Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Walt Disney  



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Snow White and the Seven Dwarfs (Blanche Neige et les sept nains)


USA / 1937

04.05.38
 



MIGNONE, ALLONS VOIR SI LA POMME...





"- Miroir, dis moi qui est la plus belle?!"

Le film mérite à plus d'un titre toutes les distinctions dont on va l'honorer. On pourrait critiquer les chansons un peu vieillotes, et buccoliques, la morale un peu démodée, où la femme doit être à la maison, la séquence de prière, américanisant définitivement le propos. D'un côté il y a l'aspect naïf qui provoqua la caricature et le pastiche dans Shrek, de l'autre un hymne mémorable, "Eh oh, eh oh, on rentre du boulot...".
Blanche Neige serait donc un peu daté.
Pourtant la qualité intrasèque du premier long métrage d'animation de l'histoire devient l'antidote parfaite. Dans les années 30, une grande équipe a conçu une histoire romantique et dramatique, avec une star féminine, et 9 seconds-rôles. 7 nains, presque vicieux et vieux garçons. Un prince charmant insipide et bellâtre. Une Reine jalouse et macchiavélique, doublée d'une sorcière cruelle et méchamment joueuse. A cela, on peut décerner des satisfecits aux dessinateurs : décors, animaux, visages ... tout est minitieusement créé. Pas d'images assistées par ordinateur, mais une animation fluide, riche, précise.
La réalisation n'est pas en reste : des ombres géantes des sept nains sur les rochers à la métamorphose de la Reine en sorcière, l'imagination est au pouvoir. Ce premier Disney est presque cynique, lorsqu'on jouit du regard envieur des vautours pariant sur la mort de l'empoisonneuse. L'audace cinématographique incarne bien cet âge d'or du cinéma. Des gags (le nettoyage de la maison, la toilette des nains par exemple) aux scènes tragiques (Blanche Neige lâchée dans des bois cauchemardesques, le destin fatal de la Reine est aussi horrible que ses pensées sont ignobles), le film possède un scénario sans temps morts, bien écrit, parfois violent, effrayant même, et se repose sur une tragédie de la jalousie et de l'apparence. Et ça, ça ne vieillit pas.
La mise en scène n'a pas pris une ride, faisant appel à une direction artistique plagiée un peu partout par la suite.
Blanche Neige, grande soeur des Cendrillon et Belle au bois dormant, est devenu la référence dans le genre. C'est non seulement mérité, mais en plus le dessin animé, par son ambition et sa grandeur, a le droit d'accéder au patrimoine du 7ème Art, aux côtés d'oeuvres de son époque comme Le Magicien d'Oz ou Autant en emporte le vent ...
 
vincy

 
 
 
 

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