Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Jurassic Park II : The Lost World


USA / 1997

22.10.97
 



A BOUT DE SOUFFLE





Faire la suite du film ayant amassé la plus grosse recette de tous les temps était destiné à être une tâche ardue. On s'interroge sur les motifs instinctifs d'un Spielberg qui est parvenu à devenir respectable avec sa Liste de Schindler.
La bonne nouvelle à propos de Jurassic Park 2 est que les dinosaures sont bien mieux que dans le premier: crédibles, à couper le souffle, effrayants. En meute ou en solo, les créatures sont vraiment féroces. Mais cela ne dépase jamais le stade de la série B.
Car, du coup, le reste parait pale en comparaison. Le scénario est classique et peu subtil. Les acteurs ont peu de choses à faire hormis crier ou courrir. Mais le film fournit suffisamment de frissons viscéraux et de prouesses visuelles pour attirer le public et engranger les recettes. Notamment cette très belle scène vertigineuse et hitchockienne, enfin inspirée (ce qui est rare dans le film flirtant trop du coté de King Kong), du camping car plongé dans le vide.
Le script est schématique et largement prévisible. Il y a cette étrange menace et peu de moyens pour la détruire. Sous la virtuosité technique se cache un film standard de chasse à l'ennemi. Et Spielberg en fait très peu pour élever cette suite dramatiquement. Le discours écolo alourdit l'action. Il n'assume pas franchement son genre (limite kitsch) et n'a aucune épaisseur pour en faire un blockbuster mémorable.
Son talent pour faire sursauter le public au bon moment est néanmoins intact, et en l'absence d'une histoire forte et de personnages bien écrits, il s'agit d'un atout majeur. La sensation, à défaut de l'émotion.
 
vincy

 
 
 
 

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