90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



Cold Blood Legacy
Douleur et Gloire
Fight Club
Hard Paint
Just Charlie
Le Chinois et moi
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Mr Local
Passion
Permanent Green Light
Séduis-moi si tu peux
Swing Time in Limousin
The Dead don't Die
Tous les Dieux du ciel



C'est ça l'amour
Synonymes
90's
Ne coupez pas!
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra



Captain Marvel
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Triple frontière
Entre les roseaux
Dumbo
Los silencios
La Lutte des classes
Shazam!
Tel Aviv on Fire
Terra Willy, planète inconnue
Tito et les oiseaux
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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La mémoire dans la peau (The Bourne Identity)


USA / 2002

25.09.02
 



LE PROFESSIONNEL





«- Comment t'oublier? Tu es la seule personne que je connaisse.»

Il existe une grande tradition méconnue dans le cinéma américain, celle du polar paranoïaque : lorsque le héros est à la fois chasseur (de vérité) et chassé (par les méchants), tout en étant situé au coeur d'un immense mensonge. North by Northwest en est la quintessence. Mais nous pouvons aussi faire le lien avec Le Fugitif, Sens unique, ou encore Minority Report. Le héros est traqué par ses propres chefs, acculé dans des impasses, piégé par le système dans un labyrinthe initiatique. Il est normal que le genre soit revigoré par notre époque : nous n'avons jamais été autant manipulés, observés, surveillés, culpabilisés. Chercher à échapper au système c'est une façon de rejoindre une forme de lucidité et de connaissance de soi.
The Bourne Identity est une très bonne surprise. Avec un scénario solide qui n'abrutit pas le spectateur, quelques passes d'armes admirables et des personnages consistants, la production hollywoodienne dénote de ses rivales. Les séquences d'action sont captivantes et dynamiques. Mais le plus passionnant est l'aspect psychologique qui enrichit le suspens macchiavélique. Avec un couple ni vraiment beau ni vraiment banal, mais judicieux et audacieux, le film n'hésite pas à explorer deux personnalités aussi étranges qu'attirantes. Potente apporte une épaisseur et une fragilité hésitante qui est rare dans le cinéma d'action, loin des blondes hystériques ou des névrosées à dépuceler. Quant à Damon, il continue à jouer les prodiges mal dans leur peaux. Il passe de l'air hagard et paumé au regard certain de trouver sa voie à défaut de retrouver le chemin. Surdoué Will Hunting, talentueux Monsieur Ripley, le voici génial et astucieux anonyme Bourne. La fin apparaît du coup totalement logique et complètement crédible, malgré ses allures romanesques.
Bourne Identity s'amuse aussi avec nos nerfs, variant les décors, accélérant le rythme quand il le faut, jouant au chat et à la souris avec les indices. Si les détails font apparaître quelques erreurs dans les cohérences géographiques, on reconnaîtra un grand souci de perfectionnisme quant à l'utilisation de l'Europe comme cadre de ce script. Une Europe un peu datée artistiquement (très années 70) regretteront certains. Mais ce cliché du film d'espionnage fait aussi parti d'un plaisir intemporel dans le cinéma américain : celui de l'exotisme des situations et la complexité des interactions.
Dans le registre, «l'ennemi est à l'intérieur», à partir d'un objectif plasible (faire de certains hommes des machines à tuer), on se retrouverait presque en terrain familier, entre complots politiques et opportunisme individuel.
Bizarrement dénué de morale, le film place juste l'humain au dessus de toute cette mécanique. Ce qui en soi est déjà bien. C'est ce qui explique tous ces beaux moments de silence et de non dits, d'actes altruistes et de don de soi, entre ces deux personnes qui n'ont rien à perdre, si ce n'est découvrir leurs sentiments au milieu de cette tumultueuse odyssée.
 
vincy

 
 
 
 

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