Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Ma belle gosse


France / 2013

11.09.2013
 



ELLE SUR L'ÎLE





Ma belle gosse fait partie des films qui font du bien par la liberté prise dans la réalisation. Nous avons à faire ici à un long-métrage qui ne s’encombre pas de contraintes usuelles en matière de récit. Singularité affichée dans le style donc. Cependant on ne peut s’empêcher de penser à Pauline à la plage d’Eric Rohmer tant pour le personnage principal que la manière qu'a Shalimar Preuss de nous restituer l’âme de tout ceux/ce qu’elle filme. Jusqu’au bruit des mouettes, des oiseaux, des insectes et de toute la vie qui peuple l’île.

La belle gosse dont il est question dans le titre, c’est Maden, 17 ans, jeune femme d’un naturel et d’une maturité attachante. Elle communique avec un détenu de la prison de l’île de Ré qui lui a donné ce surnom et qu’elle essaie désespérément de voir en cachette. Correspondance qu’elle garde secrète sauf pour son jeune cousin qui montre davantage de compréhension que les filles de l’âge que Maden en conservant jalousement le secret de sa grande cousine avec la fierté qu’il en retire d’en être le gardien.

Chaque personnage bénéficie ainsi d’un fin traitement psychologique, le film est d’un réalisme séduisant tant dans les dialogues que dans situation. On regarde les personnages vivre un peu comme on observerait un documentaire.

L’intrusion dans le secret de Maden de la part de ses cousines et de son père apparaît finalement comme un évènement secondaire, surgissant dans un contexte global, qui préfère suivre la vie sans s'alourdir de l’intrigue comme fil directeur.
Le film veut ainsi nous immerger dans une histoire et une atmosphère plutôt que dans une dramaturgie : c’est l’été, des jeux sont organisés autour de la maison, entre l'océan, la plage et la fraîcheur des pins. Il y a l’amour, le secret, les amis et les parents. La réalisatrice filme un âge charnière, entre l’émancipation et l’enfance. C’est léger mais ce n'est jamais être insipide. Ma belle gosse est d’une fraîcheur absolue.
 
jules

 
 
 
 

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