L'ile aux chiens, nouvelle fable (engagée) de Wes Anderson, Ours d'argent du meilleur réalisateur à Berlin, est artistiquement brillante, son récit entre dérision et aventures très foisonnant.



Allons enfants
Escobar
Eternity has no door for escape
Game Night
Jean Ziegler
Jersey Affair
Katie Says Goodbye
Larguées
Love Addict
Mes Provinciales
My Wonder Women
Nico, 1988
Notre enfant
Nous sommes l'himanité
Place publique
Sonate pour Roos
Strangers: Prey at Night



Black Panther
La forme de l'eau
Call Me By Your Name
Les garçons sauvages
Ghostland
Mektoub, My Love: Canto Uno
Les Destinées d'Asher
Ready Player One
The Rider
La révolte des jouets
L'île aux chiens



Le Labyrinthe: Le remède mortel
Le retour du héros
Phantom Thread
Moi, Tonya
Criminal Squad
Mary et la fleur de la sorcière
La Ch'tite Famille
La fête est finie
Lady Bird
Eva
La caméra de Claire
Le jour de mon retour
Les étoiles restantes
The Disaster Artist
L'Affaire Roman J.
Chien
La Belle et la Belle
Tomb Raider
Un raccourci dans le temps
Pacific Rim Uprising
La prière
Coby
Croc-Blanc
Madame Hyde
A l'heure des souvenirs
Don't worry he won't get far on foot
Pierre Lapin
La mort de Staline
Red Sparrow
Kings
Taxi 5






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Les Destinées d'Asher (Scaffolding)


Israël / 2016


 



L'EDUCATION SENTIMENTALE





"Demandez à vos parents si l'enfant qui sommeille en eux est encore vivant… ou s'il est mort !"

Attention, pépite de cinéma indépendant. Présenté à l'ACID, Scaffolding est l'une des sensations de cette année sur la Croisette.

Cherchez le garçon

Asher a 17 ans et comme tous les garçons de son âge, il pense beaucoup à son avenir. Très peu doué à l'école, il fait partie des cancres et son tempérament aide rarement à désamorcer les situations. Plus encore, Asher a un père qui souhaite le voir reprendre familiale d'échafaudage. Une mission dont il n'est pas sûr de vouloir, et encore plus une fois qu'il a fait la connaissance de son nouveau professeur de littérature.

Alors que l'on pensait que Scaffolding raconterait la relation amoureuse entre Asher et son fameux professeur, il n'en est rien. Récit d'apprentissage, le film s'intéresse énormément à la quête identitaire de cet adolescent turbulent, aux nerfs à vif qui se sent proche de son père mais ne parvient pas à tout lui dire. Le film s'intéresse également et avec brio au poids des traditions et à celui des parents dans la société israélienne.

Asher, garçon sensible et fort, trouve dans son professeur de littérature une figure qui lui inspire la confiance. Avec lui, il peut se livrer, même si cela se fait par épisodes. Plus encore, il parvient à évacuer ce qu'il ressent de manière saine. La complicité des deux hommes est à son paroxysme lors de cette scène absolument hilarante au cours de laquelle Asher est censé passer un examen d'histoire.

Captivant et émouvant

Mais au moment où les choses semblent se préciser dans l'esprit d'Asher, celui-ci doit faire face à un décès. Et malheureusement, rien ne l'a préparé à cela. Alors il tente de faire son deuil comme il peut, de trouver du sens. Mais entre les injonctions de son père et cette manière de penser instiguée par son prof, il ne sait plus quoi faire. Perdu, il se renferme sur lui-même. Attitude humaine et plus que touchante chez lui.

Incarné par le bel Asher Lax, Asher a tout ce qu'il faut pour devenir une véritable icône DGAF*. Ses questionnements sont universels et son sentiment d'injustice si communicatif et propre à la jeunesse. Bref, comment ne pas craquer pour lui ? A côté, Matan Yair livre un film de très bonne facture. Solaire par moment, la photographie se veut la plus réaliste possible et permet une immersion immédiate.

Bouffée d'air frais, Scaffolding force le respect par la pertinence de ses répliques et le charisme de son interprète principal. Absolument brillant, il éclipse tous ses partenaires. A l'exception faite d'Ami Smolarchik, l'excellent professeur de littérature.

*DGAF = don't give a fuck
 
wyzman

 
 
 
 

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