Angelina Jolie revient plus "maléfique", charismatique, magnétique que jamais. Quatre ans qu'on ne l'avait pas vue au cinéma (et encore Vue sur mer n'a été vu par personne). Donc cinq ans après son dernier succès, le premier Maléfique, la star de Guerlain a enchainé ses derniers mois les tournages chez Disney: Come Away (d'après Peter Pan) et le prochain Marcel, Les Eternels. On la verra aussi dans un thriller-western d'époque assez dark, Those Who Wish Me Dead.



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Tout semble sourire à la jolie Hilary Swank. Yeux rieurs, regard franc, rien n’arrête cette femme d’allure fragile. Deux fois nommée aux Oscars, elle a gagné la statuette à chaque coup. Elle tourne avec des réalisateurs prestigieux tels que Clint Eastwood ou Christopher Nolan. Et la dame brune dans le Dahlia Noir de Brian de Palma. Ce n’est pas tout : sa plastique élégante sert la nouvelle campagne publicitaire du parfum de Guerlain... Glamour brut.

Un parcours qui a tout du sans faute. Pourtant, avant sa prestation androgyne dans Boys don’t cry, son acte de naissance à Hollywood, Hilary a du galérer pour s’imposer. Née à la fin de l'ère Nixon à Lincoln chez les conservateurs du nebraska, elle grandit ensuite dans le très progressiste Etat de Washington près de Seattle. C’est en sport que la frêle Hilary se distingue d’abord : cinquième de l’Etat de Washington en gymnastique, elle participe également aux Jeux Olympiques junior de natation. Les épaules sont larges. Mais le théâtre l’attire davatange. Son premier rôle est celui d’un garçon : Mowgli, dans le Livre de la Jungle. Hilary Swank aime les défis. Pour la féminité, on repassera.
A 16 ans elle déménage, comme le veut la tradition (le cliché ?), à Los Angeles : elle sera actrice, comme d'autres sont politiciennes, avec ambition. Mais Hilary ne lâche pas ses études pour autant, et poursuit sa scolarité au lycée de Pasadena. Très vite, elle décroche quelques jobs dans de mauvais sitcoms tels que "Quoi de neuf, docteur ?", "Evening Shade" ou "Harry et les Henderson". Passage obligé sur la route sinueuse du succès. Sur sa lancée elle obtient un rôle régulier dans une série de la chaîne ABC, "Camp Wilder", mais aussi son premier rôle sur grand écran dans "Buffy contre les vampires", un nanar avec Christy Swanson, Luke Perry et Donald Sutherland qui a le mérite ( ?) d’avoir inspiré la série à succès du même nom, catégorie navets du début. Hilary Swank ne se fait pas réellement remarquer avec ce personnage, très secondaire et ingrat, : une amie jalouse de la célèbre chasseuse de vampires. (A noter : une VF québécoise tordante où au lieu de s’appeler Buffy, l'actrice principale porte le sympathique nom de « Bichette »... Dur pour elle. Explication : « Buff »=chamois en Anglais, donc « Buffy » devient « Bichette » au pays du mot a mot).
Hilary a alors 18 ans, sa jeune carrière semble amorcée. Deux ans plus tard elle interprète, toujours pour le cinéma, le rôle d'une jeune orpheline, Julie Pierce, dans "Miss Karate Kid". Prestation très physique, une fois de plus, pour un film par ailleurs assez navrant. Elle enchaîne encore les cachets (télévision, films à petit budget), jusqu'à obtenir le rôle de Carly Reynolds, petite amie de Steve et mère célibataire dans la série "Beverly Hills", en 1997. Sa présence y est très remarquée. Seize épisodes plus tard, son personnage est supprimé. Motif invoqué par les producteurs: les téléspectateurs n'aimaient voir Steve avec une seule femme !
Une chance pour Hilary qui passe alors le casting de Boys don't cry, de Kimberly Pierce, l'histoire dramatique et vraie d'une femme, Teena Brandon, qui vit déguisée en garçon, et finit violée et assassinée. Hilary s’abandonne dans la composition de ce personnage fort. Tour à tour homme et femme, virile et féminine, brutale et sensuelle, elle « est » littéralement Teena Brandon à l’écran, avec un naturel déconcertant. Le personnage sensible lui colle à la peau. Elle reçoit, à la surprise générale, le Golden Globe de la meilleure actrice puis l'Oscar, battant Annette Bening, Julianne Moore et meryl Streep. Brutalement, Hilary Swank est devenue une tête d'affiche. Les propositions s’accumulent : femme martyrisée par Keanu Reeves dans Intuitions (2001), un thriller surnaturel de Sam Raimi, elle est malheureusement éclipsée par la belle prestation de Cate Blanchett, seul effet « spécial » réussi du film. Puis l'admiratrice déothologiquement correcte du flic corrompu Al Pacino dans Insomnia (2002), film noir sans nuit de Christopher Nolan. Encore un second rôle, mais sa présence lucide, apaisante offre au film ses rares lueurs optimistes. Le grand public découvre la beauté simple de l’actrice, son charme évident. Pas loin de Frances McDormand dans Fargo.
En revanche, elle ne réussit pas à sauver de l’ennui Fusion - The Core (2003), morne voyage au centre de la terre par l’auteur peu inspiré de Copycat et Haute Voltige, où elle peine à exister entre deux scènes d’action. Retour plus heureux avec 11h14, une comédie trash dans laquelle plusieurs événements viennent se greffer à un accident de voiture survenu en pleine nuit. L'affaire du collier la plombe. Swank, étoile filante? Il est rare qu'une oscarisée voit sa carrière virer au désastre? Paltrow, Sorvino and co peuvent témoigner du contraire.
Humour et maniérisme au rendez-vous pour cette série B qui, sans dépasser l’exercice de style, ne manque pas de fun. En 2005, c’est la consécration. Comeback où elle va tout rafler quand des Blanchett ou Keener peinent à devenir soit "bankable" soit oscarisables" malgré leur indéniable talent. Elle rafle pour la deuxième fois (en seulement deux nominations) l'Oscar de la Meilleure actrice grâce à sa performance dans Million Dollar Baby de Clint Eastwood. Un exploit. Elle y joue une boxeuse qui en veut, qui gagne, mais qui va tout perdre en un combat. Encore un rôle de garçon manqué tragique. Et, mine de rien, elle rejoint du même coup le club huppé des actrices ayant reçu deux fois l’Oscar en autant de nominations, aux côtés Vivien Leigh, Helen Hayes, Sally Field et Luise Rainer. Des actrices qui, comme Hilary, ont brillé dans leur métier sans trop en rajouter dans leur vie « médiatique ». Humblement, sans cracher sur les seconds rôles intéressants ou les premiers rôles peu « sexys ». Pas vraiment un comportement de star, donc. D’où une notoriété réelle auprès du grand public et des cinéphiles, mais qui tient peut-être plus de l’estime ou du respect que de la fascination béate et passionnée du fan. On la connaît davantage pour ses films que pour elle ou sa plastique. Chose rare à notre époque.

Le nom de famille de Hilary a tout d’un faux ami : « Swank » veut dire « frimer » en anglais. Pourtant, au vu de son début de carrière fracassant, elle aurait de quoi.

éric


 
 
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