Viendra le feu a reçu le prix du jury Un certain regard. Le film d'Oliver Laxe laisse au spectateur toute liberté de se projeter dans le film pour y lire son propre rapport à la nature et ses propres obsessions face à la déliquescence du monde.



Ad Astra
D'un clandestin, l'autre
De sable et de feu
Edith en chemin vers son rêve
El Otro Cristobal
Kusama: Infinity
Les fleurs amères
Lucky Day
Ma folle semaine avec Tess
Nous le peuple
Portrait de la jeune fille en feu
Trois jours et une vie
Un jour de pluie à New York



Parasite
Toy Story 4
Le Roi Lion
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +
Fanny & Alexandre
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 8

 
Epic : la bataille du royaume secret (Epic)


USA / 2013

22.05.2013
 



MINI MALES, MAXI PLAISIR





A la croisée d'Arthur et les minimoys et de Microcosmos, il y a Epic, histoire plaisante, quoi que classique, d'un royaume secret et minuscule où se joue une guerre terrible mettant en péril la planète entière. L'éternel combat entre le bien et le mal se livre ici entre le peuple des hommes feuilles, au service de la nature, et celui des insectes grouillants qui ont comme ambition de répandre le pourrissement partout où ils passent.

Les personnages ne brillent pas par leur originalité (deux jeunes héros qui tombent amoureux, des personnages rigolos qui apportent un peu de légèreté, un méchant cruel et machiavélique...) mais donnent couleur et relief au récit. Les seconds rôles étoffent même l'intrigue avec des clins d'oeil et des apartés, notamment la relation que la jeune humaine entretient avec son père, ou encore l'histoire d'amour secrète du Général avec la Reine.

Mais c'est surtout le soin apporté aux nombreux décors du film qui donne au monde fantastique du peuple de la forêt une réalité palpable. La richesse visuelle explose à chaque plan, à travers les nombreux détails de la végétation, des arbres gigantesques aux fleurs de nénuphar, en passant par les paysages désolés où vit Mandrake. Ici, la 3D trouve une véritable justification, et permet des séquences aériennes à donner le vertige, ou encore des combats haletants. Le jeu sur la profondeur de champ donne si joliment vie à la nature qu'elle devient le personnage clef du film.

Il en ressort une bonne humeur communicative et entrainante qui aide à fermer les yeux sur le classicisme de l'ensemble. D'autant que Mary Katherine, la belle héroïne, n'a rien d'une demoiselle en détresse. Ce personnage féminin est même plutôt finement écrit, entre déception filiale et incrédulité adolescente. En quête d'elle-même, elle trouve tout logiquement sa place dans l'aventure qui l'attend, et contribue à dépoussiérer les héroïnes de contes de fée. Epique, peut-être pas, mais sympathique, sans l'ombre d'un doute.
 
MpM

 
 
 
 

haut