Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Cro Man (Early man)


USA / 2018

07.02.2018
 



LA GUERRE DU FOOT





« C'est déjà l'aube.
- Oui, l'aube de l'Humanité !
 »

Même si l’on est un fan inconditionnel des productions Aardman, force est de reconnaître que ce nouvel opus, qui ne s’appuie sur aucun des personnages récurrents du studio, n’est pas vraiment à la hauteur de nos espérances. Souffrant d’un scénario paresseux et de dialogues souvent trop explicatifs, le film s’avère une success-story sans grande surprise dont la principale originalité est de se dérouler au temps de la préhistoire. On le sent d’ailleurs plus ouvertement destiné au jeune public que Chicken run ou la série des Wallace et Gromit qui bénéficiaient toujours d’un riche double niveau de lecture. Même les habituelles machines et folles inventions, autant d’occasions de mettre en valeur la virtuosité technique des animateurs, ne sont pas au rendez-vous.

Toutefois, si l’on fait abstraction de ces réserves, Cro Man s’avère un divertissement tout à fait honorable. Certes, il manque ce grain de folie, cette jubilation constante qui ont fait la réputation d’Aardman, mais il reste malgré tout une dose suffisante d’humour et d’inventivité pour permettre au spectateur, surtout au plus jeune, de passer un excellent moment. La préhistoire est un formidable terrain de jeu pour Nick Park qui multiplie les clins d’œil référencés et les parallèles avec notre époque, de la mésange vocale au football transformé en culte quasi religieux. D’autant que le film dévoile enfin la vérité sur l’un des grands mystères de notre civilisation : la naissance du foot (on vous donne un indice, ça se passe à Manchester) !

La parodie de films reposant sur des exploits sportifs individuels ou collectifs est d’ailleurs l’aspect le plus savoureux du film, servant de prétexte à une grande quantité de gags assez amusants, notamment lors des entraînements. On est dans un registre évidemment très bon enfant, voire potache, avec jeux de mots décalés, situations détournées et autres pastiches faciles. Le match final est même l’occasion de se moquer (gentiment, à l’image de tout le film) de ce qu’est devenu le foot aujourd’hui, des joueurs milliardaires trop gâtés aux affres de l’arbitrage, en passant par l’argent-roi et l’art de la simulation. Evidemment, il est dommage que tout cela soit si policé, cadré, et un peu attendu. On imagine ce qu’un regard vraiment irrévérencieux aurait pu faire d’un scénario pareil. Mais à défaut, mieux vaut passer un moment agréable en compagnie de ces hommes (et femmes) préhistoriques trop sages que de les boycotter juste parce que nous avions placé trop d'espoirs en eux.
 
MpM

 
 
 
 

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