Tout juste trentenaire, Adèle Haenel s'est rapidement imposée dans le cinéma français en moins d'une décennie. Avec Portrait de la jeune fille en feu, elle brille de mille éclats entre regards de braise et flamme amoureuse. Déjà épatante dans Le Daim, à l'affiche de films qui font le buzz à Cannes et aux César, la jeune comédienne, déjà deux fois césarisée, est attendue dans Les héros ne meurent jamais, présentée à la Semaine, d'Aude-Léa Rapin.



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© Jean-Luc Benazet   







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AFFLECKTIF





Telle une rocket qui fuse au milieu des étoiles (non l'auteur n'a rien fumé avant d'écrire cette métaphore quasi-sexuelle en guise d'introduction), Ben Affleck nous arrive de nulle part et se retrouve en quelques années propulser parmi les talents émergeants. Et même les stars qu'il affectionne tant de puis Armageddon.
Voilà une gueule à faire émoustiller les filles (d'ailleurs les réalisateurs lui en donnent de très belles comme partenaires), un look viril et jeune mec pour en faire un action hero idéal (Pearl Harbor, le nouveau Jack Ryan), bref un physique hollywoodien, du genre à saccager pour le fun une chambre d'hôtel tout en étant très fidèle à sa copine du moment. Lui préfère conduire sans permis et changer souvent de girlfriends (il aime les Jennifer notamment).
Après avoir fait pas mal de séries TV, des séries B sur grand écran, le voici clône du réalisateur Kevin Smith (il joue dans tous ses films) et modèle du cinéma indie branché 90s. Ben Affleck est alors un acteur peu courtisé par les studios.
En 97, tout change. Premier rôle de Chasing Amy (gros succès indie) et co-scénariste de Good Will Hunting (où il joue parallèlement), il s'offre un tremplin sur mesure pour la célébrité, les Oscars et les cachets à 6 chiffres.
Mais contrairement à son alter ego, Matt Damon, inséparables amis, Affleck est beaucoup plus politique, un peu plus lisse (pour ne pas dire moins doué) et plus "hollywoodien". Grande et belle gueule en deux adjectifs.
Il continue de jouer dans des productions à petits budgets. A croire qu'il devait sentir sa côte encore fragile puisqu'il ne portait jamais de film sur ses épaules (larges). Les rares fois où il a essayé (avec Gwyneth, Sandra, ...) il s'est planté. Ne parlons même pas de 2003 avec les 4 fours d'affilée : Daredevil, Gigli, Jersey Girl, Paycheck malgré Lopez, Garner, Tyler et Thurman. Evidemment, les temps changent... Mais pour le moment, il est à terre. Et fait campagne pour John Kerry, 4 ans après avoir fait celle d'Al Gore.
Prudent, moins "auteurisant" que Matt, et plus sauvage, l'Amérique s'emballe pour ce beau boy.
Il amorce son virage en douceur avec Armageddon (atout charme - et fade- du film) puis Forces of the Nature (atout mâle face à Bullock). Il a la chance de se retrouver dans le casting de Shakespeare in Love, film oscarisé par miracle. Et pour contrebalancer le tout, continue la provoc avec Kevin Smith en ange émoniaque dans Dogma.
Entre temps, les médias lui construisent son image. En couverture de GQ, EW, ou Details, il est une sorte de symbole du straight mi-brute, mi-sensible. La face cachée d'un faux ange comme Damon.
Quand Michael Bay l'enrôle de nouveau pour le supra-méga-budget qu'est Pearl Harbor, il accepte le leadership de ce porte-avion toc. De quoi l'envoler définitivement en terme de carrière, malgré des échecs cuisants (Reindeer Games, Bounce à l'époque). Mais c'est évidemment sur la franchise de Tom Clancy, en incarnant Ryan (après Baldwin et Ford) qu'il devrait conquérir les multiplexes sur son seul nom. Mais, clairement, Damon a pris de l'avance avec Jason Bourne, et uen filmographie 4 étoiles.
replique rolex pas cher Ben Affleck a choisi l'option Blockbuster. Et même politicien, en avouant récemment son envie de tater du Congrès plus tard... Un futur Schwarzzy?

vincy


 
 
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