Avec Etre vivant et le savoir, Alain Cavalier montre que l'art rend hommage à l'art, que le cinéma peut être un hommage grâce à l'image. Dialogue incessant entre le réel des vivants et les souvenirs d'une morte, le film est d'une poésie sublime.



11 fois Fatima
Amazing Grace
Charlotte a 17 ans
Cyrano et la petite valise
Etre vivant et le savoir
Face au vent
Greta
L'autre continent
L'enseignante
Le chant de la couleuvre
Les Particules
Lucie, après moi le déluge
Lune de miel
Ma
Men in Black International
Palmyre
Parasite
Permaculture
Roxane
Salauds de pauvres
Sillages
Un havre de paix
X-Men: Dark Phoenix
Zombi Child



90's
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra
Douleur et Gloire
Tous les Dieux du ciel



Le garçon qui dompta le vent
Triple frontière
Dumbo
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Rocketman
Sibyl
The Dead don't Die






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 17

 
Les interdits (Friends from France)


France / 2012

27.11.2013
 



TU NE PARTIRAS POINT





"Le messie viendra avant qu’on parte d’ici."

Premier film inégal, Les interdits oscille entre le témoignage historique et la chronique amoureuse. Anne Weil y raconte un souvenir de jeunesse (après le bac, on lui a proposé de partir en Union Soviétique pour y rencontrer des refuzniks, ces personnes, souvent juives, à qui le visa d'émigration était refusé par les autorités de l'Union soviétique) qu’elle transforme à la fois en thriller et en comédie de mœurs.

Si le premier aspect fascine (notamment les séquences d’ouverture du film, tendues et anxiogènes), le second s’avère moins réussi. On ne se laisse ainsi guère prendre à cette histoire d’amour artificielle et impossible entre les deux cousins, que les acteurs ne parviennent jamais vraiment à rendre crédible. Jérémie Lippman regarde en permanence sa partenaire (Soko) comme un hibou affamé, tandis que la jeune femme minaude beaucoup en toute insouciance surjouée. Leur duo placé sous le signe du classique "Je t’aime, moi non plus" parasite le propos plus politique du film, jusqu’à l’épilogue interminable et au final assez inutile.

Heureusement, les deux réalisateurs recréent avec beaucoup de soin l’atmosphère surprenante de l’URSS de la fin des années 70, entre paranoïa et humour noir. Le KGB devient notamment l’objet de plusieurs blagues, tout en restant concrètement l’ennemi qui veille. Cela distille un effet d’angoisse qui contamine peu à peu les personnages, et avec eux, les spectateurs. On ressent avec beaucoup d’acuité le paradoxe soviétique de l’époque qui mêle ironie résignée et terreur feutrée. Les interdits donnent ainsi à voir une facette plus atypique à la fois de l’activisme politique ambigu de l’époque (le mystérieux personnage de David, prêt à tout pour attirer des migrants en Israël), et des héros anonymes persécutés pour un simple désir d’ailleurs.
 
MpM

 
 
 
 

haut