Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 37

 
Paparazzi


France / 1998

29.04.98
 



TIR A VUE





Ce nouveau film d'Alain Berbérian possède autant de défauts que de qualités. Difficile d'être indifférent ou emballé.
Toujours en train de zoomer sur le strass et les stars, s'amusant à rendre flou et mal cadré la limite entre fiction et réalité, cette cruauté-story qui se mange froide est un règlement de compte avec cette profession qui manque de foi. Simpliste mais bien fait, intéressant mais pas assez acide.
Ici l'argent est roi. Et cette "comédie" tournée et montée en 4ème vitesse n'en manque pas. La technique est nickel; le scénario est co-écrit par quelques plumes réputées; sans parler du casting quasi césarisé (Baye, Frot, et les nominés Lindon, Timisit...). Une "comédie" à la française qui tente le pari d'équilibrer une certaine réflexion avec une dose de rire indispensable.
Mais à trop mélanger les genres, Berbérian signe un très bon divertissement, plus dramatique et noir que comique et léger. Si l'histoire traîne en longueur sur la fin, si on ne comprend pas l'existence du personnage d'Isabelle Gélinas (invraisemblable chanteuse inventée) face à des réelles guest-stars (mention spé à Bruel), si, enfin, le traitement du scénario est un peu "déjà vu", on peut dans le même temps, apprécier d'autres aspects du film.
Parmi eux, le couple attachant Timsit-Lindon (deux personnages crédibles, bien écrits), la grâce de Nathalie Baye et quelques sarcasmes sur le métier et ses alentours: attachées de presse, éditeurs, ... Vu sous cet angle, le film dévoile bien les coulisses d'un sale job, fascinant.
Malgré quelques clichés éculés, un message dénué de jugement, une victime peu meurtrie et un paparazzi qui s'en sort plutôt bien, le film frappe fort, très fort dès qu'il pointe sa caméra sur les rédactions. Le manque d'émotion - pourtant de svies y sont saccagées - l'absence de rires francs rendent ce film sans profondeur, plutôt flou, un peu comme un reportage de Voici ou Gala. On se croit dans l'intimité des stars et d'un métier. Et finalement on n'apprend rien. Et surtout le lecteur/spectateur s'en sort indemme.
 
vincy

 
 
 
 

haut