L’agenda cinéma de 2026

L’agenda cinéma de 2026

16 janvier : Affleck et Damon réunis sur Netflix

Des retrouvailles très attendues pour le duo Matt Damon – Ben Affleck sous l’œil de Joe Carnahan. Dans The Rip, les deux acteurs incarnent des flics de Miami dont la découverte de 20 millions de dollars déclenche une spirale paranoïaque et remet leur confiance mutuelle en jeu. Notons qu’on fera affaire à Affleck dans Animals (autre thriller Netflix prévu dans l’année). Ben Affleck réalise ce film. Il avait d’abord proposé à Matt Damon d’être la tête d’affiche, mais celui-ci a dû se retirer (planning pris par le Nolan). Affleck a finalement décidé de jouer le premier rôle tout en gardant son ami comme producteur.

21 Janvier : Netflix avalera-t-il Warner Bros ?

Les actionnaires de Warner Bros. Discovery ont jusqu’au 21 janvier 2026 pour décider s’ils apportent leurs actions à l’offre hostile de Paramount, ce qui peut faire basculer (ou compliquer) le projet de rachat par Netflix.

22 janvier – 1er février : Dernier Sundance à Sundance

Le prochain Sundance se tiendra du 22 janvier au 1er février 2026 et marquera la dernière édition à Park City (Utah) avant le déménagement à Boulder en 2027, ainsi que la première sans son fondateur Robert Redford (auquel un hommage est prévu).
Côté tapis rouge, la sélection annonce notamment des films avec Natalie Portman, Jenna Ortega, Charli XCX, Seth Rogen, Penélope Cruz, Edward Norton, Ethan Hawke (entre autres), attendus autour des premières.

28 janvier : Grazia contre Gourou

Deux hommes. Deux destins. Gourou, de Yann Gozlan, propose Pierre Niney en coach de développement personnel aussi adulé qu’inquiétant, entraîné dans une fuite en avant vers la folie et la gloire. La Grazia, de Paolo Sorrentino, met en scène un grandiose Toni Servillo (prix d’interprétation à Venise), incarnant président italien en fin de mandat confronté à des dilemmes moraux autour d’une grâce présidentielle et d’une loi sur l’euthanasie.

21 janvier / 11 février : L’Angleterre romantique

Dans Hamnet, Chloé Zhao adapte le roman de Maggie O’Farrell et suit Agnès (Jessie Buckley) et Shakespeare (Paul Mescal) ravagés par la mort de leur fils. Hurlevent d’Emerald Fennell remet en scène la passion toxique de Catherine Earnshaw (Margot Robbie) et Heathcliff (Jacob Elordi), héros du roman de Jane Austen. Deux relectures romantiques et so british où l’héroïne porte le cœur de la tragédie.

18 février : Timothée Suprême

Pour Marty Supreme, Timothée Chalamet a transformé la promo en coup de com’ façon performance (faux leak de réunion marketing, happenings viraux, dirigeable orange “balle de ping-pong” et même un stunt sur la Sphere de Las Vegas), faisant du press tour un spectacle autant que le film. Josh Safdie (sans son frère) promet un biopic singulier. Le buzz est total.

11 mars : Chics Planètes

Momoko Seto signe avec Planètes une odyssée SF sans dialogue portée par quatre akènes de pissenlit. Prix Paul Grimault à Annecy 2025 , le film est porté par une esthétique “sensorielle et cosmique” mêlant formes d’animation classiques et modernes. Un enchantement printannier.

15 mars : And the Oscar goes to…

Les 98e Oscars clôtureront l’année 2025 tardivement. En attendant sa diffusion sur Youtube dans deux ans, la cérémonie va départager les favoris comme Une bataille après l’autre, Sinners, Hamnet, Marty Supreme, Frankenstein, Wicked : For Good, Valeur sentimentale, L’agent secret et Un simple accident.

