de ces derniers mois, mérite la reconnaissance des cinéphiles et de ceux qui apprécient Myiazaki.
 
vincy

 
 
 
 

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