Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Countdown
Graines de ronds-points
J'accuse
J'aimerais qu'il reste quelque chose
Koko-di Koko-da
L'âme du vin
Le bel été
Le Mans 66
Le roi d'ici
Little Joe
Noura rêve
Océan
Pères et impairs
Prendre soin
Rendre la justice
Zibilla ou la vie zébrée



Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes
Et puis nous danserons
J'ai perdu mon corps
La belle époque
Le monde animé de Grimault



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand
Une Colonie
Adults in the Room






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Robot & Frank


USA / 2012

19.09.2012
 



UNE OEUVRE 1.0





Tout premier film de Jake Schreier, ce Robot & Frank présente les qualités et les défauts d'un essai qui peut, dans une certaine mesure, emporter l'adhésion du spectateur. Loin d'être un début amateur pour le cinéaste, le long-métrage dévoile un casting haut de gamme avec un Frank Langella en grande forme et sur lequel repose à peu près toute l'oeuvre. Ceci sans compter sur le robot que l'on va lui offrir, sorte d'enfant docile et serviable déguisé en cosmonaute, qui fait preuve d'une réelle simplicité d'esprit et se montre très attachant, au point que l'ennui nous gagne dès qu'il quitte l'écran, remplacé par le personnage de Liv Tyler plus énervant qu'autre chose.

Si on craint au tout début de tomber dans les codes éculés de l'homme sénile complètement fermé à la technologie ultra-moderne de ce monde futuriste mais pas trop, le déroulement du film parvient heureusement à prendre à contrepied ces multiples films d'anticipation type I, Robot, SimOne et autres superproductions où la technologie est un mal qui ronge la société et lui fait perdre ses valeurs. Ici, le cadre est intimiste, serré autour de ce très beau couple formé par Langella et son robot sans nom, comme pour signifier (ce qu'il fait lui-même à plusieurs reprises) qu'il n'est pas humain, quand bien même il habite complètement le long-métrage. On est donc ici dans une société bien plus proche de la notre, où la technologie et la robotique améliorent notre quotidien (le générique le dévoile encore mieux), une relation homme-robot sur laquelle se penche définitivement le réalisateur du début à la fin.

Mais comme dans toute machine sophistiquée, il y a quelques défauts de fabrication. On peut aisément déplorer la platitude de l'ensemble, quand bien même de nombreux moments touchants voire très drôles (comme cette discussion entre deux robots, singeant ce que l'on peut déjà commencer à faire avec nos technologies actuelles parlantes sur téléphone par exemple) viennent rythmer le long-métrage. L'ambiance en elle-même peine à s'installer, on a l'impression de voir la simple histoire d'un plus grand film de science-fiction. Il manque une réelle consistance à l'ensemble pour lui faire prévaloir une existence bien meilleure sur le papier.

Touchant, prévisible et plat, Robot & Frank manque de quelque chose indéfinissable, en plus d'une photographie non moins monotone. Demeure tout de même en l'état un film sympathique, malgré une légère apologie de la philosophie Robin des bois (on vole aux riches, opulents, indécents et noyés dans leur faste) qui occupe une trop grande partie du film. Partant dans trop de directions, ce premier film, qui se laisse regarder, ni plus ni moins, laisse entrevoir un monde plus radieux que beaucoup de ses congénères de la SF.

La toute dernière séquence présente d'ailleurs quelque chose d'attendrissant et triste à la fois, nous rappelant que le robot, aussi personnel et attachant soit-il, n'est qu'un produit de consommation vendu à tous ; chaque modèle se ressemble, mettant ainsi à mal cette relation très personnelle introduite entre le robot et son propriétaire à laquelle on assistait depuis le début. Un désenchantement qui laissera le spectateur amer.
 
matthieu

 
 
 
 

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