Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



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J'accuse
J'aimerais qu'il reste quelque chose
Koko-di Koko-da
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Rendre la justice
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Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
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Au bout du monde
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Pachamama


France / 2018

12.12.2018
 



TERRE ET MÈRE





Nouveau long métrage produit par Folivari (à qui l’on doit notamment Le Grand méchant renard et autres contes et Ernest et Célestine de Benjamin Renner), Pachamama a habité son réalisateur Juan Antin pendant près de quinze ans avant de voir le jour. Deux aspects particuliers lui tenaient à cœur : situer l’intrigue dans un petit village de la cordillère des Andes, à l’époque des conquistadors espagnols, et dresser un parallèle entre le mode de vie vertueux des Indiens et les réflexions environnementales actuelles.

Si ces deux objectifs semblent globalement remplis, la trame de l’intrigue elle-même ne brille pas par son originalité puisqu'il s’agit d’une classique quête initiatique menant deux enfants jusqu'à la grande capitale Cuzco pour retrouver la statuette protectrice de leur village. C’est l’occasion pour le film d’opposer les valeurs spirituelles des anciens au matérialisme et à l’avidité sanguinaires du Roi inca puis des conquistadors. Suivent de nombreux rebondissements plaisants qui permettent de rythmer le récit avec un mélange de tension et de légèreté.

Le dessin naïf et coloré (avec une dominante de roses, d’oranges et de violets) ramène systématiquement le récit du côté du conte. Malgré la violence dont ils font preuve, Les « méchants » de service sont d’ailleurs assez désincarnés, presque ridicules. Ils ne font pas le poids face à la « Pachamama » (la déesse terre avec laquelle les Andins vivent en harmonie) et sa force naturelle stupéfiante. C’est elle la véritable héroïne du film qui tient le destin des hommes entre ses mains, généreuse avec ceux qui la respectent, cruelle avec les autres. Tantôt nourricière, tantôt destructrice, elle incarne l’équilibre à trouver entre la nature et les hommes, équilibre qui s’avère tout aussi nécessaire aujourd'hui, si ce n’est plus, qu’au temps des Incas. On peut trouver la fable un brin épaisse, voire schématique, elle n’en demeure pas moins terriblement pertinente.
 
MpM

 
 
 
 

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