Viendra le feu a reçu le prix du jury Un certain regard. Le film d'Oliver Laxe laisse au spectateur toute liberté de se projeter dans le film pour y lire son propre rapport à la nature et ses propres obsessions face à la déliquescence du monde.



Ad Astra
D'un clandestin, l'autre
De sable et de feu
Edith en chemin vers son rêve
El Otro Cristobal
Kusama: Infinity
Les fleurs amères
Lucky Day
Ma folle semaine avec Tess
Nous le peuple
Portrait de la jeune fille en feu
Trois jours et une vie
Un jour de pluie à New York



Parasite
Toy Story 4
Le Roi Lion
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +
Fanny & Alexandre
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Twilight - chapitre 5 : Révélation, 2ème partie (The Twilight Saga: Breaking Dawn - Part 2)


USA / 2012

14.11.2012
 



DECAPITATION





"- Hume moi!"

On ne s'y fait toujours pas. La franchise Twilight reste aussi énigmatique que le prénom du bébé/petite fille du Vampire et de la néo-Dracula, Renesmée. Des enjeux romantiques dignes de Plus belle la vie, dialogues copiés collés, dans une production aux effets spéciaux approximatifs. Celui-là est peut-être un peu moins pire que les trois précédents, mais le premier épisode restera le seul valable de cette série au phénomène inexplicable pour tout cinéphile.

Au fil des Twilight, Kristen Stewart a perdu tout talent. En apprentie Vampire, elle frôle même le ridicule. Quand elle court dans les bois avec son bien-aimé, c'est Super Jaimie qui fait la course avec L'homme qui valait trois milliards. Le scénario ne les aide pas. Il y a peu d'enjeu. Les conflits sont vite avortés. La narration est paresseuse avec une voix off explicative en surdose. Tout cela a du mal à se débourber d'un livre coupé en deux dont on sent qu'on a étiré l'histoire pour rapporter plus de dollars en produisant deux films.

Aussi tous les clichés y passent jusqu'à ce summum du kitsch où la scène de sexe s'achève devant un feu de cheminée, les deux tourtereaux un peu bestiaux allongés sur le sol. Si la cigarette n'était pas si mauvaise, nul ne doute qu'ils en grilleraient une. Le réalisateur remplit ainsi son contrat. De même, il est obligé de dévêtir Taylor Lautner, qui nous offre un strip jusqu'au calebute. Vain mais essentiel pour prouver quelle bête sommeille en lui (ceci dit pourquoi garder le caleçon : un loup a priori n'en porte pas).

Ces jeux d'ados nous échappent. Tout juste pourrait-on reconnaître à Stephenie Meyer, auteure et productrice de la saga, de passer d'un message pro-abstinence avant le mariage à celui de la notion de famille moderne (métissée, recomposée, etc…).

Mais, ironiquement, le film, bavard, décolle quand il s'extrait du roman et qu'il s'abstient de parler. En se libérant et volant de ses propres ailes, alors Twilight trouve des élans hollywoodiens. Ça se déroule pendant ce combat (pas final) entre la secte purificatrice italienne et la confédération qui réunit Vampires russes, Amazones, Arabes, etc… On se retrouve alors dans un plagiat des X-Men version Pokémon. Chacun a ses super-pouvoirs, neutralisés par les uns, dominateurs pour les autres. La lutte des deux chefs de clan (là encore comme dans X-Men, le moderne tolérant contre le traditionaliste radical) s'exacerbe dans une bataille plutôt bien foutue avec son lot de morts. Le prétexte est basique, digne d'une guerre en Irak par un George Bush qui se fiche d'avoir des preuves pour prouver qu'il a tort. Et l'enchaînement de têtes qui volent et de Vampires brûlés produisent un sentiment presque jouissif face à ce massacre. L'aspect grotesque est par ailleurs compensé par le rythme du découpage et l'imprévisibilité de l'issue.

Mais il y a un twist, qu'on ne révèlera pas. On revient alors au roman. Et on reste un temps bluffé par le subterfurge. Avant que la frustration ne nous gagne. L'eau de rose submerge alors la marée de sang. On revient à la collection Harlequin. Avec un happy end aux allures d'ultime épisode de série TV, composé d'une succession de flash-backs sur la romance entre la belle et la bête. Twilight a alors scellé son sort : celui de n'être qu'une romance pour gamines, où le prince charmant est un beau Vampire. Tout ça pour ça : il n'y a pas à dire, on n'a pas été imprégnés…
 
vincy

 
 
 
 

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