Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Anthropocène
In Fabric
Joyeuse retraite!
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L'incinérateur de cadavres
La reine des neiges 2
Le Roi
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Terminal sud



Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
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Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes
Et puis nous danserons
J'ai perdu mon corps
La belle époque
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La vie scolaire
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
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Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand
Une Colonie
Adults in the Room
Le Mans 66
Little Joe






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La communauté (Kollektivet)


Danemark / 2015

18.01.2017
 



TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE





"On forme une communauté, on doit tout accepter des autres"

Après l'adaptation de Thomas Hardy (Dans la foule), Thomas Vinterberg est de retour avec un film autobiographique réjouissant et cruel sur l'une de ces communautés utopistes qui fleurirent dans les années 70 et où lui-même vécut une partie de son enfance. Présenté au Festival de Berlin 2016, La communauté, qui est adapté d'une pièce de théâtre du réalisateur lui-même, a reçu un prix d’interprétation féminine pour son actrice principale, Trine Dyrholm, qui est effectivement formidable en cinquantenaire brutalement rattrapée par le temps. Abandonnée pour une autre femme (son sosie, mais avec trente ans de moins), dépossédée de son travail, elle est comme chassée de sa propre vie, encombrée soudainement d’une liberté sans objet.

Mais si elle est indéniablement le pilier du film, c’est la communauté tout entière qui en est le personnage principal. Ce portrait de groupe permet au réalisateur d’observer les rouages d’un vivre ensemble joyeux, reflet de l’insouciance d’une époque. Avec humour et tendresse, il croque le grain de folie qui règne au sein de cette famille entièrement reconstituée, mais aussi la chaleur des échanges et la solidarité qui unit ses membres. Il suffit toutefois d’un petit grain de sable dans cette belle organisation pour que les beaux principes volent peu à peu en éclats. L’héroïne a beau vouloir rester fidèle à son idée de départ, elle s’enferme dans une situation intenable qu’elle est la seule à prétendre trouver normale.

Vinterberg s’en donne alors à cœur joie dans l’humour grinçant et le dynamitage en règle des idéaux outrageusement naïfs. Il peut même être impitoyable lorsqu’il s’agit de pousser les personnages dans leurs derniers retranchements ou de les placer brutalement face à leurs contradictions. L’utopie angélique, très peu pour lui, et même s’il ne nie pas les bons côtés de ce mode de vie communautaire, l’occasion est trop belle d’en faire une comédie ironique et noire qui se moque d’elle-même avec une gourmandise certaine. A quelques réserves près sur la dernière partie du film (un peu approximative), on lui emboîte gaiement le pas.
 
MpM

 
 
 
 

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