Ryan Reynolds continue son parcours de héros décalé, passant du jouissif Deadpool au fantasque Pikachu dans l'univers Pokémon. C'est le seul capable de rivaliser avec l'indétrônable Avengers pour le moment. Reynolds est attendu chez Michael Bay et Shawn Levy, dans The Hitman's Wife's Bodyguard et Deadpool 3. Une carrière résolument populaire entre comédie et thriller qui en fait l'acteur le plus cool du moment.



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TRAVAILLEUR SOCIAL DU CINEMA





A l'ère où le cinéma préfère la rentabilité et la facilité à l'effusion d'idées originales et créatives... Quand les effets spéciaux remplacent l'esthétique naturelle... Lorsque l'action prime sur l'émotion... Ken Loach et son œuvre font presque figures d'ovni. C'est la Loach finale? En tout cas, l'un des fidèles contestataires du grand écran, barricades du classicisme et de l'authenticité, tel un électron libre se frayant un chemin au milieu d'une fin du monde (à lui). Il fait partie de ceux qui ont résisté au chant des sirènes d'Hollywood pour mieux se poser comme observateur du réel, dénonçant les injustices (de la société britannique notamment) et l'inefficacité des institutions (publiques). Il s'installe comme le résistant d'un cinéma néo-réaliste dans cette Angleterre thatchérienne. Il y a urgence. Faire des films socialement engagés, ne pas renoncer au discours politique, telle est la promesse de Ken Loach.
Kenneth Loach est né le 17 juin 1936, en plein avènement des congés payés en France. Lui crie près de Coventry. British donc. Son amour pour la lutte sociale lui vient de son père, électricien dans une usine fabricant des outils, un monde ouvrier auquel il rendra hommage tout au long de sa carrière. Après avoir fait son service militaire - dactylo - dans la Royal Air Force, il s'inscrit à Oxford pour suivre des cours de droit. Il y prendra ses premières leçons de théâtre et finira par abandonner l'université pour devenir le président de son Club de théâtre expérimental. Acteur passionné et metteur en scène de talent pour de nombreuses compagnies de Birmingham, il finit par rejoindre ABC Television, où il devient assistant réalisateur en 1961. La majeure partie de son œuvre sera consacrée à la petite lucarne, en plein essor dans les années 60. Les anglais n'ont pas la pudeur des frenchys : L'important est d'être constant : travailler sans se soucier de l'image (des autres).

Loach. Cinéma. Révoltes.

C'est en travaillant aux côtés du producteur Tony Garnett que Ken Loach prend toute la mesure du pouvoir politique et social que lui offre l'image. Il dirige une série de fictions basées sur des événements réels (The Wednesday Play), un exercice stylistique ambitieux et novateur pour l'époque. Même s'il existait déjà dans l'industrie du film britannique une tradition du réalisme et de la contestation (l'école de John Grierson dans les années 30/40 et le Free Cinema dans les années 60), Loach semble avoir ouvert la voie à un nouveau type de création: "le docudrama". Comme son prédécesseur George Orwell, il dépeint des situations contemporaines à leur tournage (majoritairement) et s'attache à décrire des personnages – qu'il ne condamne jamais – ancrés dans un milieu socialement défavorisé, et à comprendre et expliquer leurs comportements. Rousseauiste : la société nous créé tels que nous sommes. Sont dénoncés pêle-mêle les patrons cyniques, les Travaillistes impuissants, les Conservateurs arrogants, les malfrats usuriers, les petits chefs… "Je ne montre pas seulement la surface de la société mais aussi les structures qui la composent. La fiction, la dramatisation de l'histoire, c'est l'aspect visible de l'iceberg, la politique en est la partie immergée". Autant dire 90% de son art.

La révolution par l’image

Largement influencé par le cinéma tchèque et italien et son engagement à gauche du Parti Travailliste (il se déclare lui-même Trotskiste), il bouleverse la télévision et crée des débats politiques intenses autour du manque d'opportunité économique et ses effets psychologiques sur la population. Loach et Garnett espéraient que leurs fictions sociétales feraient bouger les classes moyennes et ouvrières pour réduire les inégalités. Le cinéaste anglais démontre à quel point les hommes sont maîtres de leur destin et non soumis à lui, qu'ils peuvent changer le cours des choses à force de courage et de volonté. C'est en réalisant le téléfilm Cathy Come Home qu'il crée l'événement télévisuel des années 60. Celui-ci raconte la vie misérable de jeunes parents devenus SDF à qui les services sociaux – décrits comme injustes et inhumains – retirent la garde des enfants (un sujet cher au réalisateur qui le reprendra près de 30 ans plus tard dans Ladybird Ladybird). L'impact est considérable: le scandale est repris par la presse, des députés interviennent au Parlement pour modifier la législation afin de venir à l'aide des plus démunis.

