Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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 (c) Ecran Noir 96 - 24


Warner  

Production : Sandra Bullock, Marc Lawrence, Castle Rock, Village Roadshow, Fortis films
Distribution : Warner Bros. Pictures
Réalisation : John Pasquin
Scénario : Marc Lawrence
Montage : Garth Craven
Photo : Peter Menzies, Jr
Décors : Maher Ahmad
Son : Mark Weingarten
Musique : John Houlihan
Maquillage : Pamela Westmore
Durée : 115 mn
 

Sandra Bullock : Gracie Hart
Regina King : Sam Fuller
Enrique Murciano : Jeff Foreman
William Shatner : Stan Fields
Ernie Hudson : McDonald
Heather Burns : Cheryl
Treat Williams : Collins
 

site officiel
 
 
Miss Congeniality 2: Armed and Fabulous


USA / 2005

13.04.05
 

Même si le phénomène n’a pas vraiment atteint l’hexagone, les premières aventures de ce personnage avait obtenu le statut envié de comédie semi-culte en Amérique. Miss Détective (devenue Miss FBI par on ne sait quel jeu de mot) était tombé sur la mystérieuse recette du blockbuster sympathique et sans prétention. Malgré une accroche digne des plus pauvres épisodes des « Deux font la paire », le film, produit par Sandra Bullock elle-même, avait crée la surprise au Box Office avec plus de 106 millions de $, uniquement aux USA. Quoi de plus naturel alors que de remettre le couvert avec un bon vieux sequel de derrière les fagots. Heureusement que les cadres des studios Warner sont là pour nous faire profiter de ce type d’idées brillantes. Bien sûr, il a fallu le temps, selon la formule consacrée, de trouver un scénario à la hauteur du premier et que les quelques protagonistes acceptent de rempiler. Selon le producteur et scénariste Marc Lawrence, ami fidèle de la belle Sandy depuis Un vent de folie, en 1999, puis sur L’amour sans préavis (qu’il réalisa) et la première épopée de l’agent Hart : « Le charme et l’humour du premier film résidaient dans ses personnages – non seulement l’ineffable Gracie mais aussi sa copine Cheryl, qui raflait la couronne de miss Etats-Unis, ou encore le maître de cérémonie, Stan. Je pense que beaucoup de gens sont curieux de savoir ce qu’est devenue Gracie. »




Bullock, productrice et véritable patronne du film, et Lawrence tombèrent bien vite d’accord sur le choix du réalisateur. John Pasquin qui commença par faire ses gammes du coté du théâtre passera peut-être à la postérité pour avoir réalisé quelques épisodes de « Papa bricole », la série dont la star Tim Allen, en fin observateur, réussira à se mettra le jeune homme sous le coude pour ses projets futurs. Pasquin réalisera en effet, aux cotés de celui qui n’est pas du tout le frère de Woody Allen, des films d’art et d’essai tels que Super Noël, Super Papa, et le remake d’Un indien dans la ville. Pour Lawrence, l’essentiel n’était manifestement pas de jouer les mécènes au service d’un auteur : « Il est réceptif aux acteurs, à la motivation et à la vérité d’une scène. Des qualités auxquelles s’ajoutent une totale maîtrise de la caméra et de grandes facultés d’invention visuelle. »
Sans aller pour autant jusqu’à la revendication politique, l’envie de Sandra Bullock était de défendre un projet qui pouvait mettre en avant une vision différente de la femme flic et de sa position à Hollywood : « C’est une idée à laquelle je revenais périodiquement : je voulais offrir à Gracie une nouvelle partenaire. Pourquoi les hommes aurait-ils l’exclusivité des « films de potes » et des duos comiques ? Nous avons besoin de retrouver des femmes dans ces rôles. Et puis, ce film parle, entre autres sujets, de l’amitié et de la façon dont celle-ci surgit parfois à l’improviste entre deux êtres qu’on croyait sur le point de s’entrégorger. ». Sans opposer des caractères opposés et possiblement complémentaires, comme c’est la règle dans les buddy movies, Miss FBI 2 confronte deux personnalités féminines dures à cuire, en conflit constant, jusqu’à ce qu’une éventuelle amitié puisse en naître. Voilà constituée l’originalité et la raison d’être de ce distrayant objet audio-visuel.
 
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