Le nouveau film de Nadav Lapid navigue en terrain miné : écrit, réalisé, puis présenté à Cannes alors que l’État d’Israélien poursuit une politique de destruction systématique et de génocide à Gaza (il se murmure même que c’est en raison de ce contexte géo-politique “compliqué” que le film est présenté
Auteur/autrice : MpM
Cannes 2025 | Résurrection : Bi Gan enchante la compétition avec une fable onirique sur le cinéma
C’est seulement son 3e long métrage, et pourtant Bi Gan a déjà rejoint le très sélect club des cinéastes qui bâtissent une œuvre globale et cohérente, habitée par les échos et les correspondances, et dont le moindre plan est immédiatement reconnaissable. Le cinéaste chinois imprime en effet une marque unique
Cannes 2025 | Jeunes mères : un Dardenne classique, mais étonnamment lumineux
Voilà longtemps que l’on n’avait pas été convaincu par un film des frères Dardenne. Depuis quinze ans, les deux cinéastes semblaient appliquer à toutes leurs histoires la même recette indigeste de drame social prêt-à-l’emploi. Avec Jeunes mères, ils s’extraient momentanément de ce cinéma systémique pour se concentrer sur le destin
Cannes 2025 | Romeria de Carla Simon, formidable cartographie intime
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa
Cannes 2025 | La lumière ne meurt jamais de Lauri-Matti Parppei, feel good movie mélancolique
Découvert à l’ACID à Cannes, La lumière ne meurt jamais (A light that never goes out) met en scène Pauli, flûtiste classique de premier plan qui traverse un épisode dépressif sévère, et se retrouve contraint de retourner vivre ponctuellement chez ses parents. Sur un sujet presque rebattu (on ne compte
Cannes 2025 | Alpha de Julia Ducournau : ceci est leurs corps
Alpha, 13 ans, est une adolescente agitée qui vit seule avec sa mère, infirmière. Leur monde s’écroule le jour où elle rentre d’une soirée avec un tatouage sur le bras. L’aiguille était-elle stérilisée? Après Titane et sa palme d’or en 2021, on s’attendait à ce que Julia Ducournau revienne au
Cannes 2025 | Qui est Carla Simon, réalisatrice de Romería ?
Trois longs métrages, trois sélections prestigieuses dans un grand festival international : Carla Simon peut se targuer d’un palmarès que certains cinéastes chevronnés n’obtiendront jamais. D’autant que pour sa première fois en compétition à Cannes (avec le film Romería), la réalisatrice catalane arrive toute auréolée de l’Ours d’or qu’elle a
Cannes 2025 | Amélie et la métaphysique des tubes : une adaptation tendre à hauteur d’enfants
Vingt-cinq ans après sa parution, Métaphysique des tubes, neuvième roman d’Amélie Nothomb devenu culte, retrouve une seconde jeunesse sur grand écran grâce à une adaptation animée tout en douceur qui s’adresse résolument à un public familial. S’appuyant sur la voix-off de la petite Amélie qui raconte ses premières années de
Cannes 2025 | Trois questions à Félix Dufour-Laperrière pour La Mort n’existe pas
La mort n’existe pas, le 4e long métrage du cinéaste québécois Félix Dufour-Laperrière, aborde frontalement la question de l’engagement politique, et plus spécifiquement du recours à la violence. Une question impossible, traitée avec beaucoup de subtilité et de justesse dans un film mental à la beauté saisissante qui suit une
Cannes 2025 | Avec Die my love, Lynne Ramsay explore les méandres d’une psyché blessée
Grace et Jackson fuient New York et décident de fonder une famille dans l’immensité sauvage du Montana. Mais quand leur fils naît, lasse et en proie à une solitude grandissante, Grace sent sa réalité lui échapper. Peu à peu, elle perd pied, fragilisée par une maternité qu’elle affronte presque seule.
