Brillante Mendoza est prolifique: en moins de 15 ans, il a tourné près de 20 longs métrages, fiction ou docu, des courts, des segments de films, des séries TV. Il revient avec Alpha the right to kill, thriller sur la drogue, prix spécial du jury à San Sebastian. Et on attend toujours Lakbayan, présenté à Busan l'automne dernier, coréalisé avec Lav Diaz et Kidlat Tahimik.



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LITTLE BIG MAN





Gainsbourg se rêvait peintre, il est devenu musicien de légende. Madonna ambitionnait de devenir danseuse, elle a fini icône de la pop. Il est des destins comme ça, fulgurants, qui naissent d’une faille, d’un échec. Dustin Hoffman voulait être pianiste. Pas assez bon, il s’est rabattu sur la comédie. Par défaut. Pour emballer les filles aussi. Elle est loin l’époque où il jouait du tambour sur le toit de son immeuble avec son ami et colocataire Gene Hackman pour imiter Brando, leur idole, qu’ils avaient entendu jouer dans un club. Depuis, il a rejoint Brando dans le cercle des monstres hollywoodiens. Pas pour sa beauté mais quand même aussi pour son physique et la façon dont il en joue. Hackman le surnomme Hook (Crochet) en référence à ses rôles dans le film éponyme de Spielberg et dans Nerverland. Mais Hoffman ressemble davantage à Peter Pan, le petit prince du pays imaginaire. A Magorium aussi. Malgré les cheveux blancs, il conserve d’ailleurs son expression juvénile, celle qui lui permit, alors qu’il était âgé de trente ans, de se voir offrir par Mike Nichols le rôle d’un homme de vingt ans dans Le Lauréat, le film qui lança sa carrière. Hoffman décline pleinement l’expression jouer la comédie. Il a toujours aimé se déguiser, changer de peau. Le transformisme est sa marque de fabrique. Acteur travesti dans Tootsie, autiste dans Rain Man, centenaire dans Little Big Man, bagnard dans Papillon, ses personnages sont souvent l’occasion d’une surprenante métamorphose. Exigent, perfectionniste, on le dit difficile à vivre sur un plateau. Au moment du tournage de Rain Man, la rumeur prétend que Cruise et Hoffman se comportent comme deux gros égos sur pattes. De quoi illustrer le proverbe sur les hommes de petite taille. Pourtant, du moment qu’ils lui plaisent, Hoffman accepte les seconds rôles avec le même enthousiasme que les têtes d’affiches alors même qu’il est au top de sa carrière. Une belle preuve d’humilité pour cette star internationale qui peut se targuer d’avoir travaillé avec les plus grands et exhiber les deux Oscars qu’il a reçus, l’un pour Rain Man, l’autre pour Kramer contre Kramer, film emblématique d’une époque où le divorce devenait la norme. Certes, depuis quelques années, sa filmographie brille moins et ses apparitions sont plus laborieuses. Mais là encore, il l’accepte avec une humilité troublante, déplorant le fait qu’un acteur se voit proposer des rôles de moins en moins variés avec l’âge. La marque d’un grand homme qui, de toute façon, est déjà une légende.

Karine


 
 
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