Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Countdown
Graines de ronds-points
J'accuse
J'aimerais qu'il reste quelque chose
Koko-di Koko-da
L'âme du vin
Le bel été
Le Mans 66
Le roi d'ici
Little Joe
Noura rêve
Océan
Pères et impairs
Prendre soin
Rendre la justice
Zibilla ou la vie zébrée



Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes
Et puis nous danserons
J'ai perdu mon corps
La belle époque
Le monde animé de Grimault



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand
Une Colonie
Adults in the Room






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Les interdits (Friends from France)


France / 2012

27.11.2013
 



TU NE PARTIRAS POINT





"Le messie viendra avant qu’on parte d’ici."

Premier film inégal, Les interdits oscille entre le témoignage historique et la chronique amoureuse. Anne Weil y raconte un souvenir de jeunesse (après le bac, on lui a proposé de partir en Union Soviétique pour y rencontrer des refuzniks, ces personnes, souvent juives, à qui le visa d'émigration était refusé par les autorités de l'Union soviétique) qu’elle transforme à la fois en thriller et en comédie de mœurs.

Si le premier aspect fascine (notamment les séquences d’ouverture du film, tendues et anxiogènes), le second s’avère moins réussi. On ne se laisse ainsi guère prendre à cette histoire d’amour artificielle et impossible entre les deux cousins, que les acteurs ne parviennent jamais vraiment à rendre crédible. Jérémie Lippman regarde en permanence sa partenaire (Soko) comme un hibou affamé, tandis que la jeune femme minaude beaucoup en toute insouciance surjouée. Leur duo placé sous le signe du classique "Je t’aime, moi non plus" parasite le propos plus politique du film, jusqu’à l’épilogue interminable et au final assez inutile.

Heureusement, les deux réalisateurs recréent avec beaucoup de soin l’atmosphère surprenante de l’URSS de la fin des années 70, entre paranoïa et humour noir. Le KGB devient notamment l’objet de plusieurs blagues, tout en restant concrètement l’ennemi qui veille. Cela distille un effet d’angoisse qui contamine peu à peu les personnages, et avec eux, les spectateurs. On ressent avec beaucoup d’acuité le paradoxe soviétique de l’époque qui mêle ironie résignée et terreur feutrée. Les interdits donnent ainsi à voir une facette plus atypique à la fois de l’activisme politique ambigu de l’époque (le mystérieux personnage de David, prêt à tout pour attirer des migrants en Israël), et des héros anonymes persécutés pour un simple désir d’ailleurs.
 
MpM

 
 
 
 

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