Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Doctor Strange


USA / 2016

26.10.2016
 



RÉALITÉ VIRTUELLE






"Il y a d'autres façons de sauver des vies!"


Alors que les petits gens (les non-fans des comics) pensaient que l'industrie Marvel avait tiré tous les héros de leur chapeau, Doctor Strange apparaît sans crier gare dans l'univers du grand manitou des comics. Disney peut espérer avoir trouver une nouvelle poule aux œufs d'or.

Stephen Strange est prédestiné par son pnom à ne pas être un héros comme les autres (strange ou étrange en anglais). Neurochirurgien de renom, il perd l'usage de ses mains (donc de son outil de travail) après un accident de voiture. En pleine déprime, il arrête de se raser (très courant chez les supers-héros pour illustrer l'aspect dépressif de leur personnage) et s'en va au Népal (ça nous rappelle Batman) où il rencontre Tilda Swinton chauve et charismatique à souhait (même si, dans la BD, c'était plutôt un vieil asiatique).

Ainsi, comme dans le Batman Begins de Nolan, l'anti-héro Doctor Strange débute par une quête de soi, de puissance et de méditation. L'ancien(ne) va lui apprendre l'étendue des possibilités du monde et de l'esprit, le rendant magicien suprême. À mi-chemin entre Harry Potter et Inception, Stephen Strange va posséder des pouvoirs incroyables ce qui va le différencier littéralement de ses futurs potes de combat, Les Avengers. Mais pas que...
Strange n'est pas ultra sexy (mille excuses aux fans hystériques de Benedict Cumberbatch), n'a pas le torse enveloppé de muscles saillants et ne possède pas d'armure coûteuse. C'est d'ailleurs cet effet qui fait oublier aux spectateurs que c'est un Marvel. On se croirait plutôt en plein film de science-fiction car, ici, il n'y a pas de méchantes technologies ou d'attaques extraterrestres mais plutôt des menaces d'autres dimensions.
Un tout nouvel univers s'ouvre à nos yeux, rationaliste et scientifique, logique à ne plus en pouvoir. Comme pour Inception, l'aspect visuel est saisissant, tordant les réalités à la manière des peintres cubistes et surréalistes. Entre les buildings qui dansent La Carmagnole, redéfinissant les lois de Newton, et les voyages intra-dimensionnels dans des dimensions surréalistes, Doctor Strange c'est du Nolan sous LSD. L'humour et la philosophie de Stan Lee font le reste, sans être aussi décalé que Deadpool ou Les gardiens de la Galaxie.

Nous sommes séduits par ce Doctor Strange même si le scénario n'a rien de neuf. C'est plutôt le côté Docteur Folamour qui charme, influencé par la sagesse orientale et les sciences occultes. C'est parce que Strange est cynique, égocentrique, mégalo, inquiétant qu'il en devient charismatique. De la physique quantique on ne retient rien, malgré une tonne de dialogues, à l'exception de la morale finale: le savoir peut être plus fort que les muscles. Mais les dollars seront aussi plus forts que la singularité de ce scientifique qui défie les lois de la gravité. Nul ne doute qu'il se fondera dans la team Avengers, qu'il se dilluera dans des histoires dont le seul prétexte sera la distorsion de la réalité.
Avec un casting hors pair (Rachel McAdams que l'on regrette de ne pas voir plus et Mads Mikkelsen effrayant) et des effets à nous décrocher la mâchoire, Doctor Strange se démarque des autres films de l'univers Marvel. Est-ce pour autant le super-héros qu'on attendait? Il faudrait s'assurer que l'esprit et la méditation sont la seule voie possible contre ces blockbusters jubilant de détruire le monde.
 
Cynthia

 
 
 
 

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