Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Adults in the Room
Amour-eux
And then We Danced
Furie
J'ai perdu mon corps
L'audition
L'instant infini
La belle époque
le char et l'olivier
Le monde animé de Grimault
Le voyage dans la lune
Le voyage du pèlerin
Midway
Place des victoires
Princes et vagabonds
Une Colonie
Vitis Prohibita



Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Les hirondelles de Kaboul
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
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La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand






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Parvana (The Breadwinner)


Canada / 2017

27.06.2018
 



UN MONDE SANS FEMMES





"Quand on est un garçon, on peut aller où on veut. "

Parvana, adapté d'un roman de Deborah Ellis, sort encore tout auréolé de son succès au festival d’Annecy, où il a remporté à la fois le prix du jury et celui du public. Pas étonnant pour cette œuvre sensible, à hauteur d’enfant, qui explore méticuleusement les absurdités et injustices du régime autoritaire des Talibans. C’est paradoxalement cette minutie qu’on lui reprochera, car on sent le scénario si désireux de dénoncer une situation effectivement insupportable qu’il ne peut s’empêcher de rajouter sans cesse du drame au drame, de l’horreur à l’horreur.

Passé les scènes d’exposition, et une fois posé le contexte (Kaboul ravagée par la guerre et sous le joug des Talibans), le film patine ainsi un peu dans une forme d'auto-complaisance à l'égard des exactions commises et des obstacles qui s'amoncellent sur le chemin de la petite fille. Celle-ci ne semble pas pouvoir faire un pas sans être agressée, ce qui au bout de la 4e ou 5e fois, finit par tourner à la démonstration. On ne peut s’empêcher d’y déceler un regard occidental plein de bonnes intentions, qui se croit obligé de forcer le trait et d’adopter un ton manichéen pour mieux dénoncer les réalités du régime. Dommage, car même dans un film d’animation, même quand on s’adresse au jeune public, il est préférable de faire confiance à l’intelligence des spectateurs, plutôt que de leur asséner ce qu’ils doivent penser.

Même la très belle idée du film, celle de raconter en parallèle, sous forme de conte, le combat qui se joue entre Parvana et ses ennemis, est plombée par des maladresses d'écriture (notamment la mère qui ne cesse de réclamer mécaniquement la suite de l'histoire) qui alourdissent tout. C'est pourtant cette partie, réalisée dans une forme de "papiers découpés" numérique, qui est de loin la plus amusante et la plus riche, débordant d'une fantaisie et d'une légèreté qui font défaut au reste. Le travail d’animation (moins léché et moins propre) apporte dans ces séquences une forme de naïveté qui apporte un contrepoint bienvenu au ton mélodramatique du propos.

Malgré tout, et même si les bons sentiments n'ont jamais fait les bons films, sur le fond, on ne peut qu'applaudir la démarche de Nora Twomey, qui propose un film grand public et de qualité, certes calibré et parfois peu subtil, mais qui tient intelligemment un discours engagé dans lequel la culture, l'éducation et l'art apparaissent comme les meilleures remèdes contre l'obscurantisme. La réalisatrice fait ainsi le rappel, nécessaire, du travail qu'il reste à accomplir dans le domaine des droits des femmes et de leur émancipation.
 
MpM

 
 
 
 

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