Jamais contente, adaptation de la trilogie de Marie Desplechin (la sœur de) par Emilie Deleuze, affronte l'adolescence sans ménagement. Avec son héroïne réjouissance, un scénario ciselé, le film déjoue les attentes et rend plutôt content.



Born to be Blue
Dalida
Entre les frontières
Harmonium
Jamais contente
La Grande Muraille
La mécanique de l'ombre
La reine Garçon
Ouvert la nuit
Power to Change
The Birth of a Nation
The Fits
The Last face
Un jour mon prince
Wanderlust



Ma vie de Courgette
Mademoiselle
Tu ne tueras point
L'ornithologue
Papa ou maman 2
Premier contact
Go Home
La jeune fille sans mains
Manchester by the Sea
Rogue One : A Star Wars Story
Your name
Neruda



Doctor Strange
Moi, Daniel Blake
Le client
Les Animaux Fantastiques
Alliés
La fille de Brest
Louise en hiver
Ma' Rosa
Sausage Party
Sully
Vaiana, la légende du bout du monde
Wolf and sheep
À Jamais
Absolutely Fabulous: Le Film
Baccalaureat
Carole Matthieu
Demain tout commence
Personal Shopper
Louise en hiver
Assassin's Creed
Avant le déluge
Beauté cachée
Paterson
Souvenir
American Pastoral
Hedi, un vent de liberté
L'Ami (François d'Assises et ses frères)
Le Fondateur
Passengers
La vallée des loups
Nocturnal Animals
Quelques minutes après minuit






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Les enfants loups, Ame & Yuki (Ookami kodomo no Ame to Yuki)


Japon / 2012

29.08.2012
 



LE ROYAUME DES LOUPS

Le livre Bye Bye Bahia



"- Je n'ai pas peur pour eux"

Avec Les enfants loups, Mamoru Hosoda s'intronise héritier d'Hayao Miyazaki. Le film dégage la même poésie et une intensité dramatique similaire de celle des oeuvres du Maître de l'animation nippone. Ayant créer son propre studio, Hosoda est, sur le papier, davantage un rival de l'école Ghibli. Pourtant, avec ce film, on voit surtout la filiation directe. Les enfants loups, avec son onirisme et sa fable animalière, emprunte autant aux contes à dormir debout (les loups-garous) qu'à un réalisme social surprenant pour un film d'animation (une veuve, mère monoparentale de deux enfants "différents"). Il mêle avec grâce l'épique et l'intime.

Après un prologue où le bonheur n'est finalement qu'un moment fugace dont il faut savoir profiter, l'histoire nous emporte dans une fuite en avant, un exode vers un Japon atemporel, où la nature apprivoise l'homme, et non l'inverse. Fable écologique en apparence, le dessin animé est avant tout une initiation de deux enfants, qui vont devoir choisir leur destin.

Le film prend toute sa vitalité dans cet aspect dramatique : une fille sauvageonne qui cherche à tout prix à s'intégrer et un gamin craintif qui va se révéler au contact d'un substitut de père. En parallèle, le scénario nous embarque pour une aventure qui n'a rien de drôle, mais qui ne manque pas de moments cocasses ou absurdes, ni d'événements permettant de garder un rythme toujours juste. A ce titre, le final climatique et tragique, au sens propre un "climax", n'est pas sans rappelé celui de Ponyo. Tout comme les paysages montagneux et les loups font écho à Princesse Mononoke. L'ombre de Myazaki pèse indéniablement sur le film mais, celui-ci s'en distingue autrement.

Car à travers quelques séquences, le récit s'emballe et se singularise : grâce à une partition musicale sublime, de longues scènes se muent en opéra où seule les images et la musique coexistent dans un enchaînement de sensations, passant de la joie à la peur, de l'extase à l'effroi. Le travail du son n'est pas le seul atout brillant de cette oeuvre. Pourtant, il faut reconnaître qu'à certains moments, l'alternance du bruit (comme la pluie se fondant dans le silence) nous serre la gorge d'émotions.

Saisissant de richesses, assumant complètement son aspect dramatique et social tout en se focalisant sur les enfants/louveteaux, Les enfants loups, entre suspens familial et ode à la différence, nous éblouit par sa finesse psychologique et son naturalisme jamais forcé. La fin se révèle poignante. Les enfants loups, film parmi les plus inspirés de ces derniers mois, mérite la reconnaissance des cinéphiles et de ceux qui apprécient Myiazaki.
 
vincy

 
 
 
 

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