Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Venus beauté (institut)


France / 1999

03.02.99
 



MAUDITES APHRODITES





"- Quand tu souris, je te trouve beau.
- C'est parce que tu connais mon âme.
"

Tonie Marshall aime plonger des personnages d'apparence banale dans un univers apparemment incongru. Et donc pourquoi pas un institut de beauté, temple de la douceur et de la magie, du superficiel et de la jeunesse éternelle, de l'anecdote style coiffeur et du commerçant style épicier. Univers de femmes, qui forcément ne pensent qu'aux hommes.
Comédie légère qui cherche un peu son sujet, et donc son enjeu, Vénus beauté (Institut) est un film qui souffre de ne pas être assez romanesque. Il lui manque un grand élan (du coeur) qui le conduirait là où on aurait aimé être transporté, dans une belle histoire d'amour.
Mais Tonie Marshall s'éparpille avec ses visages de femmes, ses histoires de cul, ses dialogues insignifiants (et somme toute très réalistes du coup) à la Rohmer, cet aspect Sitcom qui aurait dû être un décor de Demy. Aucune critique sur ces obsessions de la jouvence, du bien être, de la beauté qui amènent ces femmes dans ces endroits. Aucun point de vue sur les désirs de ces femmes. On dévie même vers un drame accessoire et vite oublié. Comme tous les drames de ce film, semblant artificiels, toujours frôlés, jamais nous ébralant.
Cependant tout n'est pas à bouder. D'abord Marshall instaure un ton qui lui est spécifique, et qui rend son oeuvre agréable, divertissante, pimpante. Ensuite ces portraits sont tous justes et nous convient à partager des instants sympathiques. Le film est résolument optimiste, ce qui est son plus gros avantage.
Enfin, il y a les acteurs. Un casting d'invités qui s'invite à cet institut. Pittoresques ou grotesques, inquiétants ou névrosés, ils passent tous sous les yeux du quatuor formé impeccablement par Baye (qu'on ne cesse d'admirer depuis son come-back), Ogier (merveilleuse commerçante qui agace), Seigner (brave et authentique), et la juvénile et jolie Audrey Tautou.
Mais ce sont les 2 hommes de Baye, l'ex (Bonaffé défiguré et sensible) et le conquérant (Le Bihan, beau et émouvant) qui apportent le meilleur du film. Au final Vénus Beauté aurait mérité un travail d'écriture plus ambitieux. Mais peut-on demander à un charmant institut de quartier de vouloir se transformer en grand magasin?
 
Vincy

 
 
 
 

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