20 mars : Almodovar fête Noël au printemps

Sortie en Espagne programmée pour le début du printemps. Quid en France? Le film sera-t-il l’événement de Berlin ou l’un des films de Cannes (qui a déjà sélectionné les films d’Almodovar même quand ils étaient vus en salles dans son pays)? Amarga Navidad (Bitter Christmas), suit Elsa, directrice de publicité qui, après la mort de sa mère, fuit son deuil jusqu’à la crise et part à Lanzarote tandis qu’un récit parallèle brouille la frontière entre vie et fiction. Avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Victoria Luengo, Patrick Criado, Aitana Sánchez-Gijón, Milena Smit et Quim Gutiérrez

1er avril : Muses sexuelles

Pillion d’Harry Lighton est déjà le coup de cœur du printemps. Une romance queer britannique où un homme timide se laisse happer par un biker charismatique dans une relation BDSM aussi drôle que dérangeante. Subversif? On attend aussi I Want Your Sex (sans date de sortie pour l’instant), qui marque le retour de Gregg Araki avec un thriller érotique, présenté à Sundance 2026. Un jeune homme devient la muse sexuelle d’une artiste provocatrice, et leur point commun est de faire du désir et des rapports de pouvoir le moteur du récit, en mode frontal et transgressif.

8 avril : le film qui aurait du être au palmarès de Cannes

Le grand absent du palmarès cannois de l’an dernier. Romería de Carla Simón est une formidable cartographie intime où Marina (18 ans) entreprend un pèlerinage vers la famille de son père, un récit hanté par les absents qui mêle traces quasi documentaires (caméscope, lettres) et basculement onirique pour faire sentir, avec une grande douceur, la mémoire, les racines et le poids des silences.

29 avril : Tous gagas de Miranda

Près de vingt ans après le film culte, Le Diable s’habille en Prada 2 cristallise l’attente comme un vrai “retour de génération”, entre nostalgie pop et curiosité de voir Miranda Priestly affronter un paysage média en pleine mutation, avec un teasing déjà lancé par le studio. Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci reviennent alors que la presse magazine décline que les rapports de force ont changé.

6 mai : Vicky Krieps chez Naomi Kawase

L’Illusion de Yakushima signe le retour de Naomi Kawase. Il suit Corry (Vicky Krieps), coordinatrice française de greffes cardiaques pédiatriques au Japon, qui lutte contre le tabou du don d’organes tout en cherchant son compagnon “évaporé” (un johatsu), dans un drame insulaire entre urgence médicale et disparition. Le film était en sélection à Locarno en 2025.

12-23 mai : 79e Festival de Cannes

Et la Palme d’or est… On ne le saura qu’à la veille du début de Roland Garros. En tout cas, ils sont nombreux à se positionner.

Parmie eux des palmés : Sheep in the Box (Le mouton dans la boîte) d’Hirokazu Kore-eda (Haruka Ayase, Daigo) ; Histoires parallèles d’Asghar Farhadi (Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Catherine Deneuve) ; The Entertainment System Is Down de Ruben Östlund (Keanu Reeves, Kirsten Dunst, Daniel Brühl) ; Succederà questa notte (It Will Happen Tonight) de Nanni Moretti (Louis Garrel, Jasmine Trinca, Angela Finocchiaro).

