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1917 est une prouesse visuelle épatante avec ce faux plan séquence permanent qui suit deux jeunes soldats sur le front entre tranchées et snipers. Succès inattendu, le film de Sam Mendès est aussi parmi les favoris aux Oscars depuis son Golden Globe.



Adoration
Bad Boys For Life
Garanbadal
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
K contraire
La Llorana
Le photographe
Le réseau Shelburn
Luciérnagas
Nanga Parbat
Pygmalionnes
Qu'un sang impur
Scandale



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
À couteaux tirés
It must be heaven
Le Voyage du Prince
Ils aimaient la vie (Kanal)
Jeune Juliette
La vie invisible d'Euridice Gusmao
Marriage Story
The Lighthouse
First Love, le dernier Yakusa
Les filles du Docteur March
L'adieu
L'extraordinaire voyage de Marona
1917



La reine des neiges 2
Le Roi
Gloria Mundi
Chanson douce
L'orphelinat
Last Christmas
Proxima
Brooklyn Affairs
La Famille Addams
Lola vers la mer
Une vie cachée
Notre Dame
Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker
La Vérité
Cunningham
Le lac aux oies sauvages
Les deux papes
Official Secrets
Les siffleurs
Les enfants du temps
Nina Wu
Swallow
Je ne rêve que de vous






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



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C'est ça l'amour


France / 2018

27.03.2019
 



GONE GIRL





« Nos enfants seront plus beaux et plus heureux que nous. »

Pour son premier long métrage en solo, Claire Burger (révélée avec ses courts métrages Forbach ou C’est gratuit pour les filles, co-réalisés avec Marie Amachoukeli, et lauréate d’une Caméra d’or à Cannes pour Party girl, également co-réalisé avec Marie Amachoukeli, ainsi qu’avec Samuel Theis) s’empare d’une histoire en apparence banale et rebattue, la détresse d’un homme que sa femme vient de quitter, et la transcende jusqu'à atteindre l’équilibre parfait entre récit ténu et sentiments véritables. Entre humour et émotion, C’est ça l’amour, qui porte plutôt joliment son titre aux sens multiples, accompagne en effet un père et ses deux filles, qui sont tous les trois, chacun à leur niveau, aux prises avec l’amour et les sentiments.

Toujours sur le fil, déjouant les attentes et les écueils, le film ne fait pas de remous, et pourrait même paraître trop modeste. C’est pourtant tout le contraire tant cette simplicité narrative exhale la complexité émotionnelle et la justesse des élans du cœur. On est tout entier avec Mario, perdu dans sa propre vie, abasourdi par le vide dans lequel le laisse l’abandon, mais aussi avec Frida, qui découvre les premiers émois amoureux, et avec Niki, qui refuse ces mêmes émois, éprise de liberté et d’indépendance.

Par quel mécanisme étrange ne comprend-on jamais autant la vie réelle que lorsqu’on la découvre sur grand écran ? Avec les yeux tristes et paumés de Bouli Lanners, on a l’impression de redécouvrir comme pour la première fois les conséquences des jeux de l’amour et du désamour. Peut-être parce que Claire Burger manie avec autant de précision la bienveillance que la retenue, et n’a pas peur de filmer frontalement les moments de creux, les instants de désespoir, et même les coups de folie. Sûrement aussi parce qu’elle ne juge personne, et ne cherche pas à psychologiser les errements et les douleurs de ses personnages. C’est vrai, certaines scènes pourraient sembler appuyées ou caricaturales, et pourtant tout tend vers une sorte d’état de grâce inattendu où l’on ne distingue plus la vie réelle de la fiction.

Ne serait-ce que pour ce miroir-là, il ne faut pas rater C’est ça l’amour, et vibrer, rire, pleurer, s’énerver, et rire à nouveau avec des personnages qui nous ressemblent, englués dans des vies qui pourraient être les nôtres, aux prises avec des montagnes russes émotionnelles que l’on a tous traversées au moins une fois.
 
MpM

 
 
 
 

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