Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Tous en scène (Sing)


USA / 2016

25.01.2017
 



BÊTES DE SCÈNE





«- Quelqu’un aurait vu mon œil de verre ? »

Une fois de plus Illumination (illuMINation, en référence aux Minions) s’affirme comme l’alternative grand public à Disney avec ce Tous en scène. Là où DreamWorks peine à se renouveler et à nous emballer, le studio d’animation de Moi, Moche et Méchant prouve qu’il a de l’imagination et le sens du divertissement à revendre, quelques mois après le distrayant Comme des bêtes. <^> Tous en scène est un pur divertissement, emballant et infiniment plus remuant que le récent Trolls. Cette histoire de losers qui ont tous un incroyable talent pour la chanson est à la fois sympathique (l’anthropomorphisme donne lieu à des personnages animaliers attachants) et rythmée (chaque personnage multiplie des points de vue, des récits). Pour sauver un vieux théâtre qui ne remplit plus ses sièges à cause de ses spectacles désuets et d’un patron nostalgique d’un âge d’or, on organise un concours de chant, façon The Voice, qui donne un coup de fouet, et même du peps à cette ruine qui se rêvait en salle de Broadway.

Rock et pics, Gorille dans le blues, Rat Pack et autre Piggy Power.

Gorille, cochon, hérisson, souris, éléphant et compagnie sont en fait prisonniers de leur condition sociale. La chanson est vécu comme une libération personnelle et va devenir un facteur d’émancipation globale. Dans une métropole qui mixe plusieurs villes américaines, ce Zootopie musical essaie de viser tous les publics, des petits avec ses gags (évidemment un peu cracras) aux adultes (avec le personnage de l’assistante et son œil baladeur digne des délires les plus farfelus de l’animation et le clin d’œil à Boulevard du Crépuscule à travers le personnage de la diva). De cette spirale infernale on retient un scénario solide, des séquences humoristiques délirantes (le car wash le plus « weird » du 7e art), des jeux de mots un peu foireux

Tous en scène réussit à amuser autant qu’à capter l’attention avec un pitch a priori convenu. Toute sa force réside dans sa troupe animalière empathique et une partition musicale variée et réussie.
 
vincy

 
 
 
 

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