Des flops et des hits. Des hommes sexys et une animation asiatique en pleine forme. L’année a été pauvre en bons blockbusters. Hollywood aurait-elle perdu la main?
THE SEXIEST CAST OF MARVEL
S’il fallait n’en garder qu’un, sauvons Les Quatre Fantastiques : Premiers pas. Et pas seulement pour Pedro Pascal, dont le charisme et la moustache, en plus de ses prises de position engagées ont fait le buzz toute l’année. Dans cette superproduction, l’atmosphère des années 1960 (merci au chef déco qui s’est amusé avec un vintage rétro futuriste) et un beau casting (Pascal, Vanessa Kirby, Joseph Quinn, …) ont redoré le blason de Marvel. Le studio est clairement en perdition ces dernières temps. Trois films en 2024 et aucun qui ne passe le cap des 500 millions de dollars. Surtout, le scénario remet de l’humain, que ce soit dans les combats, l’intrigue ou les prises de décision « géopolitiques ». Malheureusement pour la team, ce fut un fiasco au box office.
THE SEXIEST MAN ALIVE
Deux autres déceptions pour les spectateurs : la suite de Wicked et le nouveau Jurassic World (façon reset plus que renaissance). Le premier n’a pas tenu la longueur d’un dyptique. Le second, efficace, n’a pas su renouvelé la franchise malgré un casting bien meilleur que les quatre opus précédents. Reste Jonathan Bailey, prince charmant maudit dans Wicked et scientifique curieux mais pas téméraire dans Jurassic World. Nommé l’homme le plus sexy de la planète par People, il est le premier mâle ouvertement gay à obtenir ce titre médiatique. Dommage que dans Wicked la scène où il se bat torse nu et abdos saillants ait été coupée. Alors que dans Jurassic World, son bulge bien visible a été l’un des « memes » les viraux de l’année.

IN THE MOOD OF ANIME
À l’est, du nouveau. Les cartons des films d’animation Ne zha 2, Demon Slayer, Jujutsu Kaisen: Execution et Kpop demon hunters ont fait sensation. Ne Zha 2 est le plus gros succès au box office mondial cette année et le seul film à avoir passé le cap des 2 milliards de $ de recettes. Une première pour un film non américain. Si en France la curiosité a été poliment reçue, aux USA, le film a quand même engrangé 23M$. Demon Slayer : la forteresse infinie a dépassé tous les films d’animation japonais en France avec 1,76 million d’entrées depuis Pokemon en 2000. Aux USA, le film a cumulé 135M$ de recettes (18e). Au total c’est le 7e meilleur score de l’année au niveau mondial avec 730M$. Malgré des sorties limitées en salles, Jujutsu Kaisen: Execution a récolté 45M$ dans le monde et démontré l’impact de la culture manga dans tous les marchés occidentaux. Une vogue asiatique qui a atteint son acmé sur Netflix avec le phénomène Kpop demon hunters, qui a cumulé 500 millions de visionnaires, en plus de dominer les charts musicaux, de recevoir deux Golden Globes et de consacrer l’occidentalisation de la Kpop.
JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO
Et finalement, le seul blockbuster hollywoodien de qualité est réalisé par un sud-coréen, avec une star britannique. Mickey 17 de Bong Joon-ho a pour lui une histoire vraiment originale, des effets spéciaux épatants, une intrigue palpitante, et redore le blason de la SF, en réutilisant quelques aspects du Transperceneige. Robert Pattinson y est épatant, à la fois clone et clownesque. 1,16 million de spectateurs en France mais un box office total et mondial qui se limite à 130M$. Dommage, d’autant que, pour une fois, on avait un divertissement aussi politique que trépident. On parie, avec le temps, que le film deviendra culte.
