Grand prix Nespresso de la Semaine de la critique Diamantino est un film aussi absurde que déjanté sur une star du ballon rond dont la vie comme la libido vont être bouleversées. Farfelu et iconoclaste, ce délire est bien plus profond qu'on ne le croit, abordant tous les sujets de société qui fâchent.



Assassination Nation
Astérix - Le secret de la potion magique
Back to School
Cassandro, the Exotico!
Champ de batailles
L'exorcisme de Hannah Grace
La veillée
Le sous-bois des insensés
Les Confins du monde
Leto
Ma mère est folle
Marche ou crève
Monsieur
Paddy, la petite souris
Pig
Pupille
What you gonna do when the world's on fire?



A Star is Born
Un 22 juillet
Yéti & Compagnie
Le grand bain
En liberté !
The Spy Gone North
Carmen et Lola
Chien de garde
Festen
Outlaw King : Le Roi hors-la-loi
Diamantino
Les Veuves



Capharnaüm
First Man: le premier homme sur la lune
Bohemian Rhapsody
Breathe
Chacun pour tous
Cold War
Jean-Christophe & Winnie
Quién te cantará
Silvio et les autres
Ta mort en shorts
Touch Me Not
Crazy Rich Asians
Heureux comme Lazzaro
Kursk
Samouni Road
Un amour impossible
8, avenue Lénine
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Millénium : Ce qui ne me tue pas
Mon cher enfant
Suspiria
Amanda
Les filles du soleil
Yomeddine
Le Grinch
Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



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Les Destinées d'Asher (Scaffolding)


Israël / 2016


 



L'EDUCATION SENTIMENTALE





"Demandez à vos parents si l'enfant qui sommeille en eux est encore vivant… ou s'il est mort !"

Attention, pépite de cinéma indépendant. Présenté à l'ACID, Scaffolding est l'une des sensations de cette année sur la Croisette.

Cherchez le garçon

Asher a 17 ans et comme tous les garçons de son âge, il pense beaucoup à son avenir. Très peu doué à l'école, il fait partie des cancres et son tempérament aide rarement à désamorcer les situations. Plus encore, Asher a un père qui souhaite le voir reprendre familiale d'échafaudage. Une mission dont il n'est pas sûr de vouloir, et encore plus une fois qu'il a fait la connaissance de son nouveau professeur de littérature.

Alors que l'on pensait que Scaffolding raconterait la relation amoureuse entre Asher et son fameux professeur, il n'en est rien. Récit d'apprentissage, le film s'intéresse énormément à la quête identitaire de cet adolescent turbulent, aux nerfs à vif qui se sent proche de son père mais ne parvient pas à tout lui dire. Le film s'intéresse également et avec brio au poids des traditions et à celui des parents dans la société israélienne.

Asher, garçon sensible et fort, trouve dans son professeur de littérature une figure qui lui inspire la confiance. Avec lui, il peut se livrer, même si cela se fait par épisodes. Plus encore, il parvient à évacuer ce qu'il ressent de manière saine. La complicité des deux hommes est à son paroxysme lors de cette scène absolument hilarante au cours de laquelle Asher est censé passer un examen d'histoire.

Captivant et émouvant

Mais au moment où les choses semblent se préciser dans l'esprit d'Asher, celui-ci doit faire face à un décès. Et malheureusement, rien ne l'a préparé à cela. Alors il tente de faire son deuil comme il peut, de trouver du sens. Mais entre les injonctions de son père et cette manière de penser instiguée par son prof, il ne sait plus quoi faire. Perdu, il se renferme sur lui-même. Attitude humaine et plus que touchante chez lui.

Incarné par le bel Asher Lax, Asher a tout ce qu'il faut pour devenir une véritable icône DGAF*. Ses questionnements sont universels et son sentiment d'injustice si communicatif et propre à la jeunesse. Bref, comment ne pas craquer pour lui ? A côté, Matan Yair livre un film de très bonne facture. Solaire par moment, la photographie se veut la plus réaliste possible et permet une immersion immédiate.

Bouffée d'air frais, Scaffolding force le respect par la pertinence de ses répliques et le charisme de son interprète principal. Absolument brillant, il éclipse tous ses partenaires. A l'exception faite d'Ami Smolarchik, l'excellent professeur de littérature.

*DGAF = don't give a fuck
 
wyzman

 
 
 
 

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