90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



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Captain America : Civil War


USA / 2016

27.04.2016
 



MES PAIRS, CES HEROS





"La mission, c’est de sauver le plus de vies possible. Ca ne veut pas dire tout le monde. "

On ne sait pas si l’on ressentira à nouveau l’excitation des débuts face à un film issu de la nébuleuse Avengers, qui aligne depuis maintenant presque dix ans les suites de prequels, sequels et autres spin-off. Mais avec Captain American : civil war, on ressent ce qui ressemble le plus à de l’enthousiasme depuis les débuts pleins de charme et d'humour d'Iron Man et de Thor. Rien d’excessif, hélas, mais le soulagement de constater que l’on n’est pas condamné à s’ennuyer (voire enrager) devant les aventures désormais (trop ?) régulières de Tony Stark et de ses potes "optimisés".

Tout commence pourtant avec un scénario ultra-balisé laissant présager une intrigue des plus banales : la première séquence est un flashback revenant sur de mystérieux événements survenus à la fin des années 90 (et qui bien sûr s’apprêtent à resurgir au cours du film) tandis que la deuxième suit une mission périlleuse de quelques membres des Avengers pour empêcher une grave attaque chimique. Mission dont l’échec relatif est sans surprise le point de départ de l’histoire proprement dite. A savoir, le sentiment de culpabilité qui torture alors plusieurs personnages responsables de morts parmi la population civile, et la question du nécessaire contrôle de ceux qui régulent la justice mondiale.

Léger renouvellement

Jusque-là, il faut reconnaître qu’Anthony et Joe Russo se contentent d’un prétexte scénaristique plutôt rebattu : peu importe le nombre de gens que sauvent les super-héros, il y a toujours des esprits chagrins pour leur reprocher de n’avoir pu les sauver tous, et par ailleurs désireux de venger leurs défunts. De quoi vous dégoûter de sauver le monde... Même si c’est loin d’être transcendant d’originalité, c’est ce point de départ plutôt simpliste qui semble paradoxalement apporter un léger renouvellement à la franchise. D’abord parce que le film reprend à son compte le "dilemme de Batman", ou question dite de l’œuf et de la poule : les super-méchants ont-ils généré les super-héros, ou les super-héros génèrent-ils les super-méchants ? Même si cela reste assez rhétorique, on peut tout de même souligner l’effort d’avoir introduit cette notion dans une franchise qui ne s’interrogeait jusque-là pas beaucoup sur sa raison d’être… Et qui sait si on ne la retrouvera pas au centre d’Avengers 12 ?!

Ensuite, et c’est là le plus intéressant, parce que le scénario y ajoute un soupçon de réflexion pseudo-politique sur le risque d’une dérive totalitaire des "gendarmes du monde", mis en perspective avec la probable récupération de leur formidable force au profit des intérêts de quelques-uns. D’accord, un peu plus d’ambiguïté entre les positions des uns et des autres n’aurait pas fait de mal. Là, on a clairement l’impression que le scénario épouse totalement le point de vue de Captain America (après tout, on est dans son film). Mais l’inversion des rôles entre cet habituel boy scout qui se révèle le rebelle de service, et Iron Man, habituelle tête brûlée qui rentre soudainement dans le rang, instaure un rapport de force inédit et assez intéressant.

Efficacité et humour

A défaut de noirceur et d’ambivalence, cela permet d’offrir au film un ressort dramatique bienvenu à travers la formation de deux camps adverses au sein des partenaires d’autrefois. C’est dans cet affrontement que s’affirme toute l’efficacité du film qui s’amuse à multiplier les personnages (quitte à recruter dans les franchises parallèles) et invente des rapports de force totalement inédits. La scène de combat centrale qui oppose les deux camps synthétise tout ce qu’on aime dans les films de super-héros en privilégiant l’humour et l’intelligence à la surenchère, et avec une utilisation plutôt maligne des forces et des faiblesses de chaque personnage. C’est clairement le cœur du film, et l’enjeu le plus solide (il ne faut en effet guère compter sur le "méchant" de service), qui propose à la fois des duels novateurs et savoureux et des moments comiques. Le relatif équilibre entre les forces en présence, l’action variée et la bonne répartition des rôles entre les différents personnages font réellement exister cet épisode jusque-là embourbé dans des flots de déjà-vu.

On en oublie le jeu à la fois plat et caricatural de Daniel Brühl, les bons sentiments latents (ah, l’amitié indéfectible entre Captain America et son vieux pote Bucky) et l’absence de deux membres d’envergure des Avengers, Hulk et Thor, qui auraient pu ajouter un peu de piment aux scènes d’action. On a presque envie de dire que c’est une constante pour ce genre de films : soit on recherchait une certaine finesse psychologie mâtinée d’une réflexion profonde sur le monde, et dans ce cas on s’est tout simplement trompé de salle, soit on avait simplement envie d'un divertissement efficace (qui permette en bonus de se faire une idée de la perception de l’état du monde dans la culture mainstream), et dans ce cas, on ne boude pas son plaisir devant cet épisode loin d’être le plus honteux de la série. Et qui, dans une certaine mesure, relance l’intérêt pour les prochains, ce qui n’était probablement pas le plus mince défi qu'il avait à relever.
 
MpM

 
 
 
 

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