Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 15

 
Lichter (Au loin, les lumières)


Allemagne / 2004

14.04.04
 



AU COEUR DES TENEBRES




"Pour vous, il est impossible de faire quelque chose gratuitement, c’est ça ? "

Au loin, les lumières démarre fort. Pendant la première demi-heure, on assiste à la « survie » d’une kyrielle de personnages. Une image chaotique, violente et crue suit les déambulations de plusieurs personnes en mal de sérénité : des réfugiés ukrainiens, un chauffeur de taxi et un vendeur de matelas au bord du gouffre, des adolescents qui font du trafic de cigarettes… Bref, une série de personnages en détresse que l’on suit dans leur abîme quotidien. C’est l’oppression totale et l’engrenage du malheur. D’une noirceur criante de vérité qui déprimerait un régiment de clowns. Passée cette demie-heure, on s’attache peu à peu aux personnages pour rentrer dans leur histoire. Les destins de chacun se mettent en place et le réalisateur dissémine quelques notes positives : face à ces chemins de croix et cette misère individuelle, certains font preuve d’empathie. Le désespoir ambiant est alors quelque peu allégé par la présence de quelques personnages pleins d’humanité qui souhaitent aider ces gens.

Malheureusement, ces quelques notes positives sont vite amoindries. Certains refusent d’être aidés et restent englués dans leur situation inextricable, d’autres ne témoignent d’aucun sentiment de reconnaissance face à l’effort entrepris pour les aider, d’autres encore ne parviennent pas à communiquer et l’aide est ainsi impossible. Comme si le réalisateur avait voulu montrer une triste morale de ce monde en souffrance : chacun est toujours tout seul et rien n’est jamais vraiment bon chez l’homme. Le film tout entier est empreint d’un pessimisme lourd. Hans-Christian Schmidt signe ici un film qui, dans une optique documentaire, dépeint une réalité sordide. Des vies et des lieux sinistres que rien ne saurait égayer. Effectivement, on est très très loin des lumières.
 
laurence

 
 
 
 

haut