Malgré ses succès télévisés, Ken Loach dérange par son audace et ses démonstrations de vérité, et le BBCF [le bureau anglais de la censure] le lui fait payer en l'inondant de bureaucratie. Mais décidé à passer outre, Pas de larmes pour Joy, son premier long métrage, est produit par un producteur d'Hollywood. Puis, par soucis d'indépendance, il monte, avec son collaborateur, de toujours une société de production (Kestrel Films) au moment de la réalisation de Kes, un film bouleversant qui lui apporte la première reconnaissance internationale. Family Life marquera un tournant dans son œuvre : l'aspect proprement psychologique y tient le rôle principal sur fond de critique incriminant une institution (ici médicale). Plus il évoluera, plus il affinera ces aspérités, nos failles. Essentiellement masculines même s'il ne méprise jamais le féminin. Ses personnages, incarnés par des hommes troubles ou innocents (selon les films), sont au centre de l'écran, de son regard, se voient tomber...

Une fois séparé de Tony Garnett (ayant succombé aux charmes d'Hollywood), Ken Loach naviguera entre projets pour la télévision et pour le cinéma tout au long des années 70, avec dans ses tripes, une bonne dose de revendication sociale: Days of Hope retrace le mouvement ouvrier et travailliste entre 1916 et 1926, The Price of Coal est un faux documentaire irrévérencieux sur la visite du Prince Charles dans une mine du Yorkshire, etc... A l'arrivée de Margaret Thatcher et de ses réformes draconiennes, le ton change, se durcit; contre le pouvoir en place, il filme The Gamekeeper, A Question of Leadership, Which Side Are You On?, Time to Go. Ses films déplaisent (Regards et Sourires) et ses projets sont refusés (l'un dénonçant la bureaucratie syndicale et l'autre sur la fermeture d'une usine à Manchester). Le couperet ne tarde pas à tomber: la censure lui interdit la diffusion de certaines œuvres (comme Talk About Work) et il devient difficile de trouver des distributeurs pour ses films. Malgré tout, et grâce au soutien des festivals internationaux, Fatherland et Hidden Agenda voient le jour après d'âpres discussions financières. La reconnaissance et l'aisance viendront bien plus tard, à la chute du régime de Maggie. Lui boit le bouillon.

Baillon rouge

S'il existait un prix du réalisateur le plus censuré de Grande Bretagne, il serait à coup sûr attribué à Ken Loach! La censure outre-Manche travaille dur et a fini par mettre une muselière au sociologue du cinéma durant les années 80. Il dénonce le système capitaliste en tant que force destructrice du lien social, au profit d'une minorité. Mais Loach, insidieux, déstabilise ces "Cupides Stupides". Pourtant, le cinéma britannique frémit : Newell, Leigh, Frears, Gilliam commencent à faire parler d'eux et à séduire le public. Scott est une star. Hitchcock et Lean sont enterrés.
Ken Loach confirme: "Thatcher avait un vrai sens de la lutte des classes, une marxiste inversée. Elle était convaincue que le capitalisme ne pouvait être sauvé qu'en écrasant la classe ouvrière." D'autant que le réalisateur ne se faisait guère d'illusion sur l'action du Parti Travailliste: "La gauche soutient le Labour comme la corde soutient le pendu. Les socialistes ne prennent pas le pouvoir, ils l'abandonnent."

Encore récemment, le BBCF a interdit Sweet Sixteen aux moins de 18 ans sous le prétexte d'un langage trop fleuri. Les chastes oreilles des vénérables membres de l'institution avaient été choquées par les 200 "fuck" et la vingtaine de "cunt". (Oh my God!) Les arguments de Ken Loach tiennent pourtant la route: "Vous vouliez que je leur fasse dire "Juste ciel!"? C'est le langage de la rue, de la cour de récréation. La plupart des jeunes emploient ces mots plusieurs fois par jour. (…) Ils peuvent être choqués par le gore sanglant de la propagande américaine qu'ils sont autorisés à voir, mais pas par ce film. Je me demande quel message le BBCF veut transmettre à ces gens en leur disant qu'ils tombent dans la même catégorie qu'un porno." Rien d'étonnant à cela puisqu'il avait déjà classé les violents et décadents Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain et Les Visiteurs dans la catégorie des interdits aux moins de 15 ans! Si au moins Sweet Sixteen avait choqué pour son contenu, ce gosse laissé à lui-même, devenu racaille pour se faire une place dans cette société cynique...

