Hugh Grant nous manquait. Après quelques audaces dans sa filmographies, et en fait une raréfaction sur grand écran depuis une dizaine d'années (à peine dix films depuis 2004), la star britannique a vieilli mais n'a pas perdu ni de son charme ni de sa dérision. Excellent dans Florence Foster Jenkins l'an dernier, le voici fabuleux et jouissif dans Paddington 2. A 57 ans, il se reconvertit dans la farce. En attendant de le voir dans A Very British Scandal, de Stephen Frears, avec Ben Whishaw, sur petit écran.



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PRECIOUS STONE





Pas encore 30 ans et déjà parmi les actrices qui comptent : Emma Stone s’est imposée en dix ans, plébiscitée d’abord par un public MTV, avant d’être consacrée par ses pairs : Oscar, Bafta, Coupe Volpi à Venise.
Le box office a d’ailleurs suivi, ce qui explique cette notoriété fulgurante. 5 films au dessus des 100 millions de dollars de recettes en Amérique du nord. Mais qui pourrait mettre une étiquette sur son malicieux visage ? Vedette de blockbuster (Amazin Spider-Man), films distrayants (Crazy Stupid Love, Superbad, Ghosts of Girlfiends Past, et dans une moindre mesure Zombieland), grands mélodrames (La couleur des sentiments), parfaite pour la rom-com (Easy A) ou la comédie musicale (La La Land), allénienne aliénée (Irrational Man, Magic in the Moonlight), femme fatale dans film noir (Gangster Squad), femme au bord de la crise de nerfs (l’Oscarisé Birdman) ou féministe bisexuelle un peu réservée (Battle of the sexes).
Impossible de la classer et c’est peut-être pour ça qu’elle a su si bien percer. Emma Stone est un joyau. Séduisante et transformable, intellectuelle et instinctive, la voix grave et l’air mutin, l’allure élégante et le regard accrocheur.
Si ses débuts sont marqués par des films populaires pus que respectables, elle a su exploiter son ascension pour se détourner rapidement du destin souvent mortel des jeunes filles tendance d’Hollywood. Une fois le diptyque Spider-Man passé, reboot enterré comme elle qui décède dans le film, elle s’est embarqué dans les films d’auteurs, passant de sorties dans plus de 2500 salles à des films qui sont distribués dans mons de 20 cinémas.
Emma Stone tourne alors avec Woody Allen (Diane Keaton est une des actrices qui l’inspire), Cameron Crowe (un vrai fiasco), Alejandro Gonzalez Inarritu (un triomphe critique), Damien Chazelle (le hit qui la propulse parmi les étoiles), avant de rejoindre le duo Dayton/Faris et le très sollicité Yorgos Lanthimos. Mais elle a du flair et sait que sa cote ne peut pas se maintenir à un haut niveau (il faut payer agents, avocats, maquilleurs, assistants, PR, et ne pas faire fuir les grandes marques de luxe) si elle n’est pas aussi dans des grosses productions. Elle a ainsi accepté d’être Cruella d’Enfer dans la version en prises de vues réelles des 101 Dalmatiens. Exciting.
La gamine de Scottsdale, père entrepreneur, mère au foyer, mais quand même co-proprios d’un club de Golf de cette banlieue chic de Phoenix, a débuté à 4 ans sur les planches. La vocation était innée. Championne d’improvisation, ses parents misent sur elle : ils déménagent tous à Los Angeles pour qu’elle puisse s ‘épanouir dans la comédie. Elle commence dans une émission de télé-réalité en 2004, elle a 16 ans, avant d’enchaîner les rôles dans le s séries et de se faire aussi retoquer pour d’autres. Rien ne lui fait peur : apprendre la basse ou le tennis, devenir rousse ou chanter ou migrer à New York puis de revenir à L.A., jouer la fantasque Sally Bowles dans Cabaret à Broadway ou imiter Lindsay Lohan dans un Saturday Night Live.
Emma Stone apparaît vite comme une pépite : plus sexy que belle, talentueuse sans aucun doute, capable de faire exister un personnage peu écrit comme de transcender un personnage charismatique, elle illumine l’écran autant qu’elle dévore les scènes (et ses partenaires). Son autodérision, son perfectionnisme font le reste. Elle aime les personnages qui maîtrisent leur destin tout en combattant leurs propres failles et contradictions. Dans Spider-Man, c’est assez flagrant de constater qu’elle est le moteur cérébral de la franchise autant que la véritable bouée de sauvetage de Peter Parker (aka Andrew Garfield, son ex).
Derrière ses yeux vert émeraude, se cache aussi une personnalité mystérieuse et secrète. L’actrice la mieux payée de l’année 2017 (26M$, loin derrière ses confrères masculins, et elle s’en plaint logiquement) déroule une image assez sage, médiatiquement lisse. De quoi plaire à tous sans offenser. Bien sûr elle s’engage pour des actions caritatives, se bat pour l’égalité salariale ou fait preuve d’un féminisme assumé. Pourtant cette blonde (d’origine scandinave) a du caractère : elle exige de ses partenaires masculins qu’il coupe dans leur salaire pour être à égalité avec elle. Enfant angoissée, elle se révèle femme libre. Amicale (sa meilleure pote est une certaine Jennifer Lawrence, beaucoup plus grande gueule) et distante, tous confessent qu’elle n’est pas prétentieuse ni vaniteuse.
En fait Emma Stone a quelque chose d’assez précieux : la classe des actrices atemporelles et le tempérament des comédiennes modernes.

vincy


 
 
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