Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Adults in the Room
Amour-eux
And then We Danced
Furie
J'ai perdu mon corps
L'audition
L'instant infini
La belle époque
le char et l'olivier
Le monde animé de Grimault
Le voyage dans la lune
Le voyage du pèlerin
Midway
Place des victoires
Princes et vagabonds
Une Colonie
Vitis Prohibita



Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Les hirondelles de Kaboul
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand






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C'est ça l'amour


France / 2018

27.03.2019
 



GONE GIRL

Le livre Bye Bye Bahia



« Nos enfants seront plus beaux et plus heureux que nous. »

Pour son premier long métrage en solo, Claire Burger (révélée avec ses courts métrages Forbach ou C’est gratuit pour les filles, co-réalisés avec Marie Amachoukeli, et lauréate d’une Caméra d’or à Cannes pour Party girl, également co-réalisé avec Marie Amachoukeli, ainsi qu’avec Samuel Theis) s’empare d’une histoire en apparence banale et rebattue, la détresse d’un homme que sa femme vient de quitter, et la transcende jusqu'à atteindre l’équilibre parfait entre récit ténu et sentiments véritables. Entre humour et émotion, C’est ça l’amour, qui porte plutôt joliment son titre aux sens multiples, accompagne en effet un père et ses deux filles, qui sont tous les trois, chacun à leur niveau, aux prises avec l’amour et les sentiments.

Toujours sur le fil, déjouant les attentes et les écueils, le film ne fait pas de remous, et pourrait même paraître trop modeste. C’est pourtant tout le contraire tant cette simplicité narrative exhale la complexité émotionnelle et la justesse des élans du cœur. On est tout entier avec Mario, perdu dans sa propre vie, abasourdi par le vide dans lequel le laisse l’abandon, mais aussi avec Frida, qui découvre les premiers émois amoureux, et avec Niki, qui refuse ces mêmes émois, éprise de liberté et d’indépendance.

Par quel mécanisme étrange ne comprend-on jamais autant la vie réelle que lorsqu’on la découvre sur grand écran ? Avec les yeux tristes et paumés de Bouli Lanners, on a l’impression de redécouvrir comme pour la première fois les conséquences des jeux de l’amour et du désamour. Peut-être parce que Claire Burger manie avec autant de précision la bienveillance que la retenue, et n’a pas peur de filmer frontalement les moments de creux, les instants de désespoir, et même les coups de folie. Sûrement aussi parce qu’elle ne juge personne, et ne cherche pas à psychologiser les errements et les douleurs de ses personnages. C’est vrai, certaines scènes pourraient sembler appuyées ou caricaturales, et pourtant tout tend vers une sorte d’état de grâce inattendu où l’on ne distingue plus la vie réelle de la fiction.

Ne serait-ce que pour ce miroir-là, il ne faut pas rater C’est ça l’amour, et vibrer, rire, pleurer, s’énerver, et rire à nouveau avec des personnages qui nous ressemblent, englués dans des vies qui pourraient être les nôtres, aux prises avec des montagnes russes émotionnelles que l’on a tous traversées au moins une fois.
 
MpM

 
 
 
 

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