Black Panther est peut-être le meilleur film Marvel depuis la création de l'univers (de la marque). Et c'est aussi un changement d'ère avec un casting noir, un cinéaste afro-américain, et un sujet hyper-politique. Outre ses qualités, les grosses recettes attendues vont permettre, comme pour Wonder Woman, de prouver qu'un blockbuster n'est pas une affaire de mâles blancs.



4 histoires fantastiques
Belle et Sébastien 3
Black Panther
Bravo Virtuose
Finding Phong
Krank
L'apparition
L'étrange forêt de Bert et Joséphine
La princesse des glaces
Le retour du héros
Phantom Thread
Un jour, ça ira
Wajib, l'invitation au mariage



Un homme intègre
Seule la terre
A Ghost Story
Drôles de petites bêtes
Le crime de l'Orient-Express
Seule sur la plage la nuit
3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance
Alice Comedies, volume 2
La douleur
Pentagon Papers
Gaspard va au mariage
England is mine
Human Flow
Jusqu'à la garde



Coco
Les Gardiennes
L'échange des princesses
L'échappée belle
La cordillera
La Promesse de l'aube
Les heures sombres
Maria by Callas
Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi
Tharlo, le berger tibétain
The Florida Project
Wonder
Tout l'argent du monde
Downsizing
Si tu voyais son coeur
Vers la lumière
In the fade
Last flag flying
Fortunata
Hannah
The Greatest Showman
Centaure
L'insulte
Non
Une saison en France
Wonder Wheel
Agatha, ma voisine détective
Cinquante nuances plus claires
Cro Man
Le Labyrinthe: Le remède mortel
Vivir y otras ficciones






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 4

 
Les enfants loups, Ame & Yuki (Ookami kodomo no Ame to Yuki)


Japon / 2012

29.08.2012
 



LE ROYAUME DES LOUPS





"- Je n'ai pas peur pour eux"

Avec Les enfants loups, Mamoru Hosoda s'intronise héritier d'Hayao Miyazaki. Le film dégage la même poésie et une intensité dramatique similaire de celle des oeuvres du Maître de l'animation nippone. Ayant créer son propre studio, Hosoda est, sur le papier, davantage un rival de l'école Ghibli. Pourtant, avec ce film, on voit surtout la filiation directe. Les enfants loups, avec son onirisme et sa fable animalière, emprunte autant aux contes à dormir debout (les loups-garous) qu'à un réalisme social surprenant pour un film d'animation (une veuve, mère monoparentale de deux enfants "différents"). Il mêle avec grâce l'épique et l'intime.

Après un prologue où le bonheur n'est finalement qu'un moment fugace dont il faut savoir profiter, l'histoire nous emporte dans une fuite en avant, un exode vers un Japon atemporel, où la nature apprivoise l'homme, et non l'inverse. Fable écologique en apparence, le dessin animé est avant tout une initiation de deux enfants, qui vont devoir choisir leur destin.

Le film prend toute sa vitalité dans cet aspect dramatique : une fille sauvageonne qui cherche à tout prix à s'intégrer et un gamin craintif qui va se révéler au contact d'un substitut de père. En parallèle, le scénario nous embarque pour une aventure qui n'a rien de drôle, mais qui ne manque pas de moments cocasses ou absurdes, ni d'événements permettant de garder un rythme toujours juste. A ce titre, le final climatique et tragique, au sens propre un "climax", n'est pas sans rappelé celui de Ponyo. Tout comme les paysages montagneux et les loups font écho à Princesse Mononoke. L'ombre de Myazaki pèse indéniablement sur le film mais, celui-ci s'en distingue autrement.

Car à travers quelques séquences, le récit s'emballe et se singularise : grâce à une partition musicale sublime, de longues scènes se muent en opéra où seule les images et la musique coexistent dans un enchaînement de sensations, passant de la joie à la peur, de l'extase à l'effroi. Le travail du son n'est pas le seul atout brillant de cette oeuvre. Pourtant, il faut reconnaître qu'à certains moments, l'alternance du bruit (comme la pluie se fondant dans le silence) nous serre la gorge d'émotions.

Saisissant de richesses, assumant complètement son aspect dramatique et social tout en se focalisant sur les enfants/louveteaux, Les enfants loups, entre suspens familial et ode à la différence, nous éblouit par sa finesse psychologique et son naturalisme jamais forcé. La fin se révèle poignante. Les enfants loups, film parmi les plus inspirés de ces derniers mois, mérite la reconnaissance des cinéphiles et de ceux qui apprécient Myiazaki.
 
vincy

 
 
 
 

haut