Les amants électriques ou le grand retour de Bill Plympton, 6 ans après Des idiots et des anges. Ici il est question de femmes, d'amants, de sexe et de jalousie. Avec son style unique, il nous électrifie une fois de plus.



96 heures
Après la nuit
Avanti
Brick Mansions
Dans la cour
Girafada
Je m'appelle Hmmm...
Khumba
L'été des poissons volants
La ligne de partage des eaux
Les 3 vies du chevalier
Les amants électriques
Night Moves
Noor
States of Grace
Un voyage
Une rencontre



Gravity
12 Years a Slave
Le vent se lève
The Grand Budapest Hotel
La Cour de Babel
Les chiens errants
Wrong Cops
Leçons d'harmonie
Real
Dancing in Jaffa
Mille Soleils
Nebraska
Computer Chess
La belle vie
Tom à la ferme



La reine des neiges
Les garçons et Guillaume, à table !
Ida
Lego, la grande aventure
Supercondriaque
Monuments Men
Her
Situation amoureuse, c'est compliqué
Aimer, boire et chanter
All About Albert
Closed Circuit
De toutes nos forces
Gerontophilia
Layla
Les Gazelles
Captain America : Le Soldat de l'Hiver
47 Ronin
Eastern Boys
La crème de la crème
Salaud, on t'aime
Divergente
Heli
Les yeux jaunes des crocodiles
My Sweet Pepper Land
Noé
Rio 2
Suneung
Babysitting
Melaza
Métabolisme ou quand le soir tombe sur Bucarest
Need for Speed
Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
The Best Offer
Une promesse






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Les enfants loups, Ame & Yuki (Ookami kodomo no Ame to Yuki)


Japon / 2012

29.08.2012
 



LE ROYAUME DES LOUPS





"- Je n'ai pas peur pour eux"

Avec Les enfants loups, Mamoru Hosoda s'intronise héritier d'Hayao Miyazaki. Le film dégage la même poésie et une intensité dramatique similaire de celle des oeuvres du Maître de l'animation nippone. Ayant créer son propre studio, Hosoda est, sur le papier, davantage un rival de l'école Ghibli. Pourtant, avec ce film, on voit surtout la filiation directe. Les enfants loups, avec son onirisme et sa fable animalière, emprunte autant aux contes à dormir debout (les loups-garous) qu'à un réalisme social surprenant pour un film d'animation (une veuve, mère monoparentale de deux enfants "différents"). Il mêle avec grâce l'épique et l'intime.

Après un prologue où le bonheur n'est finalement qu'un moment fugace dont il faut savoir profiter, l'histoire nous emporte dans une fuite en avant, un exode vers un Japon atemporel, où la nature apprivoise l'homme, et non l'inverse. Fable écologique en apparence, le dessin animé est avant tout une initiation de deux enfants, qui vont devoir choisir leur destin.

Le film prend toute sa vitalité dans cet aspect dramatique : une fille sauvageonne qui cherche à tout prix à s'intégrer et un gamin craintif qui va se révéler au contact d'un substitut de père. En parallèle, le scénario nous embarque pour une aventure qui n'a rien de drôle, mais qui ne manque pas de moments cocasses ou absurdes, ni d'événements permettant de garder un rythme toujours juste. A ce titre, le final climatique et tragique, au sens propre un "climax", n'est pas sans rappelé celui de Ponyo. Tout comme les paysages montagneux et les loups font écho à Princesse Mononoke. L'ombre de Myazaki pèse indéniablement sur le film mais, celui-ci s'en distingue autrement.

Car à travers quelques séquences, le récit s'emballe et se singularise : grâce à une partition musicale sublime, de longues scènes se muent en opéra où seule les images et la musique coexistent dans un enchaînement de sensations, passant de la joie à la peur, de l'extase à l'effroi. Le travail du son n'est pas le seul atout brillant de cette oeuvre. Pourtant, il faut reconnaître qu'à certains moments, l'alternance du bruit (comme la pluie se fondant dans le silence) nous serre la gorge d'émotions.

Saisissant de richesses, assumant complètement son aspect dramatique et social tout en se focalisant sur les enfants/louveteaux, Les enfants loups, entre suspens familial et ode à la différence, nous éblouit par sa finesse psychologique et son naturalisme jamais forcé. La fin se révèle poignante. Les enfants loups, film parmi les plus inspirés de ces derniers mois, mérite la reconnaissance des cinéphiles et de ceux qui apprécient Myiazaki.
 
vincy

 
 
 
 

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