Avec Tolkien n'est pas seulement le récit de la jeunesse du célèbre écrivain, incarné par Nicholas Hoult. C'est aussi un assemblage des influences et inspirations qui ont conduit l'auteur à écrire la saga culte du Seigneur des anneaux.



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Bienvenue à Marwen (Welcome to Marwen)


USA / 2018

02.01.2019
 



MAN ON HIGH HEELS





« C’est un peu violent, mais au moins les nazis sont morts. »

Si Bienvenue à Marwen n’est pas tout à fait convaincant, c’est sans aucun doute parce que l’histoire n’émeut pas autant qu’on le voudrait. Pourtant, à bien y regarder, ce nouveau film de Robert Zemeckis vaut le coup d’œil.

Car, comme toujours avec le cinéaste, trop souvent et maladroitement comparé à Spielberg, on explore ainsi une nouvelle forme de narration, entre réalité (pas très joyeuse) et imaginaire (bel échappatoire). En utilisant une fois de plus les possibilités offertes par les nouvelles technologies, Zemeckis signe un film visuellement singulier, mixant un Toy Story chez les nazis avec un drame intime et personnel.

Malheureusement, ces deux parties complémentaires ne s’harmonisent pas. On peut aimer l’une sans s’intéresser à l’autre.

Cette histoire vraie – un homme traumatisé psychologiquement par une agression homophobe brutale – est trop mièvre pour nous captiver. Elle joue trop sur les bons sentiments, quitte à ne pas se confronter à la violence, pourtant racine du mal et origine du récit.

Aussi, on se déporte vite sur la partie fictive (et inventive). A savoir des poupées qui vivent la Seconde guerre mondiale dans un village belge, nommé Marwen. Chaque poupée représente en fait une personne de l’entourage de Mark. C’est ainsi qu’il se réfugie dans un monde imaginaire, où combats et romance font bon ménage, entre bâtards peu glorieux et amazones sexys.

Le retour de la DeLoreane

Non sans humour, ni clins d’œil (notamment à Retour vers le futur, du même Zemeckis, mais également à plusieurs contes de fée), cette dérivation du stress post-traumatique, comblé par des antianxiolitiques offre la dose de spectacle inhérente aux films du réalisateur. La victime tente, avec ces mises en scène ludiques, de retrouver goût à la vie et de faire justice aux barbares (le gang de tabasseurs est évidemment reproduit en soldats nazis sadiques).

C’est là que le personnage « joué » par Diane Kruger, sorte de fée-sorcière adulée, prend une dimension intéressante, mais assez mal exploitée : elle ne représente personne de l’entourage immédiat de l’artiste, mais elle fait office à la fois de (mauvaise) conscience et de (mauvais) remède. C’est à cause d’elle que les Nazis reviennent à la vie car elle l’empêche de réellement se soigner.

De ces démons envahissants, Mark, interprété par un Steve Carrel impeccable, se révèle fragile et différent, amoureux des talons aiguilles et habillé comme un soldat. Comme un enfant qui cherche son identité et son genre. Pourtant, ce que l’on retient de l’histoire, c’est davantage le courage de ces femmes - hormis la voisine dont le pathos et la gentillesse deviennent vite insupportables et transforme le film en mauvais mélo – et leur bienveillance.

Féministe, anti-homophobe, original : le film cochait pas mal de cases pour plaire. La morale est sauve, le happy end obligatoire. Mais justement, il en devient trop simple, trop binaire, désamorçant toute possibilité d’émotions.
 
vincy

 
 
 
 

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