Attention, coup de cœur ! 120 battements par minute n'est pas seulement le film de la semaine, c'est aussi celui de l'année. Indispensable.



120 battements par minute
Atomic Blonde
Belle de jour
Cars 3
Hana-bi
La Planète des Singes: Suprématie
Les filles d'Avril
Les proies
Lola Pater
Mort à Sarajevo
Out
Passade
Que Dios Nos Perdone
Une femme douce



Le grand méchant renard et autres contes...
The Last Girl: Celle qui a tous les dons
Le Caire Confidentiel
Love Hunters
Baby Driver
La région sauvage
Le Destin de Madame Yuki
My Cousin Rachel



Le jour d'après
Le Vénérable W.
Wonder Woman
Ce qui nous lie
Ana, mon amour
AvA
Everything, Everything
K.O.
Cherchez la femme
Okja
Visages, Villages
Entre deux rives
I am not Madame Bovary
Le dernier Vice-roi des Indes
Les hommes du feu
Loue-moi !
Moi, moche et méchant 3
Avant la fin de l'été
Song to song
Spider-Man: Homecoming
The Circle
Une femme fantastique
Dunkerque
Tom of Finland
Transfiguration
Valérian et la Cité des mille planètes






 (c) Ecran Noir 96 - 17


  



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Scaffolding


/ 2016


 



L'EDUCATION SENTIMENTALE





"Demandez à vos parents si l'enfant qui sommeille en eux est encore vivant… ou s'il est mort !"

Attention, pépite de cinéma indépendant. Présenté à l'ACID, Scaffolding est l'une des sensations de cette année sur la Croisette.

Cherchez le garçon

Asher a 17 ans et comme tous les garçons de son âge, il pense beaucoup à son avenir. Très peu doué à l'école, il fait partie des cancres et son tempérament aide rarement à désamorcer les situations. Plus encore, Asher a un père qui souhaite le voir reprendre familiale d'échafaudage. Une mission dont il n'est pas sûr de vouloir, et encore plus une fois qu'il a fait la connaissance de son nouveau professeur de littérature.

Alors que l'on pensait que Scaffolding raconterait la relation amoureuse entre Asher et son fameux professeur, il n'en est rien. Récit d'apprentissage, le film s'intéresse énormément à la quête identitaire de cet adolescent turbulent, aux nerfs à vif qui se sent proche de son père mais ne parvient pas à tout lui dire. Le film s'intéresse également et avec brio au poids des traditions et à celui des parents dans la société israélienne.

Asher, garçon sensible et fort, trouve dans son professeur de littérature une figure qui lui inspire la confiance. Avec lui, il peut se livrer, même si cela se fait par épisodes. Plus encore, il parvient à évacuer ce qu'il ressent de manière saine. La complicité des deux hommes est à son paroxysme lors de cette scène absolument hilarante au cours de laquelle Asher est censé passer un examen d'histoire.

Captivant et émouvant

Mais au moment où les choses semblent se préciser dans l'esprit d'Asher, celui-ci doit faire face à un décès. Et malheureusement, rien ne l'a préparé à cela. Alors il tente de faire son deuil comme il peut, de trouver du sens. Mais entre les injonctions de son père et cette manière de penser instiguée par son prof, il ne sait plus quoi faire. Perdu, il se renferme sur lui-même. Attitude humaine et plus que touchante chez lui.

Incarné par le bel Asher Lax, Asher a tout ce qu'il faut pour devenir une véritable icône DGAF*. Ses questionnements sont universels et son sentiment d'injustice si communicatif et propre à la jeunesse. Bref, comment ne pas craquer pour lui ? A côté, Matan Yair livre un film de très bonne facture. Solaire par moment, la photographie se veut la plus réaliste possible et permet une immersion immédiate.

Bouffée d'air frais, Scaffolding force le respect par la pertinence de ses répliques et le charisme de son interprète principal. Absolument brillant, il éclipse tous ses partenaires. A l'exception faite d'Ami Smolarchik, l'excellent professeur de littérature.

*DGAF = don't give a fuck
 
wyzman

 
 
 
 

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