Mais aussi quelques habitués : Minotaure d’Andreï Zviaguintsev ; Gentle Monster de Marie Kreutzer (Léa Seydoux, Catherine Deneuve, Jella Haase) ; All of a Sudden de Ryusuke Hamaguchi (Virginie Efira, Tao Okamoto) ; L’objet du délit d’Agnès Jaoui (Daniel Auteuil, Eye Haïdara) ; L’Inconnue d’Arthur Harari (Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville) ; Milo de Nicole Garcia (Marion Cotillard) ; Fjord de Cristian Mungiu (Sebastian Stan, Renate Reinsve, Giulia Nahmany) ; Paper Tiger de James Gray (Adam Driver, Scarlett Johansson, Miles Teller) ; Her Private Hell de Nicolas Winding Refn (Sophie Thatcher, Charles Melton, Kristine Frøseth) ; Coward de Lukas Dhont (Emmanuel Macchia, Valentin Campagne, Jonas Wertz) ; El ser querido de Rodrigo Sorogoyen (Javier Bardem, Victoria Luengo, Marina Foïs) ; Santo Subito ! de Bertrand Bonello (Mark Ruffalo) ; Mimesis de Kaouther Ben Hania (Lyne Ben Brika, Selim Chebbi, Riadh Aloui Nahdi) ; At the Sea de Kornél Mundruczó (Amy Adams, Murray Bartlett, Brett Goldstein) ; Full Phil de Quentin Dupieux (Woody Harrelson, Kristen Stewart, Charlotte Le Bon) ; Les Roches rouges de Bruno Dumont (Kaylon Lancel, Kelsie Verdeilles) ; Après de Kirill Serebrennikov (Ludivine Sagnier, Louis Garrel, Vincent Macaigne) ; Mariage au goût orange de Christophe Honoré (Vincent Lacoste, Paul Kircher, Adèle Exarchopoulos, Nadia Tereskiewicz) ; .

Ou encore Alpha Gang de David & Nathan Zellner (Cate Blanchett, Dave Bautista, Léa Seydoux) ; Histoires de la nuit de Léa Mysius (Hafsia Herzi, Bastien Bouillon, Monica Bellucci) ; The Man I Love d’Ira Sachs (Rami Malek, Rebecca Hall, Ebon Moss-Bachrach) ; Peau d’homme de Léa Domenach (Claire Pommet, Catherine Deneuve, Karin Viard, Eddy de Pretto) ; Flowervale Street de David Roger Mitchell (Ewan McGregor, Anne Hathaway) ; Sans cesse mon chéri d’Anaïs Volpé (Camille Lou, Dali Benssalah, Irène Jacob).

1er juin : Happy Bithday to you… Mrs Monroe

Le 1er juin 2026 marquera le centenaire de la naissance de Marilyn Monroe (née Norma Jeane Mortenson), un anniversaire déjà accompagné d’hommages annoncés, dont une publication officielle Marilyn Monroe 100 et un ouvrage par Catherine Deneuve. De quoi (re)découvir cette icône du cinéma mondial et une filmographie bien plus riche qu’on ne le croit encore.

6 juin : Le nouveau Spielberg se dévoile

Et si il était l’invité spécial de Cannes? Une Palme d’or d’honneur en prime? En attendant, le marketing a été lancé et on en sait un peu plus sur le nouveau film de Steven Spielberg, son premier depuis quatre ans (jusqu’ici on attendait au maximum trois ans). Disclosure Day est un thriller de science-fiction sur l’humanité confrontée à la preuve d’une vie extraterrestre, écrit par David Koepp et porté par Emily Blunt, entourée de Josh O’Connor, Colin Firth, Colman Domingo, et Eve Hewson.

10 juin / 28 octobre / 11 novembre : Place aux grands hommes

Avalanche de biopics français. D’abord le Général. La Bataille de Gaulle — diptyque biographique réalisé par Antonin Baudry, avec Simon Abkarian (Charles de Gaulle), Benoît Magimel et Niels Schneider. Sorties françaises le 10 juin 2026 (L’Âge de fer) puis le 3 juillet 2026 (J’écris ton nom). Ensuite le Résistant. Moulin sur Jean Moulin, réalisé par László Nemes, avec Gilles Lellouche (Jean Moulin), Lars Eidinger (Klaus Barbie) et Félix Lefebvre. Sortie française le 28 octobre 2026. Enfin le récent panthéonisé. Badinter, réalisé par Pierre Godeau, avec Jérémie Renier (Robert Badinter), Georgia Scalliet (Élisabeth Badinter) et Raphaël Thiéry. Sortie française le 11 novembre 2026.

17 juin / 1er juillet : Toy Story 5 vs Les Minions 3

Deux écoles s’affrontent pour capter les familles durant l’été. Deux franchises. Deux studios. Deux séries de personnages cultissimes (et un bon merchandising derrière pour la rentrée). Toy Story 5 va gonfler le box office global de la marque (déjà 3,3 milliards de dollars). Cette fois-ci, Bonnie reçoit une tablette-jouet connectée (“Lilypad”) qui menace de ringardiser Woody, Buzz et Jessie. Evidemment les jouets “historiques” contre-attaquent.