Pour survivre, le cinéaste élargit son champ de vision pour échapper à la censure et s'intéresser aux mouvements gauchistes dans d'autres époques et sous d'autres cieux – comme si l'espoir révolutionnaire était plus facile à vivre sous d'autres latitudes. Sa rencontre avec l’ancien avocat Paul Laverty, ayant vécu en Amérique centrale et à Los Angeles, va être la plus grande révolution de son cinéma. Ils ne se quitteront plus.
Carnets de voyages latinos où le sang chaud se déverse dans des tragédies universelles et des combats du quotidien. Land and Freedom traite de l'engagement d'un jeune Anglais dans la guerre d'Espagne, Carla's Song raconte l'histoire d'une jeune militante sandiniste et de son ami Ecossais au Nicaragua, Bread and Roses évoque la lutte d'employés "hispanos" d'une société de nettoyage contre leurs patrons en Californie. Et pourtant, le message sous-jacent prônant l'égalité passe quand même. Passionné de débats et de collisions d'idées, il organise des scènes d'échanges d'opinions dans ses films (sur la collectivisation des terres dans Land and Freedom, sur l'adhésion ou non à un syndicat dans Bread and Roses). Même si le point de vue de Ken Loach y est plus qu'apparent, l'équilibre du temps de parole se fait toujours entre chacune des parties… démocratie oblige! Que l'on parle de ballon rond ou d'immigration.
Il n'oublie jamais que son cinéma est une tribune. Joutes oratoires où les personnages prennent la parole pour exposer leurs opinions ou convaincre les autres du bien fondé de leur position. Le débat sur un traité politique se tient même dans un tribunal. Justice et égalité. Autrement dit, la politique se constitue, prend forme, s'épanouit de la manière la moins abstraite qui soit: avec des corps, des regards, des voix. Avec une fois de plus, un rôle prépondérant et déterminant donné aux femmes (comme Blanca dans Land and Freedom, Carla dans Carla's Song, Maya dans Bread and Roses). Elles illuminent nos pénombres, rayonnent quand l'Histoire est dans le noir.

Ken le vétéran

La véritable renaissance artistique de ce philanthrope contestataire explose dans les années 90 avec la création de Channel 4, la renaissance du cinéma anglais (de palmes d'or en hits au box office) et la venue des productrices Sally Hibbin et Rebecca O'Brien dans son équipe, qu'il ne quittera plus désormais. Même si le monde du travail reste le sujet de prédilection du réalisateur, son style évolue. Il y a toujours ce mélange de nostalgie et d'irrévérence, de lucidité et de foi qui transperce jusque dans les titres de ses films. Du simple et sobre My name is Joe (l’un de ses plus beaux films autour d’un seul individu) au doux amer Sweet sixteen en passant par le refrain d'un poème... Il bascule de films historiques en propos contemporains, il tisse une œuvre épique et pessimiste, poétique et humaniste sur fond de conflits permanents, destructeurs, lyriques, souvent romantiques. Le cinéma de Loach est un souffle. Celui qu'on expire jusqu'au dernier moment pour assassiner les vautours ou celui qui permet de grimper l'infranchissable... Ce vent qui nous pousse, qui nous envole... Qui nous lève.

Il ajoute parfois l'humour à l'analyse sociale et politique, toujours aussi implacable (comme dans Riff-Raff, un manifeste de l'anti-thatchérisme). Ses héros sont populaires, chaleureux, sympathiques et pratiquent volontiers l'"expropriation révolutionnaire". Jurys et spectateurs adhèrent plus facilement. Dans Raining Stones, les deux compagnons confisquent à peu près tout et n'importe quoi, tels deux moutons égarés sur le gazon de golf (tondu de près) des Conservateurs; dans My Name is Joe, le coach laisse piller un magasin de sport pour équiper les footballeurs qu'il entraîne... La fin justifie les moyens, même si cela finit souvent mal (Le vent se lève, Moi Daniel Blake, ses deux Palmes d’or). Des actes isolés et individuels, non des mouvements collectifs, mais qui ont leur impact. On est passé du grand soir au petit matin, de la révolution à la guérilla, de la quête d’un changement global à l’espoir d’un changement personnel (La part des anges, Sorry we missed you).

