« La Vénus électrique » ouvrira le 79e Festival de Cannes

« La Vénus électrique » ouvrira le 79e Festival de Cannes

Le 12 mai 2026, le Grand Théâtre Lumière accueillera en avant-première mondiale La Vénus électrique, le onzième long métrage de Pierre Salvadori, pour donner le coup d’envoi de la 79e édition du Festival de Cannes. La cérémonie d’ouverture sera animée par la comédienne Eye Haïdara.

Auteur incontournable depuis ses débuts en 1993 avec Cible émouvante, Pierre Salvadori s’est imposé au fil des années comme un artisan d’une comédie française élégante et mélancolique avec des films comme Les Apprentis, Après vous…, Hors de prix, Dans la cour ou En liberté !. Pour La Vénus électrique, il signe sa première fable d’époque, tout en restant fidèle à ses thèmes de prédilection : le mensonge, les faux-semblants et l’ambiguïté des relations humaines.

Une fable d’époque

L’intrigue se déroule à Paris en 1928. Antoine Balestro, peintre en vogue rongé par la culpabilité depuis la mort de son épouse, tente un soir d’ivresse d’entrer en contact avec elle par l’intermédiaire d’une voyante. Il ignore qu’il parle en réalité à Suzanne, une modeste saltimbanque qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Vite secondée par Armand, le galeriste d’Antoine, Suzanne enchaîne les fausses séances de spiritisme. Antoine retrouve peu à peu l’inspiration, tandis que Suzanne tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule.

L’univers des Années folles — avec son effervescence artistique, son goût des spectacles populaires et sa fascination pour le spiritisme — offre au cinéaste un décor idéal pour explorer, avec son humour poétique habituel, les fragilités de personnages cabossés dans leur quête du bonheur. Grand admirateur de la comédie sophistiquée hollywoodienne, de Ernst Lubitsch à Billy Wilder en passant par Blake Edwards, Salvadori construit un récit où quiproquos, mensonges et vérités s’entremêlent avec une précision d’orfèvre.

Un casting de cœur et de fidélité

Le film réunit un quintette d’acteurs parmi les plus aimés du public français. Pio Marmaï, qui campe Antoine Balestro, signe sa quatrième collaboration avec Pierre Salvadori après Dans la cour (2014), En liberté ! (2018) et La Petite Bande (2022). Anaïs Demoustier, qui incarne Suzanne, donne la réplique à Gilles Lellouche dans le rôle du galeriste Armand. Vimala Pons, récente césarisée pour son second-rôle dans L’attachement, et Gustave Kervern — déjà présent dans Dans la cour — complètent la distribution.

La Vénus électrique est produit par Philippe Martin et David Thion pour Les Films Pelléas, partenaire de tous les longs métrages de Salvadori depuis Cible émouvante en 1993. Le scénario est signé Benjamin Charbit, Benoît Graffin et Pierre Salvadori, d’après une idée originale de Rebecca Zlotowski et Robin Campillo, deux habitués du Festival.

Une sortie nationale le jour même de l’ouverture

La Vénus électrique sortira simultanément dans toutes les salles françaises le 12 mai 2026, le soir même de sa présentation cannoise. « Cannes célèbre tout ce que j’aime au cinéma, déclare Pierre Salvadori : la mise en scène, l’audace, la liberté et les auteurs. À sa façon, mon film porte toute la croyance et tout l’amour que j’ai pour mon métier. Je suis tellement fier et heureux qu’il ouvre le bal ! »