Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Adults in the Room
Amour-eux
And then We Danced
Furie
J'ai perdu mon corps
L'audition
L'instant infini
La belle époque
le char et l'olivier
Le monde animé de Grimault
Le voyage dans la lune
Le voyage du pèlerin
Midway
Place des victoires
Princes et vagabonds
Une Colonie
Vitis Prohibita



Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Les hirondelles de Kaboul
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
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Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
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Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
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5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
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Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand






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La fête est finie


France / 2017

28.02.2018
 



DES TOX





« - T’as envie de faire quelque chose encore mieux que de te défoncer ?
- Un grec !
»

De Divines à Bande de filles, en passant par le récent Jeune femme, les portrait de filles désœuvrées inspire le cinéma français, comme autrefois ceux de Pialat, Varda, Doillon, Zonca… La fête est finie s’inscrit dans cette mouvance naturaliste où l’on préfère les battements de cœur, les gestes précipités, les fulgurances de l’existence pour décrypter une psychologie et esquisser des personnages plutôt que de raconter une histoire prévisible et moraliste.

Ici, l’envie de filmer librement l’itinéraire de deux paumées, à la parole brute, abandonnées par les leurs et se détruisant dans la dope, est le principal moteur ce passage vers la maturité.

Ce genre de parcours fonctionne grâce au charisme des actrices. La fête est finie doit beaucoup à Clémence Boisnard (une belle révélation) et Zita Hanrot. Elles sont éblouissantes malgré la noirceur de leurs personnages et leur différences physiques. La tête à l’envers, hors du réel, ces débrouillardes tentent une rédemption, une bonne détox post gueule de bois. Sans toit, ni loi, elles vont devenir interdépendantes incapables d’être « sans toi, ni moi ». Fusionnelles.

Cette thérapie en deux parties – avec de l’aide dans un centre isolé, autonomes en ville – créée forcément son lot de tensions, de rivalités, d’attirance, de bons moments, et de mauvaises idées. Le rejet de soi et le rejet de l’autre forment parfois une expérience alchimique explosive. « Vous me faîtes tous chier mais celle qui se fait le plus chier, c’est moi ».

Au-delà de leurs 400 coups, l’histoire est assez convenue. La mise en scène se veut réaliste et même assez minimaliste. Il y a quelques beaux moments. Et l’évolution de Céleste (Clémence Boisnard), véritable cœur du film, sonne juste. Le point de vue féminin n’est pas pour rien dans cette compassion vis-à-vis des deux femmes, et contribue fortement au plaisir de les voir s’en sortir. Ici, ce sont les mecs qui ont la bite à l’air. Les femmes sont libres, excessives. De libération en rechute, leur mue ne se fait pas sans heurts.

Si parfois, les transitions sont bancales, si, sans doute, le personnage de Zita Hanrot aurait mérité un peu plus de présence, ce que l’on retient finalement, en dehors d’une très belle trame musicale, c’est cette envie de montrer la réinsertion, la (re)construction d’un(e) individu(e) a priori perdu(e) pour la société. L’espoir, même quand tout est noir. A condition de trouver la bonne béquille pour pouvoir marcher. Penser à l’autre c’est déjà penser à soi.
 
Vincy

 
 
 
 

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