Avec Tolkien n'est pas seulement le récit de la jeunesse du célèbre écrivain, incarné par Nicholas Hoult. C'est aussi un assemblage des influences et inspirations qui ont conduit l'auteur à écrire la saga culte du Seigneur des anneaux.



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Bernard Natan, le fantôme de la rue Francœur
Bunuel après l'âge d'or
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Dirty God
Le choc du futur
Le Daim
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Tolkien



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The Highwaymen
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Twilight - chapitre 5 : Révélation, 2ème partie (The Twilight Saga: Breaking Dawn - Part 2)


USA / 2012

14.11.2012
 



DECAPITATION





"- Hume moi!"

On ne s'y fait toujours pas. La franchise Twilight reste aussi énigmatique que le prénom du bébé/petite fille du Vampire et de la néo-Dracula, Renesmée. Des enjeux romantiques dignes de Plus belle la vie, dialogues copiés collés, dans une production aux effets spéciaux approximatifs. Celui-là est peut-être un peu moins pire que les trois précédents, mais le premier épisode restera le seul valable de cette série au phénomène inexplicable pour tout cinéphile.

Au fil des Twilight, Kristen Stewart a perdu tout talent. En apprentie Vampire, elle frôle même le ridicule. Quand elle court dans les bois avec son bien-aimé, c'est Super Jaimie qui fait la course avec L'homme qui valait trois milliards. Le scénario ne les aide pas. Il y a peu d'enjeu. Les conflits sont vite avortés. La narration est paresseuse avec une voix off explicative en surdose. Tout cela a du mal à se débourber d'un livre coupé en deux dont on sent qu'on a étiré l'histoire pour rapporter plus de dollars en produisant deux films.

Aussi tous les clichés y passent jusqu'à ce summum du kitsch où la scène de sexe s'achève devant un feu de cheminée, les deux tourtereaux un peu bestiaux allongés sur le sol. Si la cigarette n'était pas si mauvaise, nul ne doute qu'ils en grilleraient une. Le réalisateur remplit ainsi son contrat. De même, il est obligé de dévêtir Taylor Lautner, qui nous offre un strip jusqu'au calebute. Vain mais essentiel pour prouver quelle bête sommeille en lui (ceci dit pourquoi garder le caleçon : un loup a priori n'en porte pas).

Ces jeux d'ados nous échappent. Tout juste pourrait-on reconnaître à Stephenie Meyer, auteure et productrice de la saga, de passer d'un message pro-abstinence avant le mariage à celui de la notion de famille moderne (métissée, recomposée, etc…).

Mais, ironiquement, le film, bavard, décolle quand il s'extrait du roman et qu'il s'abstient de parler. En se libérant et volant de ses propres ailes, alors Twilight trouve des élans hollywoodiens. Ça se déroule pendant ce combat (pas final) entre la secte purificatrice italienne et la confédération qui réunit Vampires russes, Amazones, Arabes, etc… On se retrouve alors dans un plagiat des X-Men version Pokémon. Chacun a ses super-pouvoirs, neutralisés par les uns, dominateurs pour les autres. La lutte des deux chefs de clan (là encore comme dans X-Men, le moderne tolérant contre le traditionaliste radical) s'exacerbe dans une bataille plutôt bien foutue avec son lot de morts. Le prétexte est basique, digne d'une guerre en Irak par un George Bush qui se fiche d'avoir des preuves pour prouver qu'il a tort. Et l'enchaînement de têtes qui volent et de Vampires brûlés produisent un sentiment presque jouissif face à ce massacre. L'aspect grotesque est par ailleurs compensé par le rythme du découpage et l'imprévisibilité de l'issue.

Mais il y a un twist, qu'on ne révèlera pas. On revient alors au roman. Et on reste un temps bluffé par le subterfurge. Avant que la frustration ne nous gagne. L'eau de rose submerge alors la marée de sang. On revient à la collection Harlequin. Avec un happy end aux allures d'ultime épisode de série TV, composé d'une succession de flash-backs sur la romance entre la belle et la bête. Twilight a alors scellé son sort : celui de n'être qu'une romance pour gamines, où le prince charmant est un beau Vampire. Tout ça pour ça : il n'y a pas à dire, on n'a pas été imprégnés…
 
vincy

 
 
 
 

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