Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Avengers: L'ère d'Ultron (Avengers 2 - Avengers: Age of Ultron)


USA / 2015

22.04.2015
 



L'AGENCE TOUS RISQUES






«Je suis le seul responsable de notre échec!»

Depuis le succès phénoménal (et assez surprenant) du premier opus des Avengers, la pression augmentait autour de sa suite logique. Marvel, Disney, les agents des stars: tous ont misé gros sur ce film dont l'objectif est bien de rapporter 2 milliards de dollars. Peu importe la qualité artistique, l'enjeu est financier avant tout. Va pour ce constat: les super-héros Marvel les plus charismatiques se retrouvent donc pour une suite explosive, décalée et drôle à souhait.
L'ère de Ultron n'a pas pris de risques: le deuxième épisode fonctionne comme le premier. Les personnages se vannent, s'aiment, se déchirent, se fricotent et combattent le mal sans perdre de leur humour. Le sexe? Hum. A l'évidence le numérique désincarne et tout manque de chair. C'est de la BD, version ciné. Ce n'est pas un Batman version Nolan ni un Spider-Man version Raimi. La fantaisie, ici, prime. La surenchère aussi. Bigger is better, really ?

Puisqu'il s'agit d'une suite, nous connaissons les principaux protagonistes, ce qui évite les scènes d'exposition et permet au film de décoller dès la première seconde, à la manière d'un James Bond, en l'occurrence une scène de combat entre les Avengers et un mystérieux organisme - dont Les Jumeaux (nouveaux personnages de ce volet) font partie - qui détient le sceptre de Loki.

Malgré quelques nouveaux personnages, le spectateur n'est pas perdu ni déçu. Nous retrouvons ce qui a fait le succès du premier opus: les disputes presque érotiques de Tony Stark et Captain America (aux costumes très très saillants), la séduction intense, mais moins fascinante, de Black Widow, la classe de Nick Fury ou encore les répliques intemporelles mais drôles de Thor. Entre eux les répliques sarcastiques fusent, apportant une autodérision à l'œuvre, la patte de Joss Whedon est très présente (les fans de Buffy contre les vampires peuvent en témoigner), avec notamment ces blagues pince-sans-rire (peut-être trop nombreuses). Ainsi cette scène culte où Tony Stark dit un gros mot et se fait réprimander par Captain America.

Tout cela rehausse un scénario loin de l'inattendu mais qui laisse enfin un peu de place à la dramatisation. On ne change rien à la recette pour faire des recettes: un vilain méchant qui veut détruire le monde, le besoin de super-héros pour sauver ce même monde. Banal finalement. Dommage que l'intrigue soit aussi "ficelée", et donc formatée et piégée dans son schéma convenu, au point de deviner ce qui va se produire et ce jusqu'au dénouement final. Pour autant, il faut bien l'admettre que le scénario est très proche des comics et qu'il s'avère malgré tout prenant et divertissant. Mais rien d’original.
Autre bémol: la 3D. Véritable une déception qui ne parvient pas à projeter le spectateur mais plutôt à lui filer la nausée. Les dégâts causés sont trop conséquents pour être vraisemblables. Aucun mort, aucun blessé. L’image est aseptisée, la musique mal-employée. Si bien que cette surabondance de tout - du volume aux effets, de la violence au spectacle, de l’action aux explosions, Avengers 2 mise sur la surenchère - n'opère pas le même charme que pour le premier opus.

Reste que si l'on garde son âme d'ado, le cirque auquel on assiste, au second degré, plaît. Robots surpuissants, sorcellerie, illusions, amour (romance ridicule entre Black Widow et Hulk cependant), ironie, force, élan de solidarité...tous les ingrédients sont réunis pour alimenter ce spectacle foisonnant, parfois merveilleux, composé de super-héros charismatiques et familiers.
Avengers: L'ère d'Ultron sait allier maîtrise et divertissement ce qui lui permet d'être une suite alléchante, cohérente et jouissive. Pour peu qu'on n'en demande pas plus après l'heureuse surprise des Gardiens de la Galaxie, qui avait su montrer une autre voie, plus singulière, dans l'univers des super-héros. Marvel dispose désormais d'un savoir faire technique impressionnant pour épater et se distraire. Ce deuxième Avengers en est une fois de plus la preuve. Cette agence tous risques n'en prend aucun (risque) mais elle remplit toutes les clauses du contrat pour satisfaire le public (le plus large possible).
 
Cynthia, Wyzman

 
 
 
 

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