Les Minions 3 va doper le score de l’univers Moi, moche et méchant / Minions, déjà forte d’environ 5,6 milliards de dollars de box-office mondial. Et on ne sait rien de l’intrigue autour des créatures jaunes et crétines.

19 juin : C’est un mec, il est mort.

Le 19 juin 2026 marquera les 40 ans de la mort de Coluche, une date-anniversaire qui devrait relancer hommages et programmations autour de l’humoriste et fondateur des Restos du Cœur. Figure majeure du box-office avec L’Aile ou la Cuisse (1976) face à Louis de Funès puis Inspecteur la Bavure (1980), il a fait consensus en acteur dramatique grâce à Tchao Pantin (1983),qui lui a valu le César du meilleur acteur.

Sans date : Mandico et Gonzalez sont de retour

Deux enfants terribles du cinéma français, avec leurs univers queers et punks. Deux films qui pourraient être à Cannes, mais aussi Loacrno ou Venise.

Roma Elastica de Bertrand Mandico nous plongera dans la Rome des années 1980, avec une actrice débarque pour tourner ce qui ressemble à son “dernier film”. Un voyage halluciné et cinéphile dans l’imaginaire du cinéma italien, avec Marion Cotillard, Noémie Merlant et Isabella Ferrari.

J’oublierai ton nom de Yann Gonzalez suit une institutrice d’un village de montagne qui enchaîne les aventures nocturnes avant de croiser un jeune fugitif qui fait basculer son désir vers le fantastique. Avec Vanessa Paradis, Filippo Scotti et Mélissa Boros.

15 juillet : Ulysse sur son 31

Le film est parmi les plus attendus de l’année. La première bande annonce a déjà fait hurler les puristes héllénistes (costumes, accessoires, etc). Mais une chose est certaine la fresque s’annonce sombre et dramatique. On est loin de Troy.

L’Odyssée de Christopher Nolan est adapté du livre mythique d’Homère sur le retour d’Ulysse vers son île d’Ithaque après la guerre Troie. Matt Damon (Ulysse), Anne Hathaway (Pénélope) et Tom Holland (Télémaque) sont entourés notamment de Zendaya, Robert Pattinson, Lupita Nyong’o, Charlize Theron, Jon Bernthal et Benny Safdie. Tournée entièrement en IMAX en décors naturels (Italie, Grèce, Maroc, Écosse, Islande), le film promet Dieux et Déesses, cyclope et sirènes…

2 août : Un code pour décoder l’AI ?

En Europe, l’AI Act : les règles IA arrivent petit à petit, mais à partir du 2 août 2026, un gros morceau s’applique : quand une image/vidéo/voix est créée ou fortement modifiée par IA (ex. deepfake), il faudra plus de transparence — en clair, signaler/étiqueter que c’est de l’IA, avec en plus un “mode d’emploi” de bonnes pratiques en cours de préparation par la Commission.

En Californie, le California AI Transparency Act, modifiée par AB 853 : même logique, mais côté “preuve” : la loi a été repoussée à août 2026 et vise à rendre les contenus IA traçables et repérables (image/vidéo/audio), pour qu’on puisse détecter ou retrouver l’origine d’un contenu généré ou retouché par IA.

De quoi déplaire à Donald Trump et ses seigneurs de la Tech.

Sans date : Un polar animé signé Brad Bird

Le prochain film de Brad Bird, Ray Gunn, est un long-métrage d’animation néo-noir SF prévu sur Netflix. Raymond Gunn, dernier détective privé humain, enquête dans un futur peuplé d’humains/aliens (et robots) — avec les voix de Sam Rockwell et Scarlett Johansson (entre autres), une musique de Michael Giacchino. Cette production Skydance Animation ets un projet ressuscité après des décennies de développement. Budget annoncé autour de 150 M$. Gloups.