Un cinéma de plus en plus fédérateur... en France

Ce qui fait la force du réalisateur est de ne jamais tomber dans le misérabilisme ou le démagogique, même si, parfois, en terrain conquis, il oublie parfois la nuance: il observe, dissèque, analyse d'un œil à la fois impassible mais aussi froidement humain. Certains diront qu'il a perdu de sa ferveur caustique et virulente (comme dans Just a Kiss, histoire d'amour inter-ethnique/religieuse compatissante) mais à près de 70 ans, ce réaliste n'a rien perdu de sa verve. Le Vent se lève le prouve. Loin de la simple reconstitution historique relatant la révolution irlandaise, il prend le parti de montrer les méfaits d'une guerre civile qui déchire les familles, brise les amitiés et anéantit les fratries. Regard pacifiste qui se fond dans ces idoles brûlées, utopies saccagées au nom de rien, et surtout pas du bien. Ces films gagnent en sensualité, en émotivité, en sensibilité. Il demeurent polémistes et toujours ancrés dans le présent, ce futur passé qui laisse traces et séquelles... Il réitère ce lyrisme dans Jimmy’s Hall autre film historique et irlandais.

Mise au poing

Depuis plus de 40 ans son cinéma respire une forme de simplicité et une certaine vérité, terrain idéal pour faire entendre les marginaux de la société. Alternant non-professionnels, habitants du lieu où il tourne et vedettes, il donne corps et chair à ces sujets. Il prend le temps de discuter avec eux pour connaître leur parcours et leur vécu, afin de savoir si ça "colle". L'essentiel pour le cinéaste est de ne pas tricher. Tout sauf le factice, mais rien contre l'artifice. Il veut garder les émotions intactes de la première lecture du scénario (qu'il ne donne qu'après chaque scène pour ne pas faire tomber l'effet de surprise) et privilégie les improvisations dans les scènes difficiles (comme les disputes). Toute son idéologie passe par la définition des personnages, des Monsieur-tout-le-monde souvent hauts en couleurs, aux caractères bien trempés et une sensibilité à fleur de peau. Il refuse de polir les accents marqués des acteurs (souvent du Nord de la Grande Bretagne) et leur langage parfois trivial pour plus de rentabilité commerciale. Le naturel prime, que cela plaise ou non. Prolo ou pas. C'est ainsi que pour Riff-Raff et Sweet Sixteen des sous-titres anglais ont été nécessaires pour la diffusion aux Etats-Unis! Là-bas il est un étranger, à bien des égards.

Dans sa façon de tourner, Ken Loach emporte l'auditoire par sa spontanéité et son aisance à faire du petit détail du décor naturel typique un acteur essentiel (car il ne tourne jamais en studio). Les dialogues sont filmés avec une certaine distance, où les acteurs sont vus en buste comme si les spectateurs étaient réellement en face d'eux. Même les séquences d'action pure (comme les batailles dans Land of Freedom ou du Vent se lève) sont loin des explosions numériques, au profit de sentiments plus profonds. Sentimental il l’est, que ce soit dans l’humour (Looking for Eric), la compassion (Moi Daniel Blake), l’initiation (La part des anges) ou la dépression (Looking for Eric, où le foot a remplacé la religion).

Sociétal

Il aborde, souvent avec un temps d’avance sur la société, des sujets aussi variés que le harcèlement sexuel et les travailleurs détachés (It ‘s a free world, titre bien ironique sur la libéralisation des marchandises comme des hommes), le communautarisme, l’identité et la double culture (Ae fond kiss), la guerre en Irak (Route Irish) ou la spirale infernale des chômeurs âgés et mères célibataires (Moi Daniel Blake). A chaque fois, il se penche au chevet d’une société malade où les exclus tentent de survivre dans un drame dicté par les élites.

Ainsi le cinéaste anglais reste fidèle à ses engagements même si certains critiques lui reprochent la manière trop didactique de ses démonstrations (on a parfois parlé de "réalisme socialiste" de façon bien excessive!). Peut être est-ce un combat d'arrière garde, mais à l'heure des gros canons, on peut être sensible à la "petite musique" de Ken Loach, qui sait nous rappeler que malgré certaines prédictions, l'Histoire n'est pas finie... Et "celui qui ne connaît pas l'Histoire est condamné à la revivre" (Karl Marx). Même s'il n'a cessé de montrer les fêlures et les limites de l'Homme, il a aussi présenté le chemin vers le changement, la rédemption et le progrès. Beaucoup ont emprunté sa voie, défrichée. Parfois plus caustique. Souvent moins brut. Loach l'humble mécano rêveur sait bien qu'il n'est qu'une pierre à un édifice dont le toit brûle. Prières, bières, came, foot, fric, "guns", grève, tout cela est en surface, des "McFuffins" shakespeariens. Sous cette crasse existentielle brille l'amour. Et les idées / idéaux. L'Homme dans son entière dignité, dans sa beauté.

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