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L'Adieu de Lulu Wang est à la fois un portrait de famille et un portrait de la Chine contemporaine qui refuse de reconnaître ses faiblesses. Un voyage initiatique sensible et touchant, porté par une mise en scène qui oscille entre le burlesque et le documentaire.



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Vincent n'a pas d'écailles


France / 2014

18.02.2015
 



UN SUPER HÉROS SORT DE L'EAU





Imaginez un croisement entre l'univers sensoriel d'Apichatpong Weerasethakul et celui des Super-Héros Marvel. D'un côté, une nature bienveillante bruissante et énigmatique où l'homme a toute sa place, de l'autre le poids des Super Pouvoirs qui impliquent de Super Responsabilités, et induisent pas mal de scènes d'actions spectaculaires. Voilà très schématiquement la tonalité de ce Vincent n'a pas d'écailles qui n'est jamais une parodie, mais plutôt un hommage élégant et très personnel à ce que peut être le genre.

Très peu dialogué, faisant la part belle aux situations burlesques et aux scènes d'ambiance, ce premier film de Thomas Salvador séduit par l'apparente gravité avec laquelle il traite ce récit d'essence plutôt loufoque. La mise en scène est aérée et ample, les acteurs subtils, la progression dramatique grave et sensible. Ce sont dans les détails que se niche l'humour du film, dans sa construction très découpée qui suscite tour à tour la surprise et le second degré. Ainsi la "révélation" du secret du personnage et les séquences "d'explication" qui s'en suivent, tronquées et elliptiques, presque à contretemps, comme pour atténuer l'absurdité inhérente au propos.

Il ne faudrait pourtant pas voir dans Vincent n'a pas d'écailles un simple exercice de style, certes singulier, mais sans réelle profondeur. Il y a au contraire dans le film plusieurs degrés de lecture, à l'image du message clairement écologiste, ou de la critique sous-jacente à l'égard d'une société autoritaire qui harcèle tous ceux qui sont différents. On peut interpréter de cette manière la course-poursuite qui occupe le dernier quart du film, où la cocasserie des rebondissements contrebalance à peine un acharnement policier qui met mal à l'aise.

Il faudra donc suivre Thomas Salvador, cinéaste absolument prometteur dont les courts métrages avaient déjà faits parler d'eux (De sortie, Prix Jean Vigo en 2006). Une nouvelle voix qui apporte sa singularité dans le paysage cinématographique français, c'est toujours bon à prendre, avec ou sans écailles.
 
MpM

 
 
 
 

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