26 août – 5 septembre : 83e Festival de Venise

Outre les grands noms pas prêts à temps pour Cannes, les films refusés par Cannes, et les productions Netflix impossibles à projeter à Cannes (en compétition tout du moins), Venise va profiter des plans marketing des studios américains pour le lancement de la saison des prix (et des Oscars). La Mostra a du plain sur la planche : les films projetés à Cannes sont bien plus favorisés par les critiques et les guildes ces dernières années.

Sans date : Brad Pitt retrouve David Fincher

The Adventures of Cliff Booth est le nouveau David Fincher, sur un scénario de Quentin Tarantino, avec Brad Pitt en Cliff Booth. Vous l’avez compris : 1) Fincher continue de ne travailler que pour Netflix. 2) Quentin Tarantino procrastine. 3) C’est la quatrième collaboration entre Fincher et Brad Pitt (Se7en (1995), Fight Club (1999) et L’Étrange histoire de Benjamin Button (2008)). Dans une intrigue située après Once Upon a Time… in Hollywood, le cascadeur est désormais fixer” des studios hollywoodiens. Elizabeth Debicki, Yahya Abdul-Mateen II et Scott Caan sont annoncés au générique de cette megaprod de 200 M$.

30 septembre : Inarritu s’offre Tom Cruise

Une comédie d’une ampleur catastrophique. Et surtout le retour de Tom Cruise dans le cinéma d’auteur. Le prochain film d’Alejandro G. Iñárritu, Digger, est une comédie noire où l’homme le plus puissant du monde se lance dans une fuite en avant pour empêcher le désastre qu’il a lui-même déclenché, avec Tom Cruise en tête d’un casting choral composé de Sandra Hüller, Jesse Plemons, Riz Ahmed et John Goodman.

7 octobre : Facebook et Zuckerberg, saison 2

The Social Reckoning, “suite” de The Social Network réalisé par David Fincher et écrit par Aaron Sorkin (2010), est cette fois filmé par Sorkin. Après la création de Facebook, voici l’affaire Facebook Files, révélée par Frances Haugen (lanceuse d’alerte et journaliste du Wall Street Journal). Jeremy Strong remplace Jesse Eisenberg en Zuckerberg, Mikey Madison (Anora) incarne Haugen et Jeremy Allen White sera Jeff Horwitz.

10 – 18 octobre : Quel prix Lumière 2026?

Le grand rendez-vous lyonnais dévoilera le nom du prix Lumière 2026 au début de l’été. En attendant, on peut évincer les cinéastes et interprètes américains de la liste (ils dominent le palmarès depuis la création du festival). Nanni Moretti, David Cronenberg, Park Chan-wook, Paul Verhoeven, John Woo, Aki Kaurismäki, Hirokazu Kore-eda, Alfonso Cuaron, Alejandro G. Inarritu, Guillermo del Toro, Hayao Miyazaki (là on rêve) sont autant de prétendants côté cinéastes. Mais parions sur une femme à plusieurs casquettes : Juliette Binoche, Isabelle Adjani, Marion Cotillard, Agnès Jaoui côté français, Tilda Swinton, Penelope Cruz, Emma Thompson, Cate Blanchett, côté international.

Même si, selon nous, le plus beau des prix Lumière serait Sophia Loren, dernière légende du cinéma italien.

14 octobre : Les années 80 par Nakache et Toledano

Juste une illusion nous fait revenir en 1985. Vincent, bientôt 13 ans, vit dans une banlieue parisienne. Sa famille se fissure au moment où il bascule de l’enfance à l’adolescence… Le film suit ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, ses questions sur la religion, le désir et l’amour. Simon Torreton, Camille Cottin et Louis Garrel, ainsi que Pierre Lottin sont au générique du nouveau film du « golden duet » français (32 millions d’entrées en huit films).

