90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



Cold Blood Legacy
Douleur et Gloire
Fight Club
Hard Paint
Just Charlie
Le Chinois et moi
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Mr Local
Passion
Permanent Green Light
Séduis-moi si tu peux
Swing Time in Limousin
The Dead don't Die
Tous les Dieux du ciel



C'est ça l'amour
Synonymes
90's
Ne coupez pas!
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra



Captain Marvel
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Triple frontière
Entre les roseaux
Dumbo
Los silencios
La Lutte des classes
Shazam!
Tel Aviv on Fire
Terra Willy, planète inconnue
Tito et les oiseaux
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées






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Iron Man 3 (Iron Man 3)


USA / 2013

24.04. 2013
 



L'IRON NE FAIT PAS LE MAN





Il n’est jamais facile de se démarquer dans le grand-huit hollywoodien, surtout lorsque l’on est choisi pour terminer un cycle hyper bankable que l’on n’a pas démarré. Ce challenge (en forme de commande, ne l’oublions pas) a été relevé par Shane Black, scénariste émérite (on lui doit l’Arme Fatale, Last Action Hero, le Dernier samaritain ou encore Au revoir à jamais) mais réalisateur d’un seul long-métrage sortit en 2005 (le génial Kiss Kiss Bang Bang avec, déjà, Robert Downey Jr. dans le rôle-titre).

Le résultat, pour peu que l’on adhère au style décontracté, référentiel, iconique et très Buddy movie de Shane Black, est pour le moins excitant. Mieux, il permet au super-héros d’opérer un glissement identitaire dans sa vulnérabilité, cynisme en moins et auto-dérision en ordre de marche. Ce qui domine ? La légèreté. Le précepte du film pop-corn n’est donc pas dégradé. Au contraire. Il s’affiche sans crainte comme pour justifier sa raison d’être. Tout juste est-il dégoupillé pour faire d’Iron Man, enfin débarrassé de ses obligations scénaristiques pré-Avengers, un héros à la désinvolture de façade qui « transpire » tout autant Tony Stark que son alter ego de métal.

Shane Black n’est pas fou. Encore moins téméraire. Quoique… Une chose est sûre : son film porte sa marque. Ce qui n’est déjà pas si mal. Encore plus lorsque l’on sait que le réalisateur devait se confronter à une double exigence. Poursuivre le chemin tracé par son prédécesseur Jon Favreau tout en assurant un lien – léger mais important – avec les Avengers, et l’impact d’une telle aventure sur la psychologie de Tony Stark. Celle-ci sera, encore une fois, au cœur d’un scénario sans grande originalité puisque basée sur le même canevas que les deux premiers épisodes. Une menace extérieure intimidante – incarnée ici par un ersatz de Ben Laden du nom de Mandarin – cache les vrais desseins d’une autre menace, bien plus dangereuse car issue des Etats-Unis même. 24 heures chrono n’est plus très loin…

Shane Black brouille à loisir les pistes pour mieux se rapprocher de son personnage principal. Il l’isole, le confronte à lui-même, pour en faire l’épicentre d’une aventure humaine sur le sens que l’on donne aux postures, rock’n’roll ou pas, et dans le rôle que l’on s’est confié un jour. Afin de matérialiser ce dernier cheminement personnel, le réalisateur jongle avec beaucoup d’habileté autour du concept d’apparence – faux-semblants ? – dans un jeu de masque au multiple personnage (le Mandarin / Aldrich Killian / Tony Stark) et dont le rapport à l’armure dans sa valeur symbolique constitue sans doute l’une des plus belles variations offertes dans un film de super-héros. Entité d’acier aux chromosomes électroniques, elle hante les songes de Stark comme un double devenu quasi autonome par le génie de son inventeur. Le milliardaire devra l’apprivoiser, la rendre servile, pratique, performante, virevoltante. Le climax, à cet égard, réserve de sacrées surprises. Et puis quelle claque visuelle !!

Pas étonnant, alors, de retrouver sur un bon tiers du film un Tony Stark sans son armure, en proie à quelques angoisses post-sauveur de l’humanité et devant se coltiner l’aide d’un ado débrouillard afin d’échapper à la menace qui gronde. Cette épreuve finira par achever la dualité d’un homme acceptant enfin sa condition. Cette section, parfaitement maîtrisée, plonge le film dans un traitement un peu « old school », très eighties, en référence au cinéma ricain familial, celui de Spielberg, Zemeckis et Dante en tête.

La suite n’est pas en reste. Le divertissement prend ses aises dans un spectacle savamment orchestré qui va crescendo jusqu’au final homérique dans un cargo (clin d’œil au final devenu culte de l’Arme fatale 2). Les duos fonctionnent tous, les bons mots font mouche, le méchant assure (merci Guy Pearce) et l’amour sort vainqueur (magnifique Gwyneth Paltrow). Si Shane Black nous dit que l’armure ne fait pas l’homme, Tony Stark prévient, au cas où le doute subsisterait, qu’il est bel et bien Iron Man. Soit le dernier pied de nez d’un film réjouissant à plus d’un titre.
 
geoffroy

 
 
 
 

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