Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






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Divergente 2: L'insurrection (Insurgent)


USA / 2015

18.03.2015
 



LA FUREUR DE VIVRE






«- Je ne peux plus laisser mourir personne à cause de moi!»

Tout commence par un cauchemar qui extirpe Tris de son lit. Vêtue d'une robe pyjama virginale, elle sort un ciseau et se coupe les cheveux avec une douce rage. Elle veut tout simplement enterrer la jeune fille qu'elle était, tout comme elle a enterré ses parents avant de prendre la fuite avec son frère Caleb (Ansel Elgort), son petit ami Quatre (Theo James) et son ennemi de toujours Peter (Miles Teller).

C'est ainsi que débute la suite de la saga à succès Divergente. Un an après le premier volet, nous retrouvons notre héroïne en pleine crise existentielle. Souvenez-vous elle a quasiment tout perdu: ses parents, ses amis, sa faction (les audacieux), cette joie de vivre qui commençait enfin à l'animer. De plus, la belle aux yeux de chat culpabilise pour la mort de ses parents ainsi que celle de son ami Will qu'elle a dû abattre elle-même pour sauver sa peau. Tout en essayant de fuir l'infâme présidente des Érudits (Kate Winslet) elle va devoir supporter le poids de ses actes qui l'empêche d'avancer.

Ces quelques scènes d'introduction tentent de remettre "l’exploit" du premier volet de la saga qui démarrait comme un conte froid et captivant mettant en scène un totalitarisme barbare où les classes sociales et l'oppression règnent en maîtres.L’immersion dans ce second volet est aussi forte que dans le premier, peut-être parce que l'action est davantage au rendez-vous. Insurgés, le groupe est désormais animé par la vengeance et la fureur. Cette deuxième partie décolle à plein régime.

Soit belle et tais-toi!

On se réjouit de retrouver une héroïne telle que Tris. Une héroïne aussi atypique que sa grande sœur Katniss dans Hunger Games: forte, indépendante et volontaire (même si on finit par avoir l’impression qu’elle n'en fait qu'à sa tête et qu'elle est une copie des personnages masculins de films d'actions avec leurs gros pistolets et l'usage abusif de coups de poings et de pieds dignes d'un Jason Statham).
Il faut bien se l'avouer qu'en général, dans la littérature adolescente, la place de la femme fait cruellement défaut. Il y a l'exception Hunger Games, l'émancipation d'Hermione dans Harry Potter, mais de Numéro Quatre au Labyrinthe, les jeunes filles sont souvent des figurantes pour des jeunes hommes qui veulent prouver qu'ils sont des mâles au torse (pas encore trop) velu. Dans Twilight, Bella, incarnée par une Kristen Stewart à la mono expression, subit, souffre et ne se bat pas sans l'aide de son vampire protecteur Robert Pattinson.
Ici, Shailene Woodley (nickel) se change en véritable arme de destruction massive, cassant la gueule de Miles Teller (irrésistible et cruellement drôle en méchant) et de tout ceux qui se mette sur son chemin. Pas une once de différence avec un castagneur sur testicules. Même si Theo James et sa plastique de rêve combat à ses côtés, elle se débrouille très bien toute seule et remet l'égalité hommes-femmes au coeur d'un film d'action classique.

Malgré un final quelque peu tiré par les cheveux et qui rappelle toutes les sagas littéraires du moment (Le Labyrinthe, Hunger Games), Divergente 2: l'insurrection se fait une place dans le film du genre post-apocalyptique adolescent. Pas plus, pas moins. Actions, amour et beaux garçons, Tris ce n'est rien d'autre que le "parkour" d'une adolescente rebelle qui en veut au monde entier. Paradoxe suprême: cette apologie de l'anti-conformisme, de la révolte citoyenne, de la lutte contre le grand capital (et un système oppresseur) est une production classique, qui ne veut rien révolutionner, et qui cherche à enrichir les actionnaires de l'éditeur de la saga et des producteurs de la franchise. Un mirage qui là aussi fait écho à Hunger Games, satire dramatique qui veut critiquer une société ultra-médiatique tout en s'y complaisant.
 
Cynthia

 
 
 
 

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