15 novembre : Gabin, 50 ans déjà…

Le 15 novembre 2026 marquera les 50 ans de la mort de Jean Gabin, monument du cinéma français dont les films les plus marquants restent notamment La Grande Illusion, Le Quai des brumes, La Bête humaine, Le Jour se lève, Touchez pas au grisbi, Un singe en hiver et Mélodie en sous-sol. Avec sa voix rocailleuse, son regard fatigué et cette manière unique de jouer les hommes ordinaires au bord de la rupture — du truand au prolo, du patriarche au flic — Gabin a imposé une présence qui suffit à “faire époque”, au point d’être devenu une mesure étalon du 7e art.

2 décembre : La nouvelle lubie d’Astérix

Ces derniers temps, Astérix a été en Chine (pour le pire, avec le film de Guillaume Canet, L’empire du milieu), au Portugal (pour le meilleur, avec l’album de Fabcaro et Didier Conrad, Astérix en Lusitanie). Le voilà prêt à débarquer au Wakanda… pardon… au Royaume de Nubie dans un long métrage d’animation, le premier depuis sept ans. Ce sera le onzième film animé de la série (amorcée en 1967). Les deux derniers ont attiré un total de 7 millions de spectateurs en France dans les salles. Autant dire que c’est un gros pari. Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, le duo du Prénom et du Comte de Monte-Cristo, assurent le scénario.

16 décembre : Un combat de titans

On s’interroge. Est-ce bien sérieux de sortir ces deux films la même semaine? Si les dates bougent encore d’ici là, l’affiche “Dune 3 vs Avengers 5” a déjà un parfum de Barbenheimer version blockbuster sérieux : les deux films sont actuellement calés au même jour.

Sur le papier, c’est un duel de deux idées du spectacle. Dune 3 joue la carte “événement auteur”, avec Denis Villeneuve en maître du jeu : une fresque sci-fi dense, pensée pour l’IMAX, qui mise sur l’immersion et la gravité. Et un casting chic : Timothée Chalamet, Zendaya, Florence Pugh, Anya Taylor-Joy, Jason Momoa, Josh Brolin, Rebecca Ferguson, Robert Pattinson, ainsi que Nakoa-Wolf Momoa et Ida Brooke.

En face, Avengers: Doomsday vend le grand rassemblement pop, le casting XXL et le retour du “mythe MCU”, avec une machine marketing qui sait transformer une sortie en rendez-vous mondial. Avec un casting choc qui mixe les anciens de diverses franchises et le retour des gloires de la première tétralogie : Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Mackie, Paul Rudd, Letitia Wright, Simu Liu, Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Ebon Moss-Bachrach, Joseph Quinn, Sebastian Stan, Florence Pugh, David Harbour, Wyatt Russell, Patrick Stewart, Ian McKellen, James Marsden, Kelsey Grammer, Rebecca Romijn et Channing Tatum.

Le vrai champ de bataille sera moins “qui est meilleur ?” (on pressent déjà la réponse) mais plutôt qui rafle les écrans premium (IMAX/PLF) et le buzz de l’automne. Soit l’un craque et décale… soit on obtient un double-programme historique. De quoi faire revenir les spectateurs dans les salles?

Décembre : Copie à rendre

Le CNC rouvre le décret SMAD (les règles qui obligent Netflix, Disney+, etc. à financer la création en France) avec une idée simple : sanctuariser l’animation via une sous-obligation dédiée — on parle d’environ 20% de l’obligation totale — parce que le secteur est sous tension et que son financement devient plus fragile. En clair : éviter que l’animation passe après le reste quand les plateformes arbitrent leurs investissements.

En toile de fond, il y a le gros chantier européen : la directive SMA (AVMSD), adoptée en 2018, qui a fait entrer les plateformes dans le financement des œuvres européennes et impose aussi des règles de mise en avant. La Commission européenne doit l’évaluer fin 2026, avec l’idée déjà affichée de réviser le texte. Et à Bruxelles, les lobbies américains pousseront pour desserrer les contraintes : il va falloir défendre un modèle qui a fait ses preuves — investissements massifs en France depuis 2020, emplois, rayonnement culturel — sans “casser” la compétitivité des plateformes.