Avec La belle saison, Catherine Corsini passe un peu à côté de la chronique du mouvement féministe, de ses luttes et de ses conquêtes, mais elle raconte une histoire d'amour sensuelle entre des personnages qui sonnent justes.



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La belle saison
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Les enfants loups, Ame & Yuki (Ookami kodomo no Ame to Yuki)


Japon / 2012

29.08.2012
 



LE ROYAUME DES LOUPS





"- Je n'ai pas peur pour eux"

Avec Les enfants loups, Mamoru Hosoda s'intronise héritier d'Hayao Miyazaki. Le film dégage la même poésie et une intensité dramatique similaire de celle des oeuvres du Maître de l'animation nippone. Ayant créer son propre studio, Hosoda est, sur le papier, davantage un rival de l'école Ghibli. Pourtant, avec ce film, on voit surtout la filiation directe. Les enfants loups, avec son onirisme et sa fable animalière, emprunte autant aux contes à dormir debout (les loups-garous) qu'à un réalisme social surprenant pour un film d'animation (une veuve, mère monoparentale de deux enfants "différents"). Il mêle avec grâce l'épique et l'intime.

Après un prologue où le bonheur n'est finalement qu'un moment fugace dont il faut savoir profiter, l'histoire nous emporte dans une fuite en avant, un exode vers un Japon atemporel, où la nature apprivoise l'homme, et non l'inverse. Fable écologique en apparence, le dessin animé est avant tout une initiation de deux enfants, qui vont devoir choisir leur destin.

Le film prend toute sa vitalité dans cet aspect dramatique : une fille sauvageonne qui cherche à tout prix à s'intégrer et un gamin craintif qui va se révéler au contact d'un substitut de père. En parallèle, le scénario nous embarque pour une aventure qui n'a rien de drôle, mais qui ne manque pas de moments cocasses ou absurdes, ni d'événements permettant de garder un rythme toujours juste. A ce titre, le final climatique et tragique, au sens propre un "climax", n'est pas sans rappelé celui de Ponyo. Tout comme les paysages montagneux et les loups font écho à Princesse Mononoke. L'ombre de Myazaki pèse indéniablement sur le film mais, celui-ci s'en distingue autrement.

Car à travers quelques séquences, le récit s'emballe et se singularise : grâce à une partition musicale sublime, de longues scènes se muent en opéra où seule les images et la musique coexistent dans un enchaînement de sensations, passant de la joie à la peur, de l'extase à l'effroi. Le travail du son n'est pas le seul atout brillant de cette oeuvre. Pourtant, il faut reconnaître qu'à certains moments, l'alternance du bruit (comme la pluie se fondant dans le silence) nous serre la gorge d'émotions.

Saisissant de richesses, assumant complètement son aspect dramatique et social tout en se focalisant sur les enfants/louveteaux, Les enfants loups, entre suspens familial et ode à la différence, nous éblouit par sa finesse psychologique et son naturalisme jamais forcé. La fin se révèle poignante. Les enfants loups, film parmi les plus inspirés de ces derniers mois, mérite la reconnaissance des cinéphiles et de ceux qui apprécient Myiazaki.
 
vincy

 
 
 
 

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