Cannes Classics revient cette année avec une édition placée sous le signe de la mémoire et de la redécouverte, dédiée à la mémoire de Dean Tavoularis, chef décorateur légendaire des films de Francis Ford Coppola et Arthur Penn. La sélection 2026 rassemble 21 longs métrages restaurés, 3 courts métrages, 6 documentaires et 2 œuvres contemporaines inédites.
Deux œuvres contemporaines
La section accueille pour la première fois deux créations récentes : L’Âge d’Or de Bérenger Thouin (France/Italie, 1h53) et Une Vie Manifeste de Jean-Gabriel Périot (France, 1h26), consacré à Michèle Firk, critique de cinéma et militante révolutionnaire.
Trois courts métrages en séance spéciale
- Du Ling Zhi Ying (Torino Shadow) — Jia Zhang-Ke, avec Zhao Tao (Italie/Chine, 32 min)
- Goodnight Lamby — Dustin Yellin, produit par Darren Aronofsky (États-Unis, 15 min)
- Zamine Bazi (Playground) — Amirhossein Shojaei (Iran/France, 15 min)
Six documentaires (en lice pour l’Œil d’Or)
- The Story of Documentary Film (The 1970s) — Mark Cousins (Royaume-Uni, 1h58)
- Dernsie : La Vie incroyable de Bruce Dern — Mike Mendez (États-Unis, 1h51), en présence de Bruce et Laura Dern
- Maverick : The Epic Adventures of David Lean — Barnaby Thompson (Royaume-Uni/États-Unis, 1h44), en présence de Cate Blanchett
- Vittorio De Sica – La Vie en scène — Francesco Zippel (Italie, 1h40)
- Mon Coluche à moi — Michel Denisot, Camille Bruere, Julie Lazare (France, 1h35)
- Nostalgia for the Future — Brecht Debackere (Belgique, 1h15), sur Chris Marker, narré par Charlotte Rampling
21 copies restaurées
On attendait le Dune de Lynch ou Autant en emporte le vent. Que nenni. En pré-ouverture du Festival le 12 mai, Le Labyrinthe de Pan (2006) de Guillermo del Toro sera présenté en version 4K restaurée en salle Debussy pour son vingtième anniversaire. En présence du réalisateur, scénariste et producteur mexicain Guillermo del Toro, ce qui est quand même défintivement classe.
- Pelechian Project — Artavazd Pelechian (1966–1975, Arménie/Biélorussie/Russie)
- Sierra de Teruel (Espoir) — André Malraux (1938, France)
- Moonlighting (Travail au noir) — Jerzy Skolimowski (1982, Royaume-Uni)
- Metti una sera a cena — Giuseppe Patroni Griffi (1968, Italie), en présence de Dario Argento
- Amma Ariyan (Report to Mother) — John Abraham (1986, Inde)
- Adieu ma Concubine — Chen Kaige (1993, Hong Kong), en présence de Gong Li (Palme d’or)
- L’Homme de fer — Andrzej Wajda (1981, Pologne)
- Eva — Maria Plyta (1953, Grèce)
- Ken Russell’s The Devils — Ken Russell (1971, Royaume-Uni/États-Unis)
- La Casa del Angel — Leopoldo Torre Nilsson (1957, Argentine)
- La Ciociara (Two Women) — Vittorio De Sica (1960, France/Italie)
- La Dérive — Paula Delsol (1964, France)
- La Symphonie pastorale — Jean Delannoy (1946, France)
- L’Innocente — Luchino Visconti (1976, Italie)
- Lu Bing Hua (The Dull-Ice Flower) — Yang Li-Kuo (1989, Taïwan)
- Machine Gun Kelly — Roger Corman (1958, États-Unis)
- Les Mouettes meurent au port — Verhavert, Kuypers, Michiels (1955, Belgique), en présence de Matthias Schoenaerts
- Sanshiro Sugata — Akira Kurosawa (1943, Japon)
- Tilaï — Idrissa Ouedraogo (1990, Burkina Faso/Suisse/France)
- The Stranger (Le Criminel) — Orson Welles (1945, États-Unis)
Les projections auront lieu en salle Buñuel, en salle Agnès Varda et au Cinéma de la plage.
