Edward Norton se fait rare depuis Birdman et The Grand Budapest Hotel il y a 5 ans. Oh certes on l'a entendu dans Sausage Party et L'ile aux chiens. On l'a croisé dans Beauté cachée et il a fait un caméo dans Alita. Mais il faut dire qu'il écrivait, préparait, produisait, réalisait et jouait dans le film de sa vie, Brooklyn Affairs.



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Après 10 ans de carrière, Jack O'Connell a enfin le vent en poupe depuis le début de l'année 2014. Un regard à dégrafer vos robes et pantalons, des faux airs de bad boy accentué par ses nombreux tatouages, un torse gonflé de muscles et un accent cockney, Jack O'Connell s'impose dès qu'il paraît à l'écran. Fuyant le star system, la révélation de la série Skins (2009-2013- préfère déambuler en jean très taille baisse devant les journalistes plutôt qu'en costume Dior. N'ayant pas sa langue dans sa poche, il assume ses bêtises (comme avoir trompé son ex-girlfriend Kaya Schodelario avec une prostituée) . Rebelle, sexy et talentueux jusque dans ses entrailles, l'acteur prend aux tripes lorsqu'il est devant une caméra.

Né en 1990 d'un père irlandais et d'une mère anglaise, Jack quitte l'école à 15 ans pour se retrouver sur les plateaux. En 2007, à 17 ans, il est au générique du film This is England. Après un premier tatouage à 16 ans, le jeune acteur enchaîne ensuite beaucoup (trop) de rôles de bad boy au point de se faire surnommer «Jack The lad». "C'était une sorte d'obligation là d'où je viens [Derby, en Angleterre], j'ai passé ma jeunesse à véhiculer une image de dur!" Issu d'une famille très modeste, il découvre le théâtre à l'école. C'était une option gratuite. Sans ça, il n'aurait pas pu se payer des cours. Parti de rien le voici sur la voie du succès: "Je ne fais pas ce métier pour la gloire mais pour que ma mère et ma sœur aient une belle vie'' confie l'acteur à la presse française lors de son passage l'année dernière. Élevé en bon catholique irlandais, il perd la foi en cour de route et l'immortalise par le tatouage d'une croix abîmée. Foi qu'il a sans doute perdu après la mort de son père en 2009.

S'il est un habitué des plateaux, ce n'est pourtant qu'en 2007 qu'il rencontre le succès auprès des minettes en incarnant James Cook dans la série Skins en jeune casse-cou charismatique prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Depuis il semble abonné aux rôles de brutes épaisses.

Parallèlement à cette aventure cathodique, l'acteur apparaît en chef de meute inquiétant dans Eden Lake (2008, prix du meilleur acteur à Fantsporto) puis continue de jouer les durs dans Harry Brown (2009) et le dernier 300: la naissance d'un empire (2014), exhibant ses muscles saillants.

Depuis un an, sa cote explose. D'abord avec les poings contre les murs de David Mackenzie (il est nommé aux British Independent Awards). Dans ce drame carcéral, Jack O'Connell offre une interprétation bluffante. Pour incarner Eric, un ado si violent qu'il est transféré dans une prison pour adulte où, accessoirement, son père purge une peine, il n'hésite pas à jouer entièrement nu et à donner de sa personne, boxe comprise. Il enchaîne avec 71 de Yann Demange. Mais pour une fois, il s'offre un rôle de candide, subissant la guerre malgré lui, partagé entre l'impuissance et la survie. Rien d'une petite frappe ou d'un brutal. Il est le soldat malgré lui. Son jeu fait apparaître une palette de nuances plus large qu'auparavant. Et transperce l'écran, puisqu'il porte le film sur ses (larges) épaules.

Ce n'est donc pas une surprise qu'Angelina Jolie l'enrôle pour être tête d'affiche de son prochain film, Unbroken où il incarne Louis Zamperini, l'athlète olympique et ex-prisonnier militaire des Japonais (1943-1945) récemment décédé. Un véritable sésame à Hollywood pour cet acteur que l'on verra également à l'affiche du prochain film de Justin Chadwick (Deux sœurs pour un roi) aux côtés de Cara Delevingne, Zach Galifianakis et Christoph Waltz, Tulip Fever, une romance en costumes d'après le roman de Deborah Moggach.

Talentueux, beau garçon et rebelle, Jack O'Connell admire Tim Roth et Tom Hardy. Deux belles références qui vont assez bien avec sa personnalité. Lui ne mise que sur la longévité de sa carrière.

cynthia


 
 
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