Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Merci pour le chocolat


France / 2000

25.10.00
 



CHABROL ETONNE





"- Moi , à la place d’aimer, je dis je t’aime et on me croit. "

Comme pour beaucoup de films de Chabrol, Merci pour le chocolat relève de la peinture de m¦urs et de l’enquête quasi policière: Jeanne s’immisce dans une famille bourgeoise suisse et, alertée par le comportement bizarre de Mika, elle cherche à découvrir ce qui est caché.
Malheureusement, on a du mal à ne pas trouver le scénario bancal devant les quelques incohérences qu’il comporte. A plusieurs reprises dans le film, Chabrol accumule les bizarreries qui titillent l’esprit cartésien habitué à ses scénarii construits.

Bien sûr, l’utilisation du suspense n’est peut-être qu’un prétexte pour mieux parler de la méchanceté pure de Mika. Néanmoins, la crédibilité habituelle des films de Chabrol fait ici cruellement défaut! On a le sentiment de regarder évoluer des personnages fantômes dans une histoire vaine à laquelle on ne croit que très peu. Ces personnages nous apparaissent presque dénués de véritable personnalité, sans consistance. Même celui joué par Isabelle Huppert, censé incarner la perversité, reste impalpable. Cette perversité gratuite et sa gentillesse outrancière ne semblent pas avoir de légitimité.

La Suisse, où a été tourné le film, concourt à empreindre l’ensemble de froideur. La neutralité en devient presque le maître mot: lieux, personnages, intonations et actions sont comme régis par elle. Tout paraît lisse et policé. Devant Merci pour le chocolat, les admirateurs du cinéaste resteront certainement perplexes et seront même peut-être déçus. Le réalisateur nous avait en effet habitués à de véritables merveilles en matière de peintures de caractères et de drame bourgeois. C’est dommage car on se régalait d’avance de voir le nouveau Chabrol 2000...
 
laurence

 
 